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Présidentielle : L'inspecteur Abdoulaye Diatta "déchire" le programme scolaire de Diomaye

Mercredi 13 Mars 2024

Présidentielle : L'inspecteur Abdoulaye Diatta "déchire" le programme scolaire de Diomaye
Dans son programme scolaire, le candidat de la coalition Diomaye-Président a posé des pistes de solutions pour une Education de qualité. Un programme qualifié de "fausse solution" que le maire de Keur-Madiabel Abdoulaye Diatta par l'ancien Directeur du programme des volontaire de l'éducation a relevé plusieurs incohérences dans le programme du poulain de Ousmane Sonko.

« POUR UNE ÉDUCATION DE MASSE, DE QUALITÉ, ACCESSIBLE, PERFORMANTE ET EN PARFAITE ADÉQUATION AVEC LE MONDE DU TRAVAIL »

LA FAUSSE SOLUTION DU NOVICE 

Le candidat Bassirou Diomaye FAYE a présenté son programme pour le secteur de l’Education avec de nombreuses failles, des incohérences et il a régulièrement plagié les stratégies en cours élaborées dans le cadre du PSE.

D’entrée de jeu, le candidat s’est focalisé sur l’introduction de l’anglais et des TIC en occultant la question centrale du citoyen à former pour les prochaines décennies qui exige une réflexion sur l’architecture des programmes, les contenus pédagogiques, les infrastructures, le statut de l’enseignant ainsi que les méthodes d’enseignement. Vous conviendrez avec moi que le Senegal de demain sera ce qu’est l’éducation d’aujourd’hui.

Diomaye veut résorber le déficit actuel d’enseignants dans l’éducation et fait fi de celui du corps d’encadrement. Il reste muet sur les besoins qui vont s’ajouter d’ici 2029 ( sa date butoir), au regard du taux de croissance démographique qui est de 2.7%. Motus sur les mobiliers, les manuels, les équipements, etc. Il évoque avec désinvolture la problématique des abris provisoires, des classes spéciales et de l’éducation inclusive et soumet des solutions non opérationnelles.

" Bassirou Diomaye Faye propose inévitablement une fausse solution à un vrai problème..."

Bassirou aborde la problématique des Daaras, avec une stratégie qui laisse apparaître sa méconnaissance de la complexité de l’éducation religieuse et il foule au pied le sacro-saint principe de la laïcité. En raison du mauvais diagnostic, il propose inévitablement une fausse solution à un vrai problème.

Abordant la stratégie de formation, le candidat tente de réinventer la roue en feignant de méconnaître la formation duale mise en œuvre par le PF2E créé depuis 2018 au ministère de la formation professionnelle. Il reprend mal ce qui est en cours au niveau du ministère pour l’élaboration du Curriculum, de la Valorisation des acquis de l’expérience (VAE) pour une meilleure articulation dynamique entre la demande et l’offre des pourvoyeurs d’emploi.

Pour le supérieur Bassirou reproduit textuellement le schéma des ISEP et des universités régionales dont les résultats sont visibles partout au Sénégal depuis 2014.

"Le militant de l’antisystème vient de nous servir une vision très courte, peu réfléchie..."

Il ambitionne ramener le ratio à 1 enseignant pour 30 étudiants. Cette perspective nécessite le recrutement de plus de 6.500 nouveaux enseignants au niveau des universités qui viendront s’ajouter 9000 identifiés dans le cycle fondamental et au lycée. Ainsi pour satisfaire ce besoin en personnel, il faudra ajouter à la masse salariale actuelle environ 260 milliards FCFA par an.

Et pour le financement de l’éducation de nos enfants, en lieu et place des ressources stables, endogènes de l’Etat, Diomaye décide d’imposer aux entreprises à verser de l’argent aux écoles par le biais de la RSE, qui à leur tour si elles cèdent, vont demander à mettre leur grain de sel sur les politiques éducatives.

Mais diantre! pourquoi contraindre quand on peut convaincre et faire adhérer ? Le militant de l’antisystème vient de nous servir une vision très courte, peu réfléchie qui ne place pas les choix à la hauteur des aspirations et ambitions du Sénégal.  

Je vais dans quelques heures sur la question de l’emploi qui est une des finalités de l’éducation et de la formation du peuple.

Abdoulaye DIATTA
Coordonnateur de la Plateforme des Educateurs de la République Liggeyel Eleg (PER-LE)


1.Posté par Momar le 14/03/2024 01:38
Au début de ma lecture, je ne pensais lire la contribution d’un technicien impartial et expérimenté, mais grande à été ma déception de savoir que vous étiez aussi coloré. Actuellement jeune retraité (1 an), j’ai occupé pendant 5 ans un poste de directeur régional puis pendant 14 ans celui de directeur des achats et de la logistique d’une des plus grandes sociétés du Sénégal. Je vous donne juste deux exemples : pour les véhicules les budgets validés étaient de 30 millions pour le DG, 20 millions pour le DGA et les directeurs centraux, 18 millions pour les directeurs régionaux, ainsi de suite. Au même moment, ce sont des V8 à 97 millions, des Prados à 55 millions, pour nos homologues de l’administration, des sociétés nationales et de certains Ets publics. Vous ne trouverez ces bolides ni dans les sociétés privées, ni dans les banques, nulle part autre que dans l’administration et ses démembrements. Extrêmement coûteux à l’achat, à l’entretien, au carburant (en essence svp!). En sociétés les voitures, sont achetées avec les chiffres d’affaires, mais de l’autre côté, c’est avec l’argent du contribuable. Pouf le mobilier (bureaux, armoires, tables de réunion et de travail), je commandais tout ici au Sénégal, aidant ainsi un petit menuisier à devenir une entreprise et tirer d’autres artisans vers le haut. Du côté de l’administration, ce sont des meubles importés, de grands salons, des moquettes onéreuses, de grosses bibliothèques, des fauteuils gigantesques, des tableaux et portraits. Je gérais tous les locaux de la société, des bâtiments simples, sécurisés, aérés et sobres. De l’autre côté, ce sont des immeubles hyper luxueux, de grosses bâtisses dignes d’un émirat fortuné, que je ne trouvais dans aucune des grandes sociétés que j’ai visitées lors de mes nombreuses missions au Sénégal et à l’étranger. Monsieur vous ne devez pas vous jeter des fleurs, car notre système éducatif a fait mieux que vous de par le passé, produisant de hauts cadres, le PR, le PM, les sortant de l’ENAM, les universitaires, ingénieurs, et jusqu’à vous-même certainement, sans compter des dirigeants et cadres supérieurs de pays étrangers. Vous ne devez pas douter des programmes des autres car tout projet digne de ce nom est appelé à être dynamique et souple, prospectif. Vous ne devez pas douter car le Sénégal dispose de moyens financiers énormes, il suffit de les rationaliser en évitant les formes de gabegies que je viens d’énumérer, parmi tant d’autres, de lutter contre l’impunité et la bourgeoisie administrative. Le seul programme qui vaille dans notre pays, c’est la sobriété et la vertu, telles que prônées par le PR lorsqu’il était candidat en 2011. La seule prière que doivent faire les anciens aux mains propres, c’est contre le déviationnisme, la laudation, le larbinisme, la corruption, le griottisme. Autrement nous avons toutes les compétences pour prendre n’importe quel virage.

Je ne veux pas être long, mais je suis prêt à davantage développer, sur vos traces si vous désirez ´. Laissez les jeunes en paix, bon sang !

2.Posté par Moussa Komè le 14/03/2024 23:31
les nullards ne peuvent pas diriger le pays

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