L’Union européenne a trouvé lundi un accord politique pour sanctionner plusieurs colons extrémistes israéliens et organisations accusés de violences contre les Palestiniens en Cisjordanie occupée, ont indiqué des sources diplomatiques européennes. Une décision vivement dénoncée par Israël, qui la juge « arbitraire » et « politique ».
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a confirmé l’accord sur le réseau social X. « L’Union européenne sanctionne aujourd’hui les principales organisations israéliennes coupables de soutenir la colonisation extrémiste et violente de la Cisjordanie, ainsi que leurs dirigeants », a-t-il déclaré, estimant que « ces actes gravissimes et intolérables doivent cesser sans délai ».
Selon les informations communiquées, sept colons extrémistes ou organisations liées au mouvement de colonisation sont visés, ainsi que douze responsables du Hamas. Les sanctions prévoient notamment le gel des avoirs détenus dans l’Union européenne ainsi qu’une interdiction d’entrée sur le territoire européen.
Parmi les entités israéliennes concernées figurent plusieurs organisations d’extrême droite, notamment Regavim, Nachala, connue pour son objectif affiché de recolonisation de Gaza, ainsi qu’Amana et Hashomer Yosh.
Plusieurs responsables européens ont justifié ces mesures par l’augmentation des violences en Cisjordanie. La ministre slovène des Affaires étrangères, Tanja Fajon, a estimé que « la situation en Cisjordanie est inacceptable », tout en appelant à un cessez-le-feu et à la préservation de la solution à deux États.
La réaction israélienne ne s’est pas fait attendre. Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar, a vivement condamné ces sanctions, dénonçant une « comparaison moralement déformée » entre des colons israéliens et des responsables du Hamas.
De son côté, le ministre israélien de la Sécurité intérieure, Itamar Ben Gvir, figure de l’extrême droite israélienne et lui-même colon, a qualifié l’Union européenne « d’union antisémite » dans une publication sur X.
Les violences impliquant des colons israéliens contre des Palestiniens ont fortement augmenté ces derniers mois en Cisjordanie occupée, territoire sous contrôle israélien depuis 1967. Selon plusieurs organisations internationales, l’expansion continue des colonies, jugées illégales par l’ONU au regard du droit international, contribue à accentuer les tensions dans la région
Les violences contre les Palestiniens en Cisjordanie occupée atteignent des niveaux extrêmement inquiétants. C'est l’œuvre d’un petit groupe d’anarchistes protégé par l'armée Israelienne . Pour le gouvernement israélien, cela nuit aux images des autres colons. Ils sont 500 000 en Cisjordanie occupée, au milieu de trois millions de Palestiniens.

