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« Sonko "moy" Diomaye » doit se perpétuer (Chimere Junior Lopy, journaliste communicant)

Mardi 2 Avril 2024

J’entends certains analystes politiques et autres « chroniqueurs du dimanche » experts en tout demander à Ousmane Sonko de « s’effacer » pour permettre au Président Diomaye (affectueusement) de « travailler ». Ces gens sont rebutés à l’idée que Sonko fasse de l’ombre au président de la République Diomaye Faye l’avenir du pays important peu à leurs yeux. Ils sont simplement hérissés de voir enfin Sonko participer à la mise en œuvre du « projet » pour lequel il a sacrifié sa carrière de fonctionnaire, sa famille, sa vie privée et même sa vie, tout court. Sonko serait-il devenu subitement un boulet pour son poulain Diomaye ?

Ou Sonko serait-il bon seulement pour mener des combats, être envoyer au front quand ça chauffe et qu’au moment de gérer les affaires publiques, il doit céder la place ? C’est une hérésie politique. Sonko doit impérativement prendre part activement à la gestion du pouvoir aux côtés de Diomaye. Car, comme l’a si bien dit Mame Ngor Ngom, « ses succés et échecs (de Diomaye) seront fatalement les siens (Sonko).» Le journaliste de Walf Moustapha Diop renchérit : « Les sénégalais n’ont pas élu le Président Diomaye pour qu’il gouverne sans Sonko. »

Sonko, un paravent pour Diomaye

Toute organisation est appelée, un jour ou l’autre, à être confrontée à une crise. Et la mise en œuvre du « projet » souverainiste de Pastef va rencontrer de la résistance au niveau national et international. Il s’y ajoute que le Sénégal, avec son nouveau statut de pays pétrolier et gazier, est l’objet de beaucoup de convoitises. Les puissances étrangères, en complicité avec des nationaux, vont certainement tenter des sabotages pour discréditer « l’antisystème. »


Le Président sortant Macky Sall a déjà annoncé la couleur avec ses décrets de nomination à la pelle à des postes stratégiques. Tout cela participe d’un sabotage que le Président Diomaye Faye doit déjouer dès son installation. Dans l’opposition, tout le monde a pu constater comment Sonko a géré des crises au plus fort de la répression étatique. Il a su remobiliser, par des discours forts, remobiliser les troupes. Aujourd’hui au pouvoir, la parole de Sonko va compter davantage en cas de crise. Et connaissant l’homme, il sera prêt à endosser des responsabilités pour défendre le Président Diomaye. Car, durant la campagne électorale, il l’a déjà démontré : « J’ai demandé au Président Diomaye Faye de se focaliser sur notre programme. Je vais faire face aux attaques du camp adverse.»


Ensuite, il faut rappeler que l’élection du Président Diomaye est due à un concours de circonstances. Le choix du peuple, c’était Ousmane Sonko. Il n’est point besoin de faire un sondage pour savoir que la majorité des Sénégalais ont voulu que le leader de Pastef succède à Macky Sall. Mais ce dernier a utilisé tous les moyens de l’Etat pour empêcher cette volonté. Et pour ne pas rater le coche comme Karim Wade en 2019 et 2024 et Khalifa Sall en 2019, le leader de Pastef, en fin stratège, a eu l’idée et l’humilité de dénicher un plan B, du reste inattendu. Donc, c’est Ousmane Sonko qui a choisi Diomaye pour le peuple. Et ce dernier a adhéré en validant son choix sous le slogan « Sonko Moy Diomaye ». Parce qu’il a assuré aux Sénégalais que toutes les qualités pour lesquelles ils ont porté leur choix sur sa personne se retrouvent en Diomaye. Et donc, les Sénégalais ont voté pour Diomaye à cause de Sonko. D’une certaine manière, Sonko tire sa légitimité du peuple et Diomaye de Sonko.


Par conséquent, Sonko est moralement responsable devant le peuple des « succès et échecs » de Diomaye. Car, on pourrait lui attribuait, à juste titre, tous les « succés et échecs » de Diomaye. Parce que c’est lui qui a fait la promotion du « produit » adopté par les Sénégalais. Sonko sera félicité si le « produit » est de bonne qualité mais aussi réprimandé si la qualité ne suit pas. La responsabilité de Sonko est engagée dans la gestion de Diomaye. Et si par malheur, Diomaye échouait, ce serait l’échec de « l’antisystème » ce qui favoriserait le retour du « système » pour se réinstaller plus durablement. Donc, l’échec n’est pas permis. 

Sonko, leader à l’international
Dans une sous-région très instable, avoir un homme de la trempe de Sonko à ses côtés est une bénédiction. C’est un duo complémentaire, et le super présidentialisme fortement réduit. Le Président Diomaye Faye peut se faire représenter valablement par Ousmane Sonko dans des rencontres internationales en cas d’empêchement. Et eu égard à son parcours politique, Ousmane Sonko sera reçu avec tous les honneurs par les chefs d’Etat qui vont l’accueillir. Mieux, dans le « projet » Pastef, le Président Diomaye a indiqué clairement sa vision de donner un autre contenu à la Cedeao qualifiée par beaucoup comme un syndicat de chefs d’Etat.

Et pour ce faire, il faut convaincre les Etats dissidents du Mali, Burkina Faso et du Niger. Par ailleurs, il est nécessaire de faire comprendre aux vieux de la Cedeao comme Alassane Dramane Ouatara que cette organisation doit être gérée par et pour les africains. Ce n’est pas une mince affaire. Et le Président Diomaye Faye n’est pas sûr d’avoir assez de temps pour mener de tels pourparlers. Sonko, lui, peut le faire valablement quel que ce soit le poste qu’il occupera dans l’administration Diomaye. Au-delà des pays de la sous-région, Ousmane Sonko peut jouer un grand rôle dans les rencontres internationales comme le font les premiers ministres Malien, Burkinabé et Nigérien. Il a la carrure et l’étoffe. Sa parole va compter.

CHIMERE JUNIOR LOPY, JOURNALISTE COMMUNICANT
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