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Le Cardinal Sarr critique « la pression pour une dépénalisation de l’homosexualité au Sénégal»

Samedi 27 Février 2016

Lors d’une conférence de presse organisée à l’occasion de l’assemblée plénière de la CERAO, le président des évêques d’Afrique de l’Ouest a estimé que l’Occident ne peut « décider pour le reste du monde ».
Lors d’une conférence de presse organisée à l’occasion de l’assemblée plénière de la CERAO, le président des évêques d’Afrique de l’Ouest a estimé que l’Occident ne peut « décider pour le reste du monde ».
Lors d’une conférence de presse de présentation des travaux de l’assemblée plénière de la Conférence épiscopale régionale de l’Afrique de l’Ouest (CERAO), réunie cette semaine à Accra (Ghana), son président, le cardinal Théodore-Adrien Sarr, ancien archevêque de Dakar (Sénégal) a demandé aux Africains d’être « vigilants » afin d’« éviter tout endoctrinement négatif de l’Occident d’accepter le mariage homosexuel ». 

« Méfiez-vous… nous vivons dans un monde où l’Occident, notamment les Américains, se comporte comme des personnes qui pensent pour le reste du monde, qui ont à décider pour le reste du monde, mais nous leur disons que non : vous ne pouvez pas décider pour le reste du monde », a prévenu l’ancien archevêque de Dakar. 

« Ce n’est pas parce que vous l’acceptez que tout le monde le doit aussi » 

« Nous avons aussi notre culture, nos traditions et nous devons donc éviter les nombreuses entraves du monde occidental pour agir en fonction de nos traditions, de nos us et coutumes », a ajouté le cardinal. 

Il a ensuite pris l’exemple de l’homosexualité. « Nous ne pouvons pas condamner les gens qui sont homosexuels, a-t-il expliqué. Mais ce n’est pas parce que vous l’acceptez que tout le monde le doit aussi. » 

En novembre 2014, en marge du Synode des évêques sur la famille, le cardinal Sarr avait déjà souligné que « l’Occident ne doit pas nous imposer sa vision actuelle de l’homosexualité ». 

« Nos peuples savent que l’homosexualité existe, ils gèrent cela à leur manière, mais on sent aujourd’hui une pression pour une dépénalisation de l’homosexualité, avait-il affirmé. Chacun a ses options, mais je ne suis pas d’accord avec le fait de présenter cela comme le nec plus ultra de l’évolution et du progrès de l’humanité. » 

Nicolas Senèze (avec GhanaWeb)

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