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Ziguinchor : des familles de victimes rejettent la loi d’amnistie générale

Lundi 4 Mars 2024

Le chef de l’État, Macky Sall,  a fait adopter par son gouvernement le projet de loi d’amnistie générale pour les faits liés aux troubles sociopolitiques connus au Sénégal depuis 2021. Un projet en marche car devant être soumis au parlement. Lors de ces troubles, la région de Ziguinchor a payé un lourd tribut, avec une trentaine de personnes qui ont perdu la vie, dont la quasi-totalité sont morts par balle.   
 
Cette loi d’amnistie générale est mal accueillie par les familles de victimes de ces événements déroulés à Ziguinchor, qui continuent de réclamer justice pour leurs proches. Moustapha Badji, 38 ans, père de deux enfants, a été tué lors d’une manifestation en 2023, la famille de cet ancien militaire réclame justice. ‘’Dans un pays normal, on ne doit pas tuer une personne parce que ce dernier a participé à une manifestation, qui est son droit. Nous déplorons cette situation et nous sommes sur le point de nous constituer en collectif pour porter le combat pour le rétablissement de la vérité. Nous avons besoin de rétablir la verité, et s’il y’a lieu de pardonner, c’est à la famille des victimes de le faire, mais pas une quelconque loi d’amnistie’’, conclut Joseph Mendy porte-parole de la famille de Moustapha Badji.
 
Au quartier Grand-Dakar de Ziguinchor réside la famille de Thierno Dakhaba, tué par balle au mois d’Aout 2023 lors des manifestations tenues à la rue Insa Ndiaye au quartier Néma.
‘’Cette loi d’amnistie générale est à la limite une insulte faite à la mémoire de nos victimes. Oui, nous sommes pour le pardon, mais avant de pardonner, il faut connaitre l’auteur de l’acte. Nous avons l’impression que ces autorités ne se soucient pas de la douleur que nous vivons jusque là. Il faut que justice soit faite au moins’’, dixit l’un des frères de Thierno Dakhaba, qui invite le chef de l’État à revenir à de meilleurs sentiments.
 
À rappeler que dans ce projet de loi, « seront amnistiés, de plein droit, tous les faits, susceptibles de revêtir la qualification d'infraction criminelle ou correctionnelle, commis entre le 1er février 2021 et le 25 février 2024 tant au Sénégal qu'à l'étranger, se rapportant à des manifestations ou ayant des motivations politiques y compris celles faites par tous supports de communication, que leurs auteurs aient été arrêtés ou non ».
media net

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