Le climat social se tend à AIBD SA. Après deux années de discussions avec la Direction générale, l’intersyndicale STDS-SYNATRACS estime que les négociations n’ont débouché sur aucune solution concrète. Elle annonce le dépôt d’un préavis de grève et fixe à la fin du mois de septembre un ultimatum pour obtenir des réponses à ses principales revendications.
« Voilà deux ans de dialogues, commissions par-ci, comités par-là, conclaves, pour finir dans les tiroirs. Aucun problème n’est réglé », dénonce Papa Mamadou Dia, délégué du personnel à AIBD SA.
Pour les travailleurs, la question des disparités salariales constitue l’un des principaux points de blocage. Cinq ans après la fusion ayant donné naissance à AIBD SA, deux régimes conventionnels continueraient de coexister.
« Chez AIBD SA, pour un même poste, un même travail, il y a deux systèmes de rémunération, avec des salaires qui vont du simple au quintuple », affirme Papa Mamadou Dia.
L’intersyndicale réclame ainsi une harmonisation des salaires de base, la généralisation de la retraite complémentaire à tous les travailleurs et le règlement de la situation des agents affectés à Ziguinchor. Elle demande également des simulations chiffrées et anonymisées permettant d’évaluer les écarts entre les différentes catégories de personnel.
Les élections des délégués du personnel au cœur du bras de fer
Autre point de tension : les élections des délégués du personnel. Selon l’intersyndicale, aucun scrutin n’a été organisé depuis 2018, alors que le mandat des précédents représentants aurait expiré en 2021.
Les syndicalistes affirment avoir multiplié les démarches, y compris auprès de l’Inspection du Travail, sans obtenir l’organisation des élections. Ils évoquent une mise en demeure adressée à AIBD SA le 3 août 2026, dont le délai aurait expiré sans que le processus électoral ne soit engagé.
Pour le secrétaire général du Syndicat des travailleurs démocratiques du Sénégal (STDS), Djibril Sène, et Papa Mamadou Dia, les voies du dialogue ont désormais montré leurs limites.
« Nous avons dialogué, nous avons négocié, nous avons attendu. Aujourd’hui, nous agissons », résume l’intersyndicale.
La couverture médicale contestée
Les travailleurs mettent également en cause le dispositif de couverture médicale confié à SAAR Assurances. Selon eux, certains agents rencontreraient des difficultés pour accéder aux soins, tandis que des travailleurs basés à Diass seraient orientés vers des prestataires extérieurs avec des consultations payantes.
L’intersyndicale réclame un audit de la procédure ayant conduit au choix et au renouvellement du contrat d’assurance, ainsi qu’une révision du système de couverture médicale pour les travailleurs et leurs familles.
Plus de 200 contrats supprimés, selon les syndicats
La gestion des ressources humaines depuis 2024 figure également parmi les griefs. Les syndicats affirment que plus de 200 CDD et prestataires ont été libérés, alors que certains services continueraient à faire face à un manque de personnel et que de nouveaux recrutements seraient parallèlement effectués.
Ils réclament une politique de recrutement fondée sur les besoins de l’entreprise, les compétences, l’expérience et le mérite.
La situation de sept contrôleurs de la circulation aérienne formés à l’AIMAC est aussi évoquée. D’après l’intersyndicale, ces derniers, sortis de formation depuis 2024, n’auraient toujours pas reçu leurs diplômes en raison de frais de formation qui resteraient à régler par AIBD SA. Cinq pompiers d’aérodrome, arrivés au terme de leur formation et de leur CDD, seraient également dans l’attente d’une décision sur leur avenir professionnel.
Des interrogations sur les projets d’AIBD SA
Les syndicalistes interpellent par ailleurs la Direction générale sur plusieurs projets aéroportuaires. Papa Mamadou Dia cite notamment Ourossogui, Kédougou, Saint-Louis et Yoff, dont les projets seraient, selon lui, à l’arrêt.
« Ce sont des projets qui sont à l’arrêt alors qu’on veut financer un centre médical d’urgence, un champ solaire, une régie publicitaire sans lien avec nos missions malgré le recentrage demandé par les autorités. Beaucoup de nos avantages ont été supprimés unilatéralement et doivent nous être restitués », dénonce-t-il.
Les relations financières entre AIBD SA et Air Sénégal alimentent également les préoccupations de l’intersyndicale. Les représentants des travailleurs évoquent les redevances dues par la compagnie aérienne et s’interrogent sur les projets concernant la maintenance, la formation et l’assistance en escale.
« Est-on en train de déshabiller AIBD SA pour habiller Air Sénégal ? », questionnent-ils.
Face à l’ensemble de ces griefs, l’intersyndicale demande à la Direction générale des réponses écrites ainsi qu’un calendrier précis avant la fin du mois de septembre 2026. À défaut d’avancées concrètes, elle entend enclencher la procédure de grève.
« Les salaires, la retraite, Ziguinchor, tout doit se faire avant la fin du mois de septembre », préviennent les syndicalistes.
« Voilà deux ans de dialogues, commissions par-ci, comités par-là, conclaves, pour finir dans les tiroirs. Aucun problème n’est réglé », dénonce Papa Mamadou Dia, délégué du personnel à AIBD SA.
Pour les travailleurs, la question des disparités salariales constitue l’un des principaux points de blocage. Cinq ans après la fusion ayant donné naissance à AIBD SA, deux régimes conventionnels continueraient de coexister.
« Chez AIBD SA, pour un même poste, un même travail, il y a deux systèmes de rémunération, avec des salaires qui vont du simple au quintuple », affirme Papa Mamadou Dia.
L’intersyndicale réclame ainsi une harmonisation des salaires de base, la généralisation de la retraite complémentaire à tous les travailleurs et le règlement de la situation des agents affectés à Ziguinchor. Elle demande également des simulations chiffrées et anonymisées permettant d’évaluer les écarts entre les différentes catégories de personnel.
Les élections des délégués du personnel au cœur du bras de fer
Autre point de tension : les élections des délégués du personnel. Selon l’intersyndicale, aucun scrutin n’a été organisé depuis 2018, alors que le mandat des précédents représentants aurait expiré en 2021.
Les syndicalistes affirment avoir multiplié les démarches, y compris auprès de l’Inspection du Travail, sans obtenir l’organisation des élections. Ils évoquent une mise en demeure adressée à AIBD SA le 3 août 2026, dont le délai aurait expiré sans que le processus électoral ne soit engagé.
Pour le secrétaire général du Syndicat des travailleurs démocratiques du Sénégal (STDS), Djibril Sène, et Papa Mamadou Dia, les voies du dialogue ont désormais montré leurs limites.
« Nous avons dialogué, nous avons négocié, nous avons attendu. Aujourd’hui, nous agissons », résume l’intersyndicale.
La couverture médicale contestée
Les travailleurs mettent également en cause le dispositif de couverture médicale confié à SAAR Assurances. Selon eux, certains agents rencontreraient des difficultés pour accéder aux soins, tandis que des travailleurs basés à Diass seraient orientés vers des prestataires extérieurs avec des consultations payantes.
L’intersyndicale réclame un audit de la procédure ayant conduit au choix et au renouvellement du contrat d’assurance, ainsi qu’une révision du système de couverture médicale pour les travailleurs et leurs familles.
Plus de 200 contrats supprimés, selon les syndicats
La gestion des ressources humaines depuis 2024 figure également parmi les griefs. Les syndicats affirment que plus de 200 CDD et prestataires ont été libérés, alors que certains services continueraient à faire face à un manque de personnel et que de nouveaux recrutements seraient parallèlement effectués.
Ils réclament une politique de recrutement fondée sur les besoins de l’entreprise, les compétences, l’expérience et le mérite.
La situation de sept contrôleurs de la circulation aérienne formés à l’AIMAC est aussi évoquée. D’après l’intersyndicale, ces derniers, sortis de formation depuis 2024, n’auraient toujours pas reçu leurs diplômes en raison de frais de formation qui resteraient à régler par AIBD SA. Cinq pompiers d’aérodrome, arrivés au terme de leur formation et de leur CDD, seraient également dans l’attente d’une décision sur leur avenir professionnel.
Des interrogations sur les projets d’AIBD SA
Les syndicalistes interpellent par ailleurs la Direction générale sur plusieurs projets aéroportuaires. Papa Mamadou Dia cite notamment Ourossogui, Kédougou, Saint-Louis et Yoff, dont les projets seraient, selon lui, à l’arrêt.
« Ce sont des projets qui sont à l’arrêt alors qu’on veut financer un centre médical d’urgence, un champ solaire, une régie publicitaire sans lien avec nos missions malgré le recentrage demandé par les autorités. Beaucoup de nos avantages ont été supprimés unilatéralement et doivent nous être restitués », dénonce-t-il.
Les relations financières entre AIBD SA et Air Sénégal alimentent également les préoccupations de l’intersyndicale. Les représentants des travailleurs évoquent les redevances dues par la compagnie aérienne et s’interrogent sur les projets concernant la maintenance, la formation et l’assistance en escale.
« Est-on en train de déshabiller AIBD SA pour habiller Air Sénégal ? », questionnent-ils.
Face à l’ensemble de ces griefs, l’intersyndicale demande à la Direction générale des réponses écrites ainsi qu’un calendrier précis avant la fin du mois de septembre 2026. À défaut d’avancées concrètes, elle entend enclencher la procédure de grève.
« Les salaires, la retraite, Ziguinchor, tout doit se faire avant la fin du mois de septembre », préviennent les syndicalistes.


