Quand des questions aussi graves que le dossier ASER, l’abrogation de la loi d’amnistie, les véhicules acquis à plus de 50 millions ou encore la situation des employés de la RTS brutalement licenciés interpellent tous les Sénégalais, le minimum attendu d’un député est d’apporter des réponses claires, précises et responsables.
Mais que constate-t-on ?
Au lieu d’éclairer l’opinion sur ces sujets de fond, Guy Marius Sagna choisit l’esquive. Pire, il détourne le débat en s’attaquant à un collègue parlementaire, Thierno Alassane Sall, allant jusqu’à remettre en cause une question écrite pourtant au cœur du rôle de contrôle de l’Assemblée nationale.
Ce choix n’est pas anodin. Il traduit une dérive : celle qui consiste à fuir les responsabilités pour se réfugier dans la polémique.
Car enfin, le travail parlementaire ne se mesure ni au volume des déclarations, ni à l’arrogance affichée, encore moins à la capacité de s’ériger en donneur de leçons. Il se mesure à la rigueur, à la constance et à la capacité à défendre, concrètement, l’intérêt général.
Et sur ce terrain, les faits sont têtus.
Sur le plan intellectuel et professionnel, Thierno Alassane Sall incarne un parcours d’excellence : double ingénieur en aéronautique et en télécommunications, major de promotion, membre du cercle restreint des experts de l’aviation civile. Sur le plan de la gestion publique, son expérience est dense et vérifiable : représentant à l’ASECNA, directeur général de l’ARTP, ministre des Infrastructures et des Transports, ministre de l’Énergie, deux fois député à l’Assemblée nationale.
Mais au-delà des titres, ce sont surtout les actes qui marquent :
Refuser de signer des contrats pétroliers jugés contraires aux intérêts du Sénégal.
Assumer cette position en quittant le gouvernement de Macky Sall.
Plaider pour plus de transparence dans la gestion des ressources publiques.
Porter des interpellations parlementaires sur des dossiers sensibles.
Refuser certains privilèges, notamment sur la question des véhicules parlementaires.
Voilà ce que signifie faire de la politique avec responsabilité.
Dès lors, la tentative de diversion apparaît pour ce qu’elle est : un moyen d’éviter de répondre aux vraies questions.
Qui, aujourd’hui, apporte des réponses concrètes sur l’ASER ?
Qui s’exprime clairement sur l’abrogation de la loi d’amnistie ?
Qui assume ses positions sur l’utilisation des deniers publics ?
Qui défend réellement les travailleurs lésés, comme ceux de la RTS ?
Le débat public mérite mieux que des attaques personnelles. Il exige de la hauteur, de la cohérence et du respect des institutions.
Car au final, ce ne sont ni les invectives ni les postures qui font un député crédible, mais la solidité du parcours, la constance des engagements et la fidélité à l’intérêt du peuple.
Et sur ce terrain, chacun est jugé par ses actes.
Abdourahmane Maiga, juriste, Directeur des structures à la République des Valeurs
Mais que constate-t-on ?
Au lieu d’éclairer l’opinion sur ces sujets de fond, Guy Marius Sagna choisit l’esquive. Pire, il détourne le débat en s’attaquant à un collègue parlementaire, Thierno Alassane Sall, allant jusqu’à remettre en cause une question écrite pourtant au cœur du rôle de contrôle de l’Assemblée nationale.
Ce choix n’est pas anodin. Il traduit une dérive : celle qui consiste à fuir les responsabilités pour se réfugier dans la polémique.
Car enfin, le travail parlementaire ne se mesure ni au volume des déclarations, ni à l’arrogance affichée, encore moins à la capacité de s’ériger en donneur de leçons. Il se mesure à la rigueur, à la constance et à la capacité à défendre, concrètement, l’intérêt général.
Et sur ce terrain, les faits sont têtus.
Sur le plan intellectuel et professionnel, Thierno Alassane Sall incarne un parcours d’excellence : double ingénieur en aéronautique et en télécommunications, major de promotion, membre du cercle restreint des experts de l’aviation civile. Sur le plan de la gestion publique, son expérience est dense et vérifiable : représentant à l’ASECNA, directeur général de l’ARTP, ministre des Infrastructures et des Transports, ministre de l’Énergie, deux fois député à l’Assemblée nationale.
Mais au-delà des titres, ce sont surtout les actes qui marquent :
Refuser de signer des contrats pétroliers jugés contraires aux intérêts du Sénégal.
Assumer cette position en quittant le gouvernement de Macky Sall.
Plaider pour plus de transparence dans la gestion des ressources publiques.
Porter des interpellations parlementaires sur des dossiers sensibles.
Refuser certains privilèges, notamment sur la question des véhicules parlementaires.
Voilà ce que signifie faire de la politique avec responsabilité.
Dès lors, la tentative de diversion apparaît pour ce qu’elle est : un moyen d’éviter de répondre aux vraies questions.
Qui, aujourd’hui, apporte des réponses concrètes sur l’ASER ?
Qui s’exprime clairement sur l’abrogation de la loi d’amnistie ?
Qui assume ses positions sur l’utilisation des deniers publics ?
Qui défend réellement les travailleurs lésés, comme ceux de la RTS ?
Le débat public mérite mieux que des attaques personnelles. Il exige de la hauteur, de la cohérence et du respect des institutions.
Car au final, ce ne sont ni les invectives ni les postures qui font un député crédible, mais la solidité du parcours, la constance des engagements et la fidélité à l’intérêt du peuple.
Et sur ce terrain, chacun est jugé par ses actes.
Abdourahmane Maiga, juriste, Directeur des structures à la République des Valeurs

