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UNESCO : Amadou Mahtar Ba plaide pour un leadership renouvelé

Jeudi 11 Septembre 2025

Alors que l’Organisation des Nations unies célèbre ses 80 ans d’existence et que l’UNESCO s’apprête également à commémorer huit décennies d’action, le moment apparaît propice à une réflexion collective sur le rôle irremplaçable de ces institutions dans un monde en pleine mutation.

Créées au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les Nations unies et leurs agences spécialisées devaient constituer un rempart contre le retour des conflits planétaires, un espace de dialogue universel et un cadre de coopération. Mais à l’aube de leur 80ᵉ anniversaire, les tensions géopolitiques, la crise climatique, la montée des intolérances et les fractures sociales rappellent combien la paix reste fragile et nécessite d’être constamment réinventée.

L’esprit de paix comme mission fondatrice
La devise fondatrice de l’UNESCO conserve toute son actualité : « Puisque les guerres naissent dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix. » Une formule qui illustre l’essence même de l’organisation : si la paix se traduit par des traités et des accords, elle se construit surtout dans les salles de classe, les laboratoires de recherche, les institutions culturelles et les réseaux de communication, là où les peuples apprennent à se comprendre.

L’intelligence artificielle, un défi inédit
À cette mission historique s’ajoute désormais un enjeu majeur : l’avènement de l’intelligence artificielle (IA). Révolution technologique porteuse d’opportunités pour l’éducation, la recherche et la créativité, l’IA soulève aussi des risques de fractures accrues, d’inégalités renforcées et de manipulations massives. Dans ce contexte, l’UNESCO est appelée à jouer un rôle central : définir les principes éthiques, fixer les garde-fous et s’assurer que l’innovation serve la paix et l’équité, et non la division.


C’est dans ce contexte qu’Amadou Mahtar Ba, co-fondateur et président exécutif d’AllAfrica Global Media, estime que l’ancien haut responsable de l’UNESCO, Firmin Edouard Matoko, représente le profil idéal pour en assumer la direction générale. « Fort d’une longue expérience au sein même de l’organisation, il a incarné l’esprit du multilatéralisme, porté le dialogue interculturel et défendu l’éducation comme levier de transformation sociale », écrit-il.

Selon lui, soutenir la candidature de Firmin Edouard Matoko, c’est affirmer que l’UNESCO doit renouveler son engagement fondateur : bâtir la paix dans l’esprit des hommes et des femmes, tout en intégrant pleinement les nouveaux défis du climat, du numérique et de l’intelligence artificielle.


À travers ce double anniversaire de l’ONU et de l’UNESCO, l’auteur rappelle que ces institutions n’existent que par la confiance des peuples et leur volonté de construire un monde commun. « Alors que nous entrons dans une nouvelle ère, marquée par l’incertitude et la transformation, il nous appartient de veiller à ce que ces 80 années d’héritage servent de tremplin pour relever les défis du siècle à venir », insiste Amadou Mahtar Ba.


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