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Casamance : 13 milliards F pour déminer le terrain

Lundi 22 Avril 2024

Les acteurs ont besoin de 13 milliards de francs Cfa pour déminer plus d’un million de mètres carrés de terres en Casamance, selon le Gouverneur de la région de Ziguinchor. Mor Talla Tine présidait un atelier-bilan et programmation des activités du Comité régional de coordination et de suivi des interventions dans les domaines de la réinsertion et du déminage humanitaire dans la région de Ziguinchor.


Plus d’un million de mètres carrés de terres reste encore à être déminé en Casamance, pour un coût de 13 milliards de francs Cfa, selon le Gouverneur de Ziguinchor. «Nous avons un million et demi de mètres carrés de terres à déminer en Casamance. Pour ce faire, il faut au moins 13 milliards de francs Cfa», a indiqué Mor Talla Tine à l’ouverture d’un Comité régional de développement (Crd) sur l’amplification des actions de déminage et le retour des populations qui avaient fui le conflit en Casamance. Cette rencontre avait également pour objectif de faire le point du plan d’actions du Comité de coordination et de suivi des interventions dans la région de Ziguinchor, élaboré en 2023. «Pour atteindre cet objectif de renforcement des actions de déminage, mais aussi de retour et de réinsertion des populations, nous avons jugé opportun de mettre sur pied un Comité régional de suivi, d’harmonisation et de coordination des interventions en matière de déminage et de réinsertion socioéconomique des populations», a expliqué Mor Talla Tine.

Il a invité les pays amis du Sénégal à venir soutenir ce déminage humanitaire, à travers la mise à disposition de ressources additionnelles. «Ce déminage humanitaire nécessite énormément de ressources financières», a fait savoir le Gouverneur, qui salue l’accalmie notée depuis quelque temps dans la région. «Depuis très longtemps, nous n’avons pas enregistré de braquage, ni d’attaque armée. Il y a aussi une volonté des parties à aller définitivement vers la paix», s’est félicité le chef de l’exécutif régional.

Le directeur de l’Agence nationale pour la relance des activités économiques et sociales en Casamance (Anrac) magnifie aussi cette accalmie notée en Casamance, qui encourage les populations à retourner dans leurs localités.

Pour accompagner ces populations, l’Etat du Sénégal a créé les conditions de sécurité. Le Cadre de coordination régionale, qui s’inscrit dans cette dynamique, permet de faire un tableau de bord et d’avoir une visibilité sur tout ce qui est en train de se faire pour les populations, d’après Ansou Sané. «Le Cadre de coordination régionale a été mis en place avec une feuille de route d’un coût de 15 milliards de F Cfa. 13 milliards sont dédiés au volet déminage et deux milliards au volet réinsertion socioéconomique. L’Etat s’est engagé à faire une contribution de 2 milliards», explique le directeur de l’Anrac.

M. Sané indique que le Crd permet d’évaluer le travail qui a été fait depuis l’année dernière et de pouvoir décliner les priorités pour l’année 2024. Il s’agit aussi de voir avec les partenaires techniques et financiers, ce qui est possible de faire, mais aussi le cadre à créer pour faciliter l’arrivée d’autres partenaires. Associées à la dynamique de paix en Casamance, les collectivités territoriales, fortement représentées, ont magnifié la tenue de ce comité présidé par le Gouverneur de Ziguinchor. Outre le retour des réfugiés et déplacés du conflit, les populations qui ont été perturbées dans leur organisation sociale et économique, rencontrent des difficultés pour obtenir des actes d’état civil. Ce volet, pris à bras-le-corps par les autorités, connaît des résultats intéressants. Les premiers actes civils ont été distribués dans la commune de Djinaky. «Cela a redonné la confiance aux populations qui commencent à en redemander. Le besoin est de l’ordre de 50 mille pour les trois départements de la région», dit Alphousseyni Diémé, maire de la commune de Djinaky. Plus de 3500 personnes se sont vu délivrer un acte d’état civil.

Le conflit en Casamance a eu beaucoup de conséquences sur les populations et le développement socioéconomique de la région. Ce conflit, qui a duré une quarantaine d’années, a causé, entre autres, des pertes en vie humaine, l’abandon de plusieurs villages, et entraîné le mouvement de plusieurs personnes vers la Gambie et la Guinée-Bissau. «On note plus de 800 victimes de mines, des terres polluées par les mines, le développement de l’économie de guerre avec le trafic de bois et de drogue, la culture du cannabis, le vol à main armée du bétail et des biens, la déstructuration du tissu social et familial…», liste-t-on dans les termes de référence du Crd.

Le Quotidien
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