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Grosse défection dans les rangs l'APR à Bignona: David Diatta se démarque de BBY et soutient la liste de MankooTaxawu Sénégal

Mercredi 12 Juillet 2017

A Bignona on peut le dire sans se tromper, la coalition Benno Book Yaakaar BBY va perdre les prochaines législatives de 2017. En effet le Premier Adjoint au maire, de la Commune de Kafountine, David DIATTA, membre de l’APR/ a porté son choix sur Ismaïla Dramé, investi au niveau du département de Bignona par la coalition MankooTaxawu Sénégal (MTS). Cette grosse pointure de Benno dans le département de Bignon dénonce le choix fait dans les investitures. « L’heure n’est plus au suivisme mais au réalisme politique pour l’intérêt des gens de la Cité de chacun. Car en dernier ressort, si c’est eux la raison de notre engagement politique, personne ne peut me convaincre d’ignorer la candidature de notre frère Ismaïla DRAME investi comme tête de liste de Mankoo Taxawu Sénégal » a fait savoir David Diatta dans un communiqué envoyé à notre rédaction dont voici l’intégralité.
 
           Je suis conscient de ma situation de responsable politique oscillant entre allégeance partisane et commande d’une sociologie politique !
 Ma préférence pour la légitimité d’un choix a pris le déçu sur l’allégeance partisane !

La vie d’une nation reste toujours animée par des trajectoires à variables multiples : celles-ci sont à bien des égards culturelles ou sociales, religieuses mais aussi et surtout politiques. Les moments politiques, pour ne parler que de ceux-ci, font et défont les histoires des peuples et des communautés à l’aune d’élections qui peuvent être sinon générales du moins locales.

Une élection est un moment, un rendez-vous, qui invite une ou des personnes à faire part d’une ou des ambition (s) pour une collectivité voire une nation ; la participation citoyenne par le vote devient l’un des modes de légitimation de dévolution du pouvoir les plus réguliers. En ce sens le choix des élus devra requérir une décision à bien analyser avec responsabilité par les responsables politiques à la base que nous sommes et les autres citoyens, électeurs.


C’est à ce titre que je prends ici ma plume pour déterminer clairement ma position pour ces échéances électorales des législatives dont la campagne électorale est déjà en cours et de définir les contours de mon choix porté sur le candidat Ismaïla DRAME ainsi que les motifs de ce choix. Mon propos sera articulé autour de deux axes principaux : d’une part le sens du vote en général (I), et d’autre part les fondements de mon choix (II).
  • LE SENS DU VOTE EN GENERAL
Nous le savons, l’opération du vote est politologiquement considérée comme un acte qui s’exprime étroitement et corrélativement à un milieu sociologique et à un contexte particulier. En effet, une élection générale comme celle de ces législatives dont la campagne est déjà en cours, est toujours une expérience anthropologique parce que cristallisant une opinion politique et des motivations qui amènent un électeur à porter son choix sur un individu plutôt que sur un autre.

L’élection est alors une occasion pour les citoyens que nous sommes de mobiliser un intérêt à agir et par conséquent de procéder à un choix fondé sur une transaction marchande, une marque de solidarité territoriale et sur un devoir civique en référence à un idéal de vie et un type d’Homme.

De plus, la dimension sociologique de l’élection mobilise incontestablement l’environnement culturel et l’histoire politique, référents à partir desquels les citoyens sont invités à participer dans une délibération par un type de vote. Ainsi, par un travail de formalisation juridique et politique on transforme la délibération d’un peuple en une décision. Le vote, souligne le sociologue et politologue allemand, Marx WEBER, apparaît comme « des chances de puissances ».

Dès lors, à la question de savoir « pourquoi vote-t-on ? » il serait important de rappeler toujours avec WEBER que le vote met en jeu trois dispositions fondamentales. Il peut être soit d’échange, soit communautaire ou affectif, soit enfin, il peut être dit d’opinion.

Le vote d’échange est un type de vote où il est établi une réciprocité intéressée entre des acteurs. Les premiers sont les leaders politiques qui veulent un mandat électif et les seconds sont les électeurs considérés comme des clients politiques. Cette clientèle politique est souvent constituée de personnes influentes, des porteurs de voix, des leaders d’opinion ou des groupes organisés. Ici, la base qui sou-tend le vote est clientéliste, tutélaire et prébendier. C’est ce que QUINTUS appelle un « réseau douteux d’obligés ».

 Ce type de vote encourage des pratiques bien de chez nous, ici au Sénégal, comme l’achat de voix (l’achat de conscience). Les campagnes électorales sont, pour cette catégorie d’électeurs, des moments pour s’enrichir. Les votants deviennent du coup des professionnels de la dédicace électorale.
S’agissant du vote communautaire, il fait de l’élection une affaire des communautés identitaires. Les thèmes de campagnes sont formulés en termes de revendications. Aussi, les questions d’intégration sont souvent l’enjeu de taille. Pour réussir un tel vote, il faut développer un discours qui tienne compte des particularités. C’est le cas aujourd’hui au Lyban, en Belgique et dans bien des démocraties modernes. A côté des logiques clients éclaires et communautaires, il existe également le vote d’opinion.
Si le vote est dit d’échange parce qu’il reste lié à des avantages matériels que l’électeur peut gagner à l’issue d’une élection et affectif parce que la mobilisation électorale s’opère sur une base identitaire, a contrario, le vote est dit d’opinion, lorsqu’il est réfléchi ou lorsque l’électeur met en avant le leadership du candidat qu’il choisit et le programme que celui-ci défend.

La compétence du leader, son programme et surtout son charisme constituent les seules motivations du vote que l’on accomplit. Selon Pierre BOURDIEU, la compétence est la production du discours légitime. Ici la légitimité politique est souvent charismatique. Car WEBER distingue celle-ci de la légitimité traditionnelle ainsi que de la légitimité légale-rationnelle. Cependant, la logique sociologique nous commande bien un type de vote et surtout un choix que nous voulons motiver dans les colonnes qui suivent.

II. LES FONDEMENTS DE NOTRE CHOIX DE SOUTENIR LA CANDIDATURE DE ISMAÏLA DRAME, TETE DE LISTE MANKOO TAXAWU SENEGAL DU DEPARTEMENT DE BIGNONA
La logique partisane (c’est-à-dire l’exigence du parti politique) voudrait que notre soutien soit accordé au candidat de Benno Book Yaakar (BBY). Toutefois, il importe de souligner, chers camarades responsables de la coalition BBY,chers parents du FognyDiabangcounda, du karone, du Bliss Cassa et concitoyens de la Commune de Kafountine, qu’au regard de tout ce qui a été dit plus haut, sans être un chantre du vote communautaire, notre choix, je le veux plus réfléchi, stratège et bien calculé.
 L’heure n’est plus au suivisme mais au réalisme politique pour l’intérêt des gens de la Cité de chacun. Car en dernier ressort, si c’est eux la raison de notre engagement politique, personne ne peut me convaincre d’ignorer la candidature de notre frère Ismaïla DRAME investi comme tête de liste de MankooTaxawu Sénégal.
Notre Choix un est Combat de Principe, de Dignité, de Refus, de Rupture et d’Arrêt Systématique de jouer aux souteneurs désinvoltes toujours perçus comme des faire-valoir à des gens qui ne foulent et ne fouleront le sol de notre terroir que lorsque la période comme celle-ci arrive, celle de montrer encore une fois que le seul art qu’on maîtrise dans la vie, c’est de se moquer de ses propres électeurs.


En choisissant ici, chers camarades responsables et concitoyens de la Commune de Kafountine, de m’exprimer en ces termes, je me veux plus clair et responsable de mes propos : mon choix, je le porte sur notre frère Ismaïla DRAME que la coalition MankoTahawu Sénégal a bien voulu proposer comme tête de liste du département de Bignona et, peu importe la liste qui l’a investi.


             Je voudrais, à cet effet, signifier que la même sociologie électorale du milieu singulièrement et plus largement celle de toute la région de Ziguinchor nous rappellent que le collège électoral de ladite région a toujours été démographiquement plus important dans le département de Bignona que dans les autres et celui- là doit cette position grâce, en grande partie, à l’électorat du FognyDiabang-counda, du karone et du Bliss Cassa.


 En effet, cet espace géographique est aussi un espace politiquement et démographiquement important si bien qu’il doit mériter plus d’attention en termes d’offre politique. Il s’agit notamment de l’ancien arrondissement de Diouloulou remplacé actuellement par celui de Kataba depuis l’Acte III de la Décentralisation au Sénégal et composé dorénavant des communes de kataba1, de Diouloulou, de djinaky et de Kafountine. Cette rupture des mentalités que nous prônons devra avoir pour prémices des choix légitimes.


Or, jamais de mémoire, une volonté politique n’a été si clairement affichée. Elle traduit certainement une marque de reconnaissance à un travail politique qui serait accompli, mais surtout une reconnaissance de ce poids électoral que beaucoup de collectivités nous envient. Et il faut oser pour le faire !


A quand nos efforts politiques reconnus, nous populations du fognyDiabang - counda, du karone et du Bliss Cassa? Bref, particulièrement, nous populations de la commune de Kafountine, et généralement, nous populations de l’arrondissement de Kataba1 ?


A quand nos efforts politiques reconnus, pour ce que nous sommes sociologiquement, pour ce que nous représentons historiquement (qui ne connaît pas encore l’épisode historique de Protée avec le peuple Karone à Hillol, la même figure de la France coloniale qui a donné son nom à la Place Protée à Dakar devenue Place de l’Indépendance), pour ce que nous valons économiquement(1ère zone de pêche de la région naturelle de la Casamance et 2è site touristique après le Cap - Skiring  parce que seulement non encore aménagé ni exploité), etpour ce que nous pesons politiquement en termes d’électorat et de  ressources humaines de qualité. Je voudrais pour conclure dire que de nos jours la sociologie comparative des élections reste marquée par un tropisme et que la sociogenèse de l’élection au Sénégal ne peut se comprendre si les relations entre le milieu et la donne politique, d’une part, et la nature du vote d’autre part, déclinée selon Marx WEBER en termes de transaction, d’appartenance et de conviction ne sont pas tenues en haute estime.
Au demeurant, notre choix trouve écho à la lumière des travaux forts intéressants de QUINTUS, (in, Le Commentorium), Olivier IHL, Alain GARICOU, Gélard SHELDON, Alioune Badara DIOP (in, Le Sénégal : une démocratie du phénix ?), Richard BANEGAS (in, La Démocratie du Caméléon), André SIEGFRIED, Ibrahima FALL (in, Sous-développement et démocratie : l’expérience sénégalaise), de Pierre BOURDIEU, entre autres, sur le vote, les élections, l’opinion publique que nous avons parcourus avec intérêt.


Notre amour du terroir peut nous valoir d’être présenté comme un politiquement incohérent ; notre parole devenue avare peut nous rapprocher d’un démissionnaire de la chose politique, loin s’en faut ! Maurice Merleau -PONTY nous rappelle que parfois « le silence est bruissant de paroles ». Nous démarquer de BBY pour soutenir notre frère de terroir me paraît politiquement plus correct quand bien même moralement déplacé. Nous rappellerons seulement à nos pourfendeurs, suite à un politologue, que « la politique est amorale sans être immorale ».


D’ailleurs, en restant ouvert à toute discussion sur mon choix pour ces élections législatives de 2017, je vous invite, responsables comme militants et citoyens ayant à cœur le devenir de la Commune de Kafountine, à vous interroger sur le type de vote que vous allez accomplir le 30 juillet prochain. Nicolas MACHIAVEL, l’un des plus grands esprits de la pensée politique de tous les temps ne faisait- il pas remarquer dans Le Prince qu’« en politique si les faits nous accusent, le résultat nous excuse » ?
 
Tel est mon choix ! Tel se veut être notre choix !
Kafountine, debout !
Kafounine, debout !
Kafountine, debout !
 
 
David DIATTA, 1er Adjoint au Maire de la Commune de Kafountine,
Membre Des Cadres Républicains Du Département De Bignona ;
Responsable Politique APR  
Et De Benno Bocc Yakar (Bby)  A Kafountine
 
Politiquement VOTRE !
David DIATTA






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