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Boko Haram, une bombe à fragmentation qui menace toute l’Afrique de l’Ouest

Mercredi 28 Juin 2017

« Celui qui dit “le conflit est fini” ment. Boko Haram est loin d’être mort. » Dans son fastueux bureau, au premier étage d’une grande villa surprotégée de Maiduguri, Kashim Shettima, le gouverneur de l’Etat de Borno, dans le nord-est du Nigeria, ne peut que contredire l’armée et le chef de l’Etat. Ceux-ci ont annoncé à plusieurs reprises avoir « défait techniquement » le groupe terroriste qui, en 2009, après l’assassinat de son fondateur, Mohamed Yusuf, par les forces de sécurité, avait lancé depuis cette même ville son djihad meurtrier.

Le gouverneur Shettima se montre préoccupé à la lecture d’un rapport confidentiel recensant la longue liste des derniers « incidents » – au moins un par semaine. La « saison » des attentats-suicides, interrompue entre septembre et janvier, a en effet repris de plus belle à Maiduguri, même si le nombre de victimes est en diminution. Les forces de sécurité viennent de démanteler deux unités de fabrication d’explosifs en plein centre-ville, ce qui ravive la crainte d’attentats de grande ampleur.

Maiduguri fait toujours figure de citadelle assiégée dans cette région dévastée par la mort de plus de 20 000 personnes et qui compte plus de 2,6 millions de déplacés depuis le début du conflit. Dans le territoire de cet Etat grand comme deux fois la Belgique, frontalier du Tchad, du Cameroun et du Niger, de nombreux espaces échappent toujours au contrôle de l’armée. Les djihadistes continuent de se déplacer, de se ravitailler, de s’introduire dans les réseaux économiques et d’opérer militairement.

Le Borno, « province » de l’Etat islamique
Si Boko Haram a pu sembler affaibli, c’est parce qu’il a éclaté en plusieurs factions. Le mouvement djihadiste, dépourvu de commandement central, se divise désormais en deux ou trois groupes. Selon plusieurs sources, ces factions discuteraient depuis mars d’une éventuelle réunification sous la houlette d’un certain Mamman Nur.

On sait...

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