Dans un entretien accordé à la radio allemande Deutsche Welle, le reggaeman ivoirien Tiken Jah Fakoly a vivement critiqué la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), qu’il accuse d’avoir échoué dans sa mission de maintien de l’unité et de gestion équitable des crises régionales.
« Moi, je suis parmi ceux qui sont déçus parce que nos parents nous ont laissé des communautés, par exemple la CEDEAO, mais qui a échoué parce que la CEDEAO n’a pas été capable de résoudre les conflits d’une manière juste », a-t-il dit.
Selon l’artiste engagé, cet échec institutionnel a entraîné une profonde désillusion des peuples africains. « Ce qui a fait que les Africains ont été déçus par la CEDEAO », souligne-t-il.
S’il reconnaît la nécessité de réformes, Tiken Jah Fakoly regrette cependant la rupture entre les États membres. « J’aurais préféré que même si on changeait le nom de la CEDEAO, tous les pays africains de l’Ouest restent ensemble », a-t-il confié.
Une unité mise à mal par l’AES
Revenant sur la création de l’Alliance des États du Sahel (AES), il exprime ses réserves. « Diviser les trois pays qui constituent aujourd’hui l’AES, ils se disent unis, mais ils ont trois présidents et trois gouvernements. On a l’impression que c’est être unis pour éviter d’aller aux élections », estime-t-il.
L’artiste se dit profondément affecté par cette situation. « Je suis quand même meurtri de voir ça. Ça me fait mal. J’aurais préféré que la communauté s’agrandisse au lieu de se diviser », a-t-il déclaré.
Pour lui, la fragmentation politique affaiblit toute la région. « Aujourd’hui, on est divisé, donc on est affaibli », prévient-il.
Un sentiment d’échec personnel
Connu pour ses chansons en faveur de l’unité africaine, Tiken Jah Fakoly avoue un certain désarroi. « J’ai l’impression qu’on a échoué, et même pour moi qui ai chanté l’unité depuis un moment, j’ai l’impression que j’ai échoué parce qu’au lieu que les gens soient unis, finalement les gens sont divisés », confie-t-il.
Malgré tout, l’artiste nourrit un espoir dans l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants africains. « J’espérais qu’avec l’arrivée de nouveaux leaders jeunes comme Ousmane Sonko, des gens comme Alassane Ouattara ne resteront plus longtemps au pouvoir », affirme-t-il.
Selon lui, un renouvellement politique pourrait redonner du sens à l’organisation régionale. « Si on arrive à rajeunir la classe politique avec des gars comme Ousmane Sonko à la tête de la CEDEAO, ils diront les choses comme il faut et ils feront respecter la CEDEAO », a-t-il insisté.
« Moi, je suis parmi ceux qui sont déçus parce que nos parents nous ont laissé des communautés, par exemple la CEDEAO, mais qui a échoué parce que la CEDEAO n’a pas été capable de résoudre les conflits d’une manière juste », a-t-il dit.
Selon l’artiste engagé, cet échec institutionnel a entraîné une profonde désillusion des peuples africains. « Ce qui a fait que les Africains ont été déçus par la CEDEAO », souligne-t-il.
S’il reconnaît la nécessité de réformes, Tiken Jah Fakoly regrette cependant la rupture entre les États membres. « J’aurais préféré que même si on changeait le nom de la CEDEAO, tous les pays africains de l’Ouest restent ensemble », a-t-il confié.
Une unité mise à mal par l’AES
Revenant sur la création de l’Alliance des États du Sahel (AES), il exprime ses réserves. « Diviser les trois pays qui constituent aujourd’hui l’AES, ils se disent unis, mais ils ont trois présidents et trois gouvernements. On a l’impression que c’est être unis pour éviter d’aller aux élections », estime-t-il.
L’artiste se dit profondément affecté par cette situation. « Je suis quand même meurtri de voir ça. Ça me fait mal. J’aurais préféré que la communauté s’agrandisse au lieu de se diviser », a-t-il déclaré.
Pour lui, la fragmentation politique affaiblit toute la région. « Aujourd’hui, on est divisé, donc on est affaibli », prévient-il.
Un sentiment d’échec personnel
Connu pour ses chansons en faveur de l’unité africaine, Tiken Jah Fakoly avoue un certain désarroi. « J’ai l’impression qu’on a échoué, et même pour moi qui ai chanté l’unité depuis un moment, j’ai l’impression que j’ai échoué parce qu’au lieu que les gens soient unis, finalement les gens sont divisés », confie-t-il.
Malgré tout, l’artiste nourrit un espoir dans l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants africains. « J’espérais qu’avec l’arrivée de nouveaux leaders jeunes comme Ousmane Sonko, des gens comme Alassane Ouattara ne resteront plus longtemps au pouvoir », affirme-t-il.
Selon lui, un renouvellement politique pourrait redonner du sens à l’organisation régionale. « Si on arrive à rajeunir la classe politique avec des gars comme Ousmane Sonko à la tête de la CEDEAO, ils diront les choses comme il faut et ils feront respecter la CEDEAO », a-t-il insisté.

