Au Sénégal, le Premier ministre Ousmane Sonko a annoncé jeudi 23 avril sur ses réseaux sociaux « une victoire majeure » avec le retrait de l’entreprise Kosmos Energy du bloc gazier Yakaar-Teranga. L’entreprise américaine détenait, depuis 2023, 90 % des parts dans ce projet.
Ce gisement gazier - l’un des plus importants d'Afrique de l'Ouest - a été découvert en 2016, à 60 km au large de Dakar. L’annonce du retrait de l’entreprise Kosmos Energy rebat les cartes d’un projet capital pour Dakar.
Avec des réserves estimées à 25 billions de pieds cubes (TCF), Yakaar-Teranga est l’un des plus grands gisements d’Afrique de l'Ouest. Le retrait annoncé de Kosmos Energy fait suite au départ du britannique BP, en 2023. En cause, dans les deux cas, figurent des désaccords avec Dakar sur la répartition des ressources entre le marché domestique et les exportations sous forme de gaz naturel liquéfié.
Dans cette nouvelle configuration, la compagnie nationale Petrosen reprend donc l’intégralité de la licence. Désormais seul acteur aux commandes, la société devra faire une série d’arbitrages techniques comme financiers, le projet étant encore en phase de développement. C’est un tournant qui pourrait retarder le démarrage de la production jugé « de plus en plus incertain » avant la fin de la décennie, estime Aida Diop, directrice pays de l’Institut de gouvernance des Ressources naturelles (NRGI).
Pour la spécialiste, deux scénarios se dessinent. Dans le premier, Petrosen reste seul et assume le rôle d’opérateur, ce qui représente un défi pour l’État sénégalais alors chargé de mobiliser des ressources importantes dans un contexte de prudence accrue des investisseurs. Dans le second, un nouvel opérateur international entre en jeu et permet un partage des risques au prix de délais supplémentaires, selon Aida Diop. À terme, le bloc gazier de Yakaar-Teranga est censé renforcer la sécurité énergétique du pays et réduire le coût de l’électricité.
Avec RFI
Ce gisement gazier - l’un des plus importants d'Afrique de l'Ouest - a été découvert en 2016, à 60 km au large de Dakar. L’annonce du retrait de l’entreprise Kosmos Energy rebat les cartes d’un projet capital pour Dakar.
Avec des réserves estimées à 25 billions de pieds cubes (TCF), Yakaar-Teranga est l’un des plus grands gisements d’Afrique de l'Ouest. Le retrait annoncé de Kosmos Energy fait suite au départ du britannique BP, en 2023. En cause, dans les deux cas, figurent des désaccords avec Dakar sur la répartition des ressources entre le marché domestique et les exportations sous forme de gaz naturel liquéfié.
Dans cette nouvelle configuration, la compagnie nationale Petrosen reprend donc l’intégralité de la licence. Désormais seul acteur aux commandes, la société devra faire une série d’arbitrages techniques comme financiers, le projet étant encore en phase de développement. C’est un tournant qui pourrait retarder le démarrage de la production jugé « de plus en plus incertain » avant la fin de la décennie, estime Aida Diop, directrice pays de l’Institut de gouvernance des Ressources naturelles (NRGI).
Pour la spécialiste, deux scénarios se dessinent. Dans le premier, Petrosen reste seul et assume le rôle d’opérateur, ce qui représente un défi pour l’État sénégalais alors chargé de mobiliser des ressources importantes dans un contexte de prudence accrue des investisseurs. Dans le second, un nouvel opérateur international entre en jeu et permet un partage des risques au prix de délais supplémentaires, selon Aida Diop. À terme, le bloc gazier de Yakaar-Teranga est censé renforcer la sécurité énergétique du pays et réduire le coût de l’électricité.
Avec RFI

