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« Idrissa Seck peut redevenir un recours en 2029 », selon Cheikh Yérim

Mardi 9 Janvier 2024

Lors de l’élection présidentielle de 2007 au Sénégal, Idrissa Seck s’était classé deuxième avec un peu plus de 14 % des suffrages, loin derrière le président sortant et ancien mentor politique, Me Abdoulaye Wade, crédité de 55 %. Depuis cette échéance, la base électorale du parti Rewmi n’a cessé de s’effriter au fil des consultations.
 

C’est en 2019 que la dynamique a semblé évoluer. Ancien président du conseil départemental de Thiès, Idrissa Seck avait alors bénéficié d’un fort soutien de plusieurs partis de l’opposition. Malgré cet appui, il n’a obtenu que 20 % des voix. Un score qui a surpris plus d’un, tant nombre d’observateurs pensaient qu’il était en mesure de remporter le scrutin.
 

Cependant, plusieurs choix politiques ont lourdement pesé sur son parcours. Ses ralliements jugés peu productifs en 2006, sa rencontre avec Me Abdoulaye Wade à la veille de la présidentielle de 2007, puis, en 2021, ses retrouvailles avec son ancien « frère ennemi » Macky Sall, après plus de dix ans de rivalités sans merci, ont contribué à brouiller son image auprès de l’électorat. Résultat : Idrissa Seck, bien qu’ayant remporté certaines régions, n’a pas réussi à s’imposer durablement sur le plan national, allant jusqu’à perdre dans son propre bureau de vote lors de certaines échéances.

Hier, commentant l’actualité politique et la situation du pays, le journaliste Cheikh Yérim Seck a néanmoins évoqué la possibilité d’un retour en force d’Idrissa Seck. « Idrissa Seck, c’est une symphonie inachevée. Parce que, dans sa génération, personne n’a plus de talent que lui pour faire marcher et conduire ce pays. Personne n’a plus d’idées qu’Idrissa Seck. S’il prenait les destinées du pays du premier au dernier jour de son mandat, il saurait exactement quoi faire. Depuis toujours, il a pensé qu’il pouvait diriger ce pays et le mettre sur les rails », a-t-il déclaré sur le plateau de 7TV. Pourtant, lors de la dernière élection présidentielle, le PASTEF a remporté le scrutin, tandis qu’Idrissa Seck ne figurait même pas parmi les trois premiers candidats.


Pour Cheikh Yérim Seck, les données politiques pourraient toutefois évoluer en raison de la gouvernance actuelle. « Avec la situation que les Sénégalais sont en train de vivre et les incertitudes qui persistent, attention : Idrissa Seck peut devenir un recours en 2029. La prochaine fois, les Sénégalais ne choisiront pas leur président sur la base de belles paroles. Si Diomaye et Sonko échouent, tout jeune qui nourrit une ambition présidentielle devra y renoncer, car plus personne ne les écoutera. En 2024, les Sénégalais ont laissé de côté des personnalités âgées, sérieuses, crédibles, intelligentes et pondérées pour élire des jeunes. Je prie pour qu’ils réussissent, sinon, au Sénégal, plus personne ne votera pour un jeune », a-t-il averti.

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