Menu

Le Parlement irlandais adopte la légalisation de l’avortement

Vendredi 14 Décembre 2018

Sept mois après un référendum historique contre l’interdiction constitutionnelle de l’interruption volontaire de grossesse (IVG), le Parlement irlandais a adopté jeudi 13 décembre le projet de loi légalisant l’avortement.


Le texte avait commencé à être examiné en octobre. Il prévoit l’autorisation de l’IVG sans conditions jusqu’à douze semaines ou dans les cas de « risque pour la vie » ou de « grave danger pour la santé » de la femme enceinte. Il permet aussi l’avortement en cas d’anomalie du fœtus qui pourrait conduire à sa mort in utero. Le premier ministre, Leo Varadkar, a salué un « moment historique », sur son compte Twitter.


Le 25 mai, les Irlandais avaient approuvé par référendum à plus de 66 % la libéralisation de l’avortement, un nouveau séisme culturel dans ce petit pays de 4,7 millions d’habitants de tradition fortement catholique, trois ans après la légalisation du mariage homosexuel.

« Il y a un peu plus de 200 jours, vous, le peuple d’Irlande, avez voté pour abroger le 8e [amendement de la Constitution irlandaise, qui en 1983 gravait dans le marbre le tabou de l’avortement en Irlande] pour que nous traitions les femmes avec compassion. Aujourd’hui nous avons voté la loi qui transformera [ce vœu] en réalité », a déclaré sur Twitter le ministre de la santé, Simon Harris. Il a salué « un vote qui met fin aux voyages solitaires, à la stigmatisation et soutient les choix des femmes dans notre pays ».

Hommage aux militants
Dans un communiqué distinct, il a rendu hommage aux « militants qui se sont battus pendant trente-cinq ans » : « Je veux remercier la minorité qui s’est battue quand il était pratique pour la majorité d’ignorer. » Les femmes qui souhaitaient avorter étaient jusqu’à présent contraintes de se rendre au Royaume-Uni.

Lire aussi  La carte d’Europe des pays qui autorisent ou non l’avortement
« C’est un progrès important pour les droits fondamentaux des femmes, mais des obstacles demeurent dans le projet de loi », a déclaré Amnesty International. L’ONG regrette en particulier les « délais obligatoires d’attente » et la « poursuite de la criminalisation des professionnels de santé ». La loi doit encore être signée par le président Michael Higgins avant d’entrer en vigueur.
Source: Le Monde

Nouveau commentaire :




PEOPLE & SPORTS

Coupe du monde 2026 : le président de la Fédération saoudienne démissionne après l'élimination des Faucons

Mercato : le PSG accélère pour recruter Yan Diomandé

Mondial 2026 : le Canada devient le premier pays qualifié pour les huitièmes de finale après son succès face à l’Afrique du Sud (1-0)

« Une autre compétition commence maintenant » : Édouard Mendy rassure les supporters sénégalais

« Édouard Mendy est sorti de l’hôtel avec sa valise et s’est engouffré rapidement dans une voiture » : les révélations d’un journaliste de la RTS.

Coupe du Monde 2026 : Les premiers éliminés, des rêves brisés dès la phase de groupes

Mondial 2026 : la RD Congo renverse l’Ouzbékistan (3-1) et décroche une qualification historique en 16es

Mondial 2026: l'Autriche et l'Algérie se neutralisent et se qualifient pour les 16e de finale

Mondial 2026 : l'Afrique entre dans l'histoire avec neuf nations qualifiées pour les 16es de finale

16es de finale : le Sénégal défiera les Diables rouges de la Belgique