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DEMBA KANDJI, Médiateur de la République : «On a été formé pour rendre la justice au nom du peuple... »

Dimanche 19 Mars 2023

Magistrat de formation et aujourd’hui médiateur de la République, Demba Kandji a été l’invité du jury du Dimanche. Devant la journaliste, Aïssata Ndiathie Fall, sur les ondes de la 90.3 FM, iRadio, ils ont parlé de la question de l’indépendance de la justice. Il a dit d’emblée : « Je n’ai jamais eu à regretter une décision de justice que j’ai rendue. Je fais mon travail et j’ai toujours eu le sentiment du devoir accompli. C’est un autre monde et il faut l’assumer. L’indépendance de la justice, on la réclame, on la veut et on en a jamais assez. Le magistrat la réclamera comme ça et le justiciable également. Parce que le passage qu’il faut emprunter pour aller vers une bonne justice c’est le sentiment d’avoir devant soi un magistrat indépendant, un magistrat impartial. C’est un débat sur lequel on a toujours du mal à s’épancher. Parce qu’on ne le finit jamais. Je pense que notre justice est indépendante parce que notre constitution dans son article 90 dit que les juges sont indépendants. Ils sont inamovibles. Et cette déclamation de la constitution est reprise dans les dispositions de l’article 6 du statut des magistrats ».

Et le Médiateur d’ajouter : « on a été formé pour rendre la justice au nom du peuple. Maintenant après avoir rendu justice il faut accepter d’être jugé soi-même. Ne jugez pas si vous ne voulez pas être jugé. Parce qu’aucune justice n’est à l’abri de la défiance y compris les plus grandes traditions de justice. La justice c’est 550 hommes et femmes qui rendent quotidiennement la justice sans reproche. Maintenant les procès médiatisés je ne vais pas me prononcer là-dessus. Je sais que si demain il cessait d’exister cette justice nous vivrions le chao. Dans un Etat de droit il n’y a qu’une constante c’est le juge. Tout le monde, les puissances publiques comme les particuliers doivent se tourner vers le juge en cas de besoin ».



Sur la présence du chef de l’Etat au conseil supérieur de la magistrature, Demba Kandji pense que le débat se situe ailleurs. « En tant que citoyen là où je voudrais que les choses évoluent, ce n’est pas la présence du chef de l’Etat dans le conseil supérieur de la magistrature. Ce n’est pas la présence de son ministre de la justice comme vice-président dans ce conseil. Le président est élu au suffrage universel et a le pouvoir de nommer à tous les emplois. Pour autant, il n’est pas fontaine de la justice. A chaque fois que les magistrats se sont accordés, il a tranché dans le sens décidé. Je n’ai jamais vu un débat dans lequel la voix du président a été mêlée. Pour moi, le débat c’est qu’il faut affecter un édifice à ce conseil supérieur de la magistrature ».
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