Les présidents Julius Maada Bio et Bassirou Diomaye Faye ont effectué un voyage express à Bissau dans le cadre d’une mission de médiation de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). La délégation ouest-africaine et la junte militaire, au pouvoir depuis plus d’un mois, ont tenu une réunion de près de cinq heures, au cours de laquelle l’ensemble des problèmes liés à la crise politique a été exposé, selon nos informations.
Arrivés au pouvoir quelques heures avant la proclamation des résultats de l’élection présidentielle de novembre dernier, les militaires ont, lors de cette rencontre tenue samedi, tenté de justifier leur maintien aux commandes de l’État. Une option que la délégation de la Cédéao, conduite par les présidents sénégalais et sierra-léonais, a catégoriquement rejetée.
Julius Maada Bio et Bassirou Diomaye Faye ont exigé avec fermeté la mise en place d’un gouvernement de transition civil et inclusif, intégrant l’ensemble des partis disposant de sièges au Parlement. Ce gouvernement de transition devrait, selon la proposition de la Cédéao, conduire le pays pendant une période comprise entre six mois et un an, avant l’organisation d’élections présidentielle et législatives. Mis devant les faits accomplis, les militaires auraient donné un accord de principe, affirmant ne pas être opposés à cette option.
À l’issue des échanges, le président sierra-léonais Julius Maada Bio a salué le climat des discussions, déclarant :
« Nos discussions ont été constructives et j’ai réitéré l’appel de l’Autorité en faveur d’une transition courte menée par un gouvernement inclusif reflétant le spectre politique et la société de Guinée-Bissau. »
La mission conjointe des deux chefs d’État s’est déroulée ce samedi 10 janvier 2026, soit 45 jours après le coup d’État ayant interrompu le processus électoral en Guinée-Bissau et plongé le pays dans une nouvelle crise politique.
Selon des sources proches de la médiation, la délégation de la Cédéao a également plaidé pour une libération sans condition de tous les détenus politiques, estimant que leur maintien en détention entrave toute dynamique de confiance nécessaire à une sortie de crise durable.
La junte, accusée par certains acteurs d’être manipulée par l’ancien président Umaro Sissoco Embalo, privilégie pour sa part une approche dite « graduelle », sans avancer de calendrier précis. Si plusieurs personnes arrêtées fin novembre ont déjà été libérées, la principale figure de l’opposition, Domingos Simões Pereira, président du PAIGC, demeure toujours en détention.
Arrivés au pouvoir quelques heures avant la proclamation des résultats de l’élection présidentielle de novembre dernier, les militaires ont, lors de cette rencontre tenue samedi, tenté de justifier leur maintien aux commandes de l’État. Une option que la délégation de la Cédéao, conduite par les présidents sénégalais et sierra-léonais, a catégoriquement rejetée.
Julius Maada Bio et Bassirou Diomaye Faye ont exigé avec fermeté la mise en place d’un gouvernement de transition civil et inclusif, intégrant l’ensemble des partis disposant de sièges au Parlement. Ce gouvernement de transition devrait, selon la proposition de la Cédéao, conduire le pays pendant une période comprise entre six mois et un an, avant l’organisation d’élections présidentielle et législatives. Mis devant les faits accomplis, les militaires auraient donné un accord de principe, affirmant ne pas être opposés à cette option.
À l’issue des échanges, le président sierra-léonais Julius Maada Bio a salué le climat des discussions, déclarant :
« Nos discussions ont été constructives et j’ai réitéré l’appel de l’Autorité en faveur d’une transition courte menée par un gouvernement inclusif reflétant le spectre politique et la société de Guinée-Bissau. »
La mission conjointe des deux chefs d’État s’est déroulée ce samedi 10 janvier 2026, soit 45 jours après le coup d’État ayant interrompu le processus électoral en Guinée-Bissau et plongé le pays dans une nouvelle crise politique.
Selon des sources proches de la médiation, la délégation de la Cédéao a également plaidé pour une libération sans condition de tous les détenus politiques, estimant que leur maintien en détention entrave toute dynamique de confiance nécessaire à une sortie de crise durable.
La junte, accusée par certains acteurs d’être manipulée par l’ancien président Umaro Sissoco Embalo, privilégie pour sa part une approche dite « graduelle », sans avancer de calendrier précis. Si plusieurs personnes arrêtées fin novembre ont déjà été libérées, la principale figure de l’opposition, Domingos Simões Pereira, président du PAIGC, demeure toujours en détention.

