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Les adieux de Macky Sall: Par les urnes ou par les armes

Mardi 15 Octobre 2019

Macky Sall ne veut pas lâcher le morceau, même s’il prépare sa sortie ; il a le choix des armes : les urnes ou la rue.


Les adieux de Macky Sall: Par les urnes ou par les armes
Deux hauts serviteurs de l'État et de l'Afrique en fin de mandat veulent faire le bonheur des Sénégalais sans les Sénégalais et chacun à sa manière : la transition Medvedev, objet non explicite des négociations entre les présidents Wade et Sall. Parodie de la dévolution monarchique sous le régime de Me Abdoulaye Wade, la tentation totalitaire autour d’un troisième mandat réel ou sous les traits d’un président fantoche pourrait engendrer un nouveau 23 juin 2013, soit la rue qui revendique ses droits ; à l’inverse, le jeu démocratique avec tous les candidats qui le souhaitent, même Ousmane Sonko que l’oncherche aujourd’hui à liquider, pourrait être le gage d’une volontaire sincère d’apaisement de l’espace politique qui peine à se remettre de la léthargie du dialogue politique.

 

Macky Sall est en effet toujours préoccupé part son devenir et celui de ses proches après 2024 et cherche à assurer ses arrières, Khalifa Sall ou tout autre successeur pouvant être tenté par la justice des vainqueurs observé depuis 2000 : Aziz Tall, Ibrahima Gaye principalement d’un côté, Karim Wade et le maire de Dakar déchu de l’autre.

 

En outre, l’empressement de Me Wade ne va pas au-delà d’une liberté de mouvement de Karim Wade, les Sénégalais n’étant apparemment pas encore préparés à franchir la Rubicon avec lui : la théorie développée en 2009 autour de son épouse ou plus récemment avec son emprisonnement ne semble pas avoir la faveur des électeurs qui ne l’ont pas plébiscité lors des locales de 2009 et qui ne sont pas battus non plus pour en faire leur élu de 2019, bien au contraire : la dislocation du Parti démocratique sénégalais et l’éparpillement de son électorat historique (20 pour cent) n’ont pas bénéficié aux dissidents pris individuellement ; une concentration autour d’un candidat apparenté Pds aurait pu permettre de maintenir l’historique bassin acquis depuis 1978 et qui n’a pas varié jusqu’à l’arrivée au pouvoir de Me Wade en 2000. Idrissa Seck aurait pu donner cette illusion en février dernier avec sa deuxième place derrière Macky Sall, devant un Me Madické Niang plus candidat de diversion puni qu’amuseur public.

 

De son côté, Macky Sall multiplie les fronts, cherchant à normaliser ses relations tout en ouvrant d’autres fronts plus sensibles sur l’élimination d’adversaires avec les moyens de l’Etat, la morosité ambiante dans les secteurs de l’Éducation, de la Santé,..Les institutions de Bretton Woods ont compris qui l'appellent à se collecter au vital : ses économies de bouts de chandelle s'attaquant à la munificence de l'État (véhicules et frais de téléphone) ne doivent appauvrir les consortiums étrangers producteurs de ces biens et services plus que ne le fait Macky Sall lui-même dont la lutte contre la pauvreté à produit plus d'indigents : 54% contre 47% au début des bourses familiales et autres.

 

Tel Quel
Venu le couteau entre les dents, Macky Sall a entamé une bataille qui n'était pas la sienne autour du mariage pour tous, la moralisation du secteur public avec la politique de reddition des comptes (Hissène Habré, Karim Wade, Khalifa Sall ...), un universalisme rose bonbon des bâtisseurs de cathédrales digne des travaux d’Hercules. Sa victoire du 24 février 2019 et la crise socio-politique subséquente ont prouvé la capacité d'indignation des populations sénégalaises : il a fallu trouver des chaperons pour l’aider à battre sa coulpe sans véritablement convaincre.

 

Macky Sall n'est pas un foudre de guerre : il n'entame jamais la guerre mais a la rancune tenace. C'est ainsi qu'il est apparu depuis le 27 septembre dernier ; s’il a enlevé à ses détracteurs leurs principaux arguments, la normalisation de ses relations sociales avec les acteurs politiques, les tensions demeurent au sein de sa propre formation qui refuse de le suivre dans ce dernier mandat et avec les Sénégalais outrés par un pouvoirisme outrancier.


Pour certains analystes, au-delà d'une sortie, il se retrouve lui-même tel quel : promettant beaucoup pour se tirer d’embarras et réalisant en fait trop peu, autrement dit, rusant pour se sortir de mauvaises mais peu respectueux de ses engagements.

 

Deux hauts serviteurs de l'État et de l'Afrique en fin de mandat veulent faire le bonheur des Sénégalais sans les Sénégalais et chacun à sa manière : la transition Medvedev, objet non explicite des négociations entre les présidents Wade et Sall. Parodie de la dévolution monarchique sous le régime de Me Abdoulaye Wade, la tentation totalitaire autour d’un troisième mandat réel ou sous les traits d’un président fantoche pourrait engendrer un nouveau 23 juin 2013, soit la rue qui revendique ses droits ; à l’inverse, le jeu démocratique avec tous les candidats qui le souhaitent, même Ousmane Sonko que l’oncherche aujourd’hui à liquider, pourrait être le gage d’une volontaire sincère d’apaisement de l’espace politique qui peine à se remettre de la léthargie du dialogue politique.

 

Macky Sall est en effet toujours préoccupé part son devenir et celui de ses proches après 2024 et cherche à assurer ses arrières, Khalifa Sall ou tout autre successeur pouvant être tenté par la justice des vainqueurs observé depuis 2000 : Aziz Tall, Ibrahima Gaye principalement d’un côté, Karim Wade et le maire de Dakar déchu de l’autre.

 

En outre, l’empressement de Me Wade ne va pas au-delà d’une liberté de mouvement de Karim Wade, les Sénégalais n’étant apparemment pas encore préparés à franchir la Rubicon avec lui : la théorie développée en 2009 autour de son épouse ou plus récemment avec son emprisonnement ne semble pas avoir la faveur des électeurs qui ne l’ont pas plébiscité lors des locales de 2009 et qui ne sont pas battus non plus pour en faire leur élu de 2019, bien au contraire : la dislocation du Parti démocratique sénégalais et l’éparpillement de son électorat historique (20 pour cent) n’ont pas bénéficié aux dissidents pris individuellement ; une concentration autour d’un candidat apparenté Pds aurait pu permettre de maintenir l’historique bassin acquis depuis 1978 et qui n’a pas varié jusqu’à l’arrivée au pouvoir de Me Wade en 2000. Idrissa Seck aurait pu donner cette illusion en février dernier avec sa deuxième place derrière Macky Sall, devant un Me Madické Niang plus candidat de diversion puni qu’amuseur public.

 

De son côté, Macky Sall multiplie les fronts, cherchant à normaliser ses relations tout en ouvrant d’autres fronts plus sensibles sur l’élimination d’adversaires avec les moyens de l’Etat, la morosité ambiante dans les secteurs de l’Éducation, de la Santé,..Les institutions de Bretton Woods ont compris qui l'appellent à se collecter au vital : ses économies de bouts de chandelle s'attaquant à la munificence de l'État (véhicules et frais de téléphone) ne doivent appauvrir les consortiums étrangers producteurs de ces biens et services plus que ne le fait Macky Sall lui-même dont la lutte contre la pauvreté à produit plus d'indigents : 54% contre 47% au début des bourses familiales et autres.

 

Tel Quel

Venu le couteau entre les dents, Macky Sall a entamé une bataille qui n'était pas la sienne autour du mariage pour tous, la moralisation du secteur public avec la politique de reddition des comptes (Hissène Habré, Karim Wade, Khalifa Sall ...), un universalisme rose bonbon des bâtisseurs de cathédrales digne des travaux d’Hercules. Sa victoire du 24 février 2019 et la crise socio-politique subséquente ont prouvé la capacité d'indignation des populations sénégalaises : il a fallu trouver des chaperons pour l’aider à battre sa coulpe sans véritablement convaincre.

 

Macky Sall n'est pas un foudre de guerre : il n'entame jamais la guerre mais a la rancune tenace. C'est ainsi qu'il est apparu depuis le 27 septembre dernier ; s’il a enlevé à ses détracteurs leurs principaux arguments, la normalisation de ses relations sociales avec les acteurs politiques, les tensions demeurent au sein de sa propre formation qui refuse de le suivre dans ce dernier mandat et avec les Sénégalais outrés par un pouvoirisme outrancier.


Pour certains analystes, au-delà d'une sortie, il se retrouve lui-même tel quel : promettant beaucoup pour se tirer d’embarras et réalisant en fait trop peu, autrement dit, rusant pour se sortir de mauvaises mais peu respectueux de ses engagements.
 
 
Pathé MBODJE, M. Sc, 
Journaliste, sociologue
 
Parcelles assainies, Unité 10, Villa N° 276, Dakar, Sénégal, tél (+ 221) 775952161  
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