Menu

Côte d'Ivoire: Laurent Gbagbo n'exclut pas un retour en politique s'il est acquitté

Mercredi 12 Décembre 2018

Dans un livre co-écrit avec le journaliste François Mattei, «Libre. Pour la vérité et la justice» (éditions Max Millo), l'ancien chef de l'Etat ivoirien fait quelques confidences sur sa vision de son avenir. Persuadé qu'il sera acquitté par la Cour pénale internationale d'ici début 2019, il évoque son retour au village et n'écarte pas de revenir sur le devant de la scène.
« Mon ambition, c'est de revenir chez moi en Côte d'Ivoire », confie à François Mattei l'ancien président ivoirien, qui espère être acquitté par la CPI d'ici le début de l'année prochaine.

« J'ai réservé une maison pour m'accueillir. J'ai déjà fait acheter des matelas pour remplacer ceux que l'on m'a volés dans ma petite maison du village », dit-il en parlant sans doute de son village natal de Mama, près de Gagnoa, dans l'ouest de la Côte d'Ivoire.

A la question : « A la fin de votre procès, avez-vous le projet de redevenir président en 2020 ? », Laurent Gbagbo répond : « Il n'est pas indispensable d'être président pour faire de la politique et se rendre utile. La Côte d'Ivoire, l'Afrique, c'est ma vie, et je serai toujours concerné par leur destin. Pour m'empêcher de rentrer chez moi, sont-ils prêts à l'illégalité ? »

Bref, s'il est acquitté, comme l'espèrent ouvertement ses avocats, Laurent Gbagbo entend bien rentrer en Côte d'Ivoire et n'exclut pas de se présenter à la présidentielle de 2020.

Dans ce livre-entretien, qui est en fait la version augmentée et actualisée d'un précédent ouvrage paru en 2014, l'ancien président de Côte d'Ivoire égratigne quelques figures politiques africaines qui sont, à ses yeux, trop proches de la France post-coloniale. Du Burkinabè Blaise Compaoré, il dit : « Le temps est venu de construire enfin nos indépendances dans nos pays d'Afrique francophone (...). Il y a aujourd'hui une opinion publique en Afrique.

Au Burkina Faso, Blaise Compaoré a été chassé par son peuple. » Et du Gabonais Ali Bongo, il écrit : « Je dérangeais les Français parce que j'étais populaire. Qu'ils s'occupent d'Ali Bongo, qui n'est rien, même dans son propre pays. (...) Ali Bongo, c'est le profil qu'ils aiment, et c'est une erreur à moyen et long terme. »

■ Une audience sur la libérabilité de Gbagbo et Blé Goudé

La chambre d'instruction doit se pencher demain, jeudi 13 décembre, en audience à huis clos sur le maintien en détention de l'ex-président ivoirien Laurent Gabgbo et de l'ancien leader des Jeunes patriotes Charles Blé Goudé. Ces deux responsables politiques, poursuivis pour crimes contre l'humanité, sont détenus dans la prison de Scheveningen, depuis respectivement 2011 et 2014.
 RFI

Nouveau commentaire :



AUTRES INFOS

Casablanca : coup de colère et débordements lors du match de Coupe Davis

Football : Joan Laporta démissionne de la présidence du Barça

Maroc : les retombées économiques spectaculaires de la CAN 2025

Premier League : Ismaila Sarr offre la victoire à Crystal Palace à Brighton

Ziguinchor rend hommage à Mme Fatou Kinneh Jobe, vice-ministre gambienne des Affaires étrangères

Maroc : la FRMF dément toute démission de Walid Regragu

Real Madrid : Brahim Diaz parmi les joueurs susceptibles de partir

Chocs des grands en EPL et Classique parisien : enflammez votre week-end footballistique avec 1xBet !

Éliminatoires CDM U20 féminine 2026 : Mbayang Thiam dévoile sa liste pour défier le Nigeria

CAN 2025 : le Maroc fait appel des sanctions de la CAF après la finale contre le Sénégal