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Burkina Faso: un convoi des forces de défense et sécurité attaqué

Dimanche 11 Août 2024

Au Burkina Faso, une nouvelle attaque a eu lieu contre un convoi des forces de défense et sécurité. Cette attaque est intervenue jeudi 8 août 2024 et ce n’est que dans la soirée de vendredi que l’information a été révélée. Des groupes armés terroristes ont attaqué les soldats revenant de la commune de Boungou, dans la province de la Tapoa. Pas encore de bilan officiel, mais plusieurs sources sécuritaires annoncent d’énormes pertes dans les rangs de l’armée burkinabè et d’importants matériels emportés par les assaillants.


L’attaque a eu lieu sur la route régionale 28 entre les communes de Ougarou et Boungou dans la région de l’Est. Un axe routier abandonné depuis une attaque en novembre 2019 qui avait fait plusieurs morts parmi les travailleurs de la mine d’or. 

Le convoi de plusieurs véhicules militaires et civils est tombé dans une embuscade en pleine forêt, selon nos sources. Les soldats revenaient d’une mission de ravitaillement de la mine d’or de Boungou, des communes de Diapaga et Kantchari. Une partie du convoi a choisi de passer par cette voie « très dangereuse » au lieu de suivre l’itinéraire habituel, explique notre source.

« Il y a un raccourci pour rejoindre Ougarou et continuer sur Fada-Ngourma » explique une source sécuritaire dans la région. Or « cette forêt est infestée par les groupes armés terroristes ». Cette partie du convoi tombe alors dans une embuscade au niveau de la localité de Nassougou. De nombreux hommes armés ouvrent le feu sur les soldats burkinabè.

Un observateur des mouvements des groupes terroristes explique que « c’était audacieux pour les soldats burkinabè d’entreprendre cette manœuvre dans cette zone qui est un sanctuaire des groupes armés terroristes ».



Bilan humain possiblement lourd
« Les combats ont été violents et les pertes sont énormes tant sur le plan humain que matériel », confie la source sécuritaire. De nombreux civils, qui vivaient sous le blocus des groupes armés terroristes, avaient également décidé de suivre le convoi afin de regagner Fada-Ngourma, chef-lieu de la région.

« Des dizaines de corps » de soldats ont été retrouvés, mais le bilan humain risque d’être encore plus lourd car « trois bataillons d’intervention rapide étaient dans le convoi, c'est-à-dire au moins 500 militaires » en plus des civils qui voulaient regagner la ville de Fada-Ngourma, fait savoir une source sécuritaire. Les rescapés qui ont pu regagner la commune de Tawori sont dans l’attente d’une évacuation aérienne.

Ni le gouvernement, ni l’état-major général des armées n’a pour le moment communiqué sur cette attaque. 

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