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Les graves accusations du président Kaboré: « Blaise Compaoré est en collusion avec les forces djihadistes...»

Mardi 7 Novembre 2017

Lors de l’entretien, avec le lemonde, le président Roch Marc Christian Kaboré a également abordé la question du terrorisme dans la région, expliquant que « le Burkina Faso a longtemps été considéré comme une oasis de paix, le seul pays dans la sous-région à ne pas avoir été touché par les attaques terroristes », avant de pointer du doigt son prédécesseur, Blaise Compaoré, l’accusant de « collusion avec les forces djihadistes au Mali ».


C’est une accusation grave qu’a lancée le président burkinabé Roch Marc Christian Kaboré, dans l’émission « Internationales », dimanche 5 novembre sur TV5 Monde, à l’occasion d’un entretien conjoint avec Le Monde et RFI. « Le Burkina Faso a longtemps été considéré comme une oasis de paix, le seul pays dans la sous-région à ne pas avoir été touché par les attaques terroristes », a-t-il expliqué, avant de pointer du doigt son prédécesseur :
« L’ex-président Blaise Compaoré [aujourd’hui en exil en Côte d’Ivoire et recherché par la justice burkinabée] a joué un rôle de médiation au Mali, [ce] qui fait que, de façon constante, nous avons eu ses collusions avec les forces djihadistes au Mali. »
« Je pèse mes mots », a ajouté M. Kaboré pour marquer le coup. Le président Kaboré, premier dirigeant démocratiquement élu du Burkina Faso depuis 1960, est régulièrement accusé d’insuffisances dans le domaine de la sécurité. Moins d’un mois après son entrée en fonction, un commando djihadiste visait un hôtel, un restaurant et un bar du centre de Ouagadougou, le 15 janvier 2016, tuant 30 personnes (dont 20 étrangers) à l’arme automatique. Cet attentat, revendiqué par Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), avait été suivi d’un deuxième, non revendiqué, le 13 août 2017, dans un restaurant de la capitale burkinabée, et dans lequel 18 personnes sont mortes.

« Nous sommes devenus un obstacle »
Roch Marc Christian Kaboré a dû affronter les critiques à la suite de ces attaques, les premières dans le pays, sur le manque de professionnalisme de la nouvelle équipe au pouvoir en matière de sécurité. Reproches qu’il balaie aujourd’hui : « On ne pouvait pas laisser le Burkina Faso devenir une plaque tournante où passent des armes, de la drogue et des trafics en tous genres. Nous sommes devenus un obstacle pour ces groupes-là et il est donc tout à fait normal que le Burkina Faso soit visé. »

Pour lui, c’est le durcissement de la politique du Burkina Faso qui est à l’origine des attaques djihadistes. « Ce n’est pas une question de capacité de nos services de sécurité et de renseignement. La collusion permettait de masquer toutes ces insuffisances », ajoute le président Kaboré, qui insiste sur le nécessaire renouvellement des cadres au sein des services de sécurité et de renseignement : « Le pays a besoin de renouvellement. Il est tout à fait normal que nous rebâtissions une Agence nationale du renseignement avec l’aide de nos partenaires extérieurs. »


 

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