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« La profession de magistrat est incompatible avec le populisme », Ousmane Chimère Diouf répond aux députés de Pastef

Samedi 9 Août 2025

Lors de l’Assemblée générale de l’Union des Magistrats du Sénégal (UMS), le président Ousmane Chimère Diouf a fermement réagi à la disposition du règlement intérieur de l’Assemblée nationale prévoyant la possibilité de convoquer des magistrats. Il a réaffirmé l’indépendance de la justice et rappelé les limites constitutionnelles du Parlement.

« Les principes qui régissent notre profession sont incompatibles avec le populisme », a déclaré M. Diouf. Il a expliqué que l’UMS avait choisi de rester silencieuse jusqu’à la décision du Conseil constitutionnel. « La décision n° 2C-2025 du 24 juillet 2025 a tranché : certains alinéas de l’article 56 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale sont contraires à la Constitution », a-t-il précisé.

Ousmane Chimère Diouf a souligné que « le Parlement peut contrôler l’action du gouvernement et auditionner des membres de l’exécutif ou des dirigeants d’établissements publics, mais aucune disposition constitutionnelle ne lui permet d’entendre des magistrats dans l’exercice de leurs fonctions ». Il a ajouté qu’un règlement intérieur, même sous forme de loi organique, ne peut modifier ni contredire la Constitution.

Le président de l’UMS a rappelé que la justice dispose de ses propres mécanismes de contrôle : « La loi organique n° 2017-10 prévoit la traduction d’un magistrat devant le conseil de discipline ou des poursuites pénales en cas d’infraction. » Il a réfuté l’idée d’une impunité totale des magistrats, souvent véhiculée à tort.

M. Diouf a précisé que toute audition d’un magistrat par l’Assemblée devrait être autorisée par le ministre de la Justice, et non imposée par une convocation directe. Il a également rejeté l’idée d’une intervention de l’armée pour exécuter des mandats, rappelant que cela relève des officiers de police judiciaire.

Le président de l’UMS s’est opposé à l’intégration de personnalités non magistrates dans le Conseil supérieur de la magistrature, estimant qu’aucun argument solide ne justifie une telle réforme.

Ousmane Chimère Diouf a plaidé pour un dialogue respectueux entre les institutions, dans l’intérêt exclusif du peuple. « Le juge doit rester soumis à l’autorité de la loi, calme, lucide et indépendant, quelles que soient les pressions », a-t-il conclu.

Seneweb
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