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Diomaye : « Il ne s'agit pas d'un exercice de bilan, mais d'un état des lieux »

Dimanche 14 Juillet 2024

Le président Bassirou Diomaye Faye a clarifié que ses 100 premiers jours au pouvoir, sur un mandat de 1800 jours, sont trop courts pour établir un bilan définitif. Au lieu de cela, il s'agit pour lui d'un état des lieux du Sénégal, un pays en difficulté avec des indicateurs économiques alarmants. Les crises de Covid-19, la guerre en Ukraine et les tensions au Proche-Orient ont aggravé la situation.




Des efforts pour soulager les populations

Dans ses premiers actes, le président Faye a œuvré pour réduire rapidement le coût de certaines denrées de première nécessité, tentant ainsi d'alléger les souffrances des Sénégalais. Il a également réaffirmé son engagement envers la transparence, critiquant l'administration précédente pour ses pratiques douteuses.

Des contrats surfacturés dans le secteur de la santé

Faye a révélé avoir découvert des contrats et marchés dans le secteur de la santé signés précipitamment. « À l'époque, je n'avais pas encore prêté serment. Mais j'ai appelé directement la ministre de la Santé de l'époque pour lui dire que ces contrats sont illégaux et qu'ils ne doivent pas être signés. Elle a respecté les directives que je lui ai données. Ces contrats étaient surfacturés de façon inimaginable et inacceptable. Nous avons donc bien fait de les bloquer. »

Des manœuvres suspectes dans le secteur de l'eau

Le président a également évoqué des irrégularités dans le secteur de l'eau. « Mon prédécesseur et son équipe ont pris un arrêté le 29 mars 2024 pour augmenter le coût de l'eau consommé par les ménages. À peine installé, je risquais de faire face à des mécontentements des populations dus à des factures élevées, ce qui est anormal. »

La question des fonds politiques de la présidence

Concernant les fonds politiques de la présidence, Faye a souligné qu'à son arrivée au pouvoir, il ne restait plus rien dans cette réserve, réitérant sa volonté de supprimer ces fonds spéciaux.

Un rôle de facilitateur dans les discussions avec l'AES

Sur la scène internationale, Bassirou Diomaye Faye s'est positionné comme facilitateur de la Cédéao dans les discussions avec les pays de l'AES (Mali, Burkina Faso et Niger) qui envisagent de quitter l'organisation. Il a insisté sur le respect de leur souveraineté tout en essayant de les ramener à la table des négociations pour discuter des modalités de leur sortie éventuelle.

Coopération militaire avec la France : pas de rupture brutale

Interrogé sur l'avenir de la coopération militaire avec la France, Faye a prôné une approche mesurée. « Je ne pense pas, quel que soit le partenaire, que l'on ait besoin d'avoir des ruptures brutales. Les relations entre les États sont faites de ruptures, de réconciliations, de rappels d'ambassadeurs, de retours d'ambassadeurs, etc. Durant mon séjour à Paris, j'ai pu aborder quelques questions avec le président français, évidemment cette question-là était à l'ordre du jour. »

Il a précisé que le Sénégal et la France travaillent conjointement sur tous les accords bilatéraux dans le cadre d'un séminaire intergouvernemental institué depuis quelques années.

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