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Gambie : Des députés critiquent la présence de troupes étrangères au palais présidentiel

Mardi 23 Juillet 2024

Arrivée en 2017 pour « restaurer la démocratie » après le refus de Yahya Jammeh de reconnaître sa défaite électorale, la force de l'Ecomig n'a pas encore quitté la Gambie, ce qui suscite des mécontentements parmi certains Gambiens. Ils exigent le retrait de ces troupes afin de permettre à l'armée nationale de prendre le relais.

Lors d’un récent débat à l’Assemblée nationale sur le projet de loi concernant le Conseil de sécurité nationale, plusieurs députés ont exprimé leurs préoccupations quant à la présence continue des troupes de la CEDEAO sur le sol gambien. Certains ont même révélé que ces troupes étaient présentes à la Présidence.

Le député de Foni Jarrol, Kebba Sanneh, a dénoncé la situation en déclarant : « Nous sommes tous d’accord pour dire que notre pays n’est pas sûr. Notre palais présidentiel est occupé par des forces étrangères. Foni est sous le contrôle des forces étrangères tandis que nos propres hommes et femmes de l’armée sont négligés. Nous ne sommes donc toujours pas libres… ». De son côté, la députée de Banjul Sud, Fatoutamatta Njai, a souligné : « Nous disons que nous voulons un bon service de sécurité, mais en ce moment, le président est protégé par des agents de sécurité étrangers. Allons-nous nous assurer que les Gambiens protègent notre président ? Ou bien devons-nous admettre que nous n’avons pas confiance en notre propre sécurité ? »

Dans le camp de la majorité, ces critiques sont rejetées avec vigueur. Bilay Tunkara, leader des groupes parlementaires soutenant le gouvernement, a répliqué : « C’est vraiment triste que des parlementaires tiennent de tels propos. Qui est étranger ? Si vous comprenez les protocoles de la CEDEAO, vous aurez honte de qualifier le contingent de l’Ecomig d’étranger. Ils font partie de cette communauté et sont ici pour une raison valable. »

Son collègue du parti central Baddibu, Sulayman Saho, a ajouté qu’aucun député gambien ne conteste l’appartenance des soldats de l’Ecomig à la communauté CEDEAO, mais a insisté sur le fait que la Gambie doit prendre en charge sa « propre sécurité ». Il a déclaré : « L'Ecomig est arrivé à un moment où nous étions dans une impasse. Il n’y a plus d’impasse dans ce pays, alors pourquoi sont-ils encore ici ? Il y a des pays qui ont plus besoin d’eux que nous. » Le ministre de la Justice, venu présenter le projet de loi, a invité les parlementaires à ne plus utiliser le terme « occupation étrangère », affirmant que la Gambie « n’est pas sous occupation » et que les soldats de l’Ecomig « ne sont pas une force d’occupation ».

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