Les premiers éléments de l’enquête menée par le parquet libyen sur l’assassinat de Saïf al-Islam Kadhafi mettent au jour une série de faits troublants qui renforcent les interrogations autour de ce crime à forte portée politique. Selon des sources proches du dossier, la victime a été atteinte par plusieurs balles d’arme automatique de type Kalachnikov, avec un tir mortel à la tête. Le décès a été officiellement constaté à 17 h 57.
Autre élément jugé particulièrement suspect par les enquêteurs : les agents chargés de la sécurité de Saïf al-Islam auraient quitté les lieux environ 90 minutes avant l’attaque. Les téléphones portables de la victime et de son accompagnateur ont été saisis. Il ressort des premières constatations que Saïf al-Islam utilisait un numéro serbe pour ses communications via l’application WhatsApp. Les caméras de surveillance de la résidence, actives au moment des faits, étaient connectées à un téléphone localisé hors de Zintan, selon les mêmes sources.
Ces révélations alimentent les interrogations sur les capacités réelles du gouvernement de Tripoli à faire toute la lumière sur ce crime, dans un contexte libyen marqué par des rivalités politiques et militaires persistantes.
Accusations médiatiques et silence du maréchal Haftar
Dans ce climat de suspicion, plusieurs médias libyens ont frontalement mis en cause le maréchal Khalifa Haftar, l’accusant d’être impliqué, directement ou indirectement, dans l’assassinat. Si le chef de l’Armée nationale libyenne n’a formulé aucune réaction officielle, certains de ses gestes et prises de position continuent d’alimenter les soupçons.
Parmi eux figure son opposition à l’inhumation de Saïf al-Islam à Syrte. Un refus interprété par des proches de la famille Kadhafi comme une volonté de porter un affront symbolique à une famille déjà endeuillée. Contrairement à d’autres responsables libyens, Khalifa Haftar n’a par ailleurs ni exprimé de condoléances publiques ni manifesté de compassion à l’égard des proches du défunt.
Syrte, un symbole au cœur des tensions
Le choix de Syrte comme lieu d’inhumation n’était pourtant pas anodin. Cette ville côtière, située au cœur du golfe du même nom, possède une charge symbolique majeure pour la famille Kadhafi. C’est la ville natale de Mouammar Kadhafi et le lieu où l’ancien dirigeant libyen a été tué en octobre 2011, à l’issue du soulèvement soutenu par l’OTAN.
Ancien bastion du régime, Syrte a longtemps cristallisé les luttes de pouvoir en Libye. L’opposition à l’inhumation de Saïf al-Islam dans cette ville est perçue par certains observateurs comme un message politique fort, dans un pays où la mémoire du régime Kadhafi demeure un enjeu sensible.
Piste internationale et accusations russes
Sur le plan international, les médias russes, s’appuyant sur des informations attribuées au Service de sécurité extérieure de la Russie, ont accusé plusieurs pays occidentaux d’être impliqués dans l’assassinat de Saïf al-Islam Kadhafi. Selon ces sources, le fils de l’ancien dirigeant libyen, en raison de son discours pro-souveraineté, était considéré comme « le seul capable d’unifier la Libye », une perspective jugée contraire aux intérêts occidentaux en Afrique.
Ces accusations, non corroborées à ce stade par l’enquête judiciaire libyenne, viennent néanmoins renforcer l’idée d’un crime aux ramifications géopolitiques.
Un homme sans protection rapprochée
Les proches de Saïf al-Islam rappellent par ailleurs que ce dernier avait refusé toutes les offres visant à lui fournir une sécurité personnelle renforcée. Il justifiait cette décision en affirmant « ne ressentir aucune menace imminente » contre sa vie. Ces dernières années, il se déplaçait librement à Zintan, parfois accompagné uniquement de son chauffeur.
Il avait également rejeté toute idée de constituer une force armée, insistant sur le fait qu’il ne voulait pas devenir « un chef de milice ». De même, il avait refusé toute concession susceptible de compromettre « la souveraineté ou les richesses de la Libye » en échange d’un soutien international.
Autre élément jugé particulièrement suspect par les enquêteurs : les agents chargés de la sécurité de Saïf al-Islam auraient quitté les lieux environ 90 minutes avant l’attaque. Les téléphones portables de la victime et de son accompagnateur ont été saisis. Il ressort des premières constatations que Saïf al-Islam utilisait un numéro serbe pour ses communications via l’application WhatsApp. Les caméras de surveillance de la résidence, actives au moment des faits, étaient connectées à un téléphone localisé hors de Zintan, selon les mêmes sources.
Ces révélations alimentent les interrogations sur les capacités réelles du gouvernement de Tripoli à faire toute la lumière sur ce crime, dans un contexte libyen marqué par des rivalités politiques et militaires persistantes.
Accusations médiatiques et silence du maréchal Haftar
Dans ce climat de suspicion, plusieurs médias libyens ont frontalement mis en cause le maréchal Khalifa Haftar, l’accusant d’être impliqué, directement ou indirectement, dans l’assassinat. Si le chef de l’Armée nationale libyenne n’a formulé aucune réaction officielle, certains de ses gestes et prises de position continuent d’alimenter les soupçons.
Parmi eux figure son opposition à l’inhumation de Saïf al-Islam à Syrte. Un refus interprété par des proches de la famille Kadhafi comme une volonté de porter un affront symbolique à une famille déjà endeuillée. Contrairement à d’autres responsables libyens, Khalifa Haftar n’a par ailleurs ni exprimé de condoléances publiques ni manifesté de compassion à l’égard des proches du défunt.
Syrte, un symbole au cœur des tensions
Le choix de Syrte comme lieu d’inhumation n’était pourtant pas anodin. Cette ville côtière, située au cœur du golfe du même nom, possède une charge symbolique majeure pour la famille Kadhafi. C’est la ville natale de Mouammar Kadhafi et le lieu où l’ancien dirigeant libyen a été tué en octobre 2011, à l’issue du soulèvement soutenu par l’OTAN.
Ancien bastion du régime, Syrte a longtemps cristallisé les luttes de pouvoir en Libye. L’opposition à l’inhumation de Saïf al-Islam dans cette ville est perçue par certains observateurs comme un message politique fort, dans un pays où la mémoire du régime Kadhafi demeure un enjeu sensible.
Piste internationale et accusations russes
Sur le plan international, les médias russes, s’appuyant sur des informations attribuées au Service de sécurité extérieure de la Russie, ont accusé plusieurs pays occidentaux d’être impliqués dans l’assassinat de Saïf al-Islam Kadhafi. Selon ces sources, le fils de l’ancien dirigeant libyen, en raison de son discours pro-souveraineté, était considéré comme « le seul capable d’unifier la Libye », une perspective jugée contraire aux intérêts occidentaux en Afrique.
Ces accusations, non corroborées à ce stade par l’enquête judiciaire libyenne, viennent néanmoins renforcer l’idée d’un crime aux ramifications géopolitiques.
Un homme sans protection rapprochée
Les proches de Saïf al-Islam rappellent par ailleurs que ce dernier avait refusé toutes les offres visant à lui fournir une sécurité personnelle renforcée. Il justifiait cette décision en affirmant « ne ressentir aucune menace imminente » contre sa vie. Ces dernières années, il se déplaçait librement à Zintan, parfois accompagné uniquement de son chauffeur.
Il avait également rejeté toute idée de constituer une force armée, insistant sur le fait qu’il ne voulait pas devenir « un chef de milice ». De même, il avait refusé toute concession susceptible de compromettre « la souveraineté ou les richesses de la Libye » en échange d’un soutien international.
Appel à la retenue de la famille Kadhafi
Dans ce contexte de rumeurs et d’accusations croisées, la famille Kadhafi adopte une posture de retenue. Sur la plateforme X, Saadi Mouammar Kadhafi a déclaré qu’il ne portait « aucune accusation à ce stade » dans l’affaire de l’assassinat de son frère. « La rumeur selon laquelle nous accusons une entité ou une personne en particulier est une pure invention », a-t-il affirmé, ajoutant : « Nous attendons les résultats de l’enquête et nous avons confiance en la justice libyenne. »
Abdullah Othman, chef de l’équipe politique de Saïf al-Islam, a abondé dans le même sens, déclarant : « Nous avons confiance en la justice libyenne. Saïf al-Islam Kadhafi a été tué dans son jardin après que plusieurs balles ont été tirées, dont certaines l’ont atteint mortellement. » Il a souligné que « la mise en accusation relève exclusivement des autorités judiciaires ».
Alors que l’enquête se poursuit, l’assassinat de Saïf al-Islam Kadhafi apparaît déjà comme un dossier explosif, mêlant enjeux judiciaires, rivalités internes et soupçons d’ingérences étrangères, dans une Libye toujours en quête de stabilité.
Dans ce contexte de rumeurs et d’accusations croisées, la famille Kadhafi adopte une posture de retenue. Sur la plateforme X, Saadi Mouammar Kadhafi a déclaré qu’il ne portait « aucune accusation à ce stade » dans l’affaire de l’assassinat de son frère. « La rumeur selon laquelle nous accusons une entité ou une personne en particulier est une pure invention », a-t-il affirmé, ajoutant : « Nous attendons les résultats de l’enquête et nous avons confiance en la justice libyenne. »
Abdullah Othman, chef de l’équipe politique de Saïf al-Islam, a abondé dans le même sens, déclarant : « Nous avons confiance en la justice libyenne. Saïf al-Islam Kadhafi a été tué dans son jardin après que plusieurs balles ont été tirées, dont certaines l’ont atteint mortellement. » Il a souligné que « la mise en accusation relève exclusivement des autorités judiciaires ».
Alors que l’enquête se poursuit, l’assassinat de Saïf al-Islam Kadhafi apparaît déjà comme un dossier explosif, mêlant enjeux judiciaires, rivalités internes et soupçons d’ingérences étrangères, dans une Libye toujours en quête de stabilité.

