La décision du Président Bassirou Diomaye Faye de mettre fin aux fonctions du Premier ministre Ousmane Sonko marque une étape importante dans la clarification de l’autorité de l’État.
Dans une précédente contribution, j’évoquais déjà la tension entre l’élan politique né de l’alternance et les exigences de la responsabilité d’État. La séquence actuelle confirme que gouverner ne consiste pas seulement à porter une dynamique politique, mais à organiser, arbitrer et préserver l’intérêt général.
Ousmane Sonko demeure une figure majeure de la mobilisation populaire et de l’alternance de 2024. Mais l’exercice du pouvoir obéit à une autre logique : celle de la continuité de l’État, de la cohérence gouvernementale et de la lisibilité de l’action publique.
Une fois élu, le Président de la République n’est plus seulement l’expression d’une coalition. Il devient le garant de la Nation, au-dessus des fidélités personnelles, des appartenances partisanes et des rapports d’influence.
La décision présidentielle doit donc être comprise comme un acte d’autorité institutionnelle. Elle ouvre une nouvelle phase : celle du passage de la conquête du pouvoir à son exercice méthodique, responsable et structuré.
Le Sénégal a besoin d’un État qui rassure, qui décide et qui protège. Il a également besoin de cadres capables de servir cette exigence avec loyauté, rigueur, discrétion et sens élevé de l’intérêt national.
La vraie question n’est pas de savoir qui a gagné ou qui a perdu. Elle est de savoir si cette clarification permettra de renforcer l’autorité de l’État, de stabiliser l’action publique et de replacer la République au-dessus des calculs politiques.
Gouverner, ce n’est pas seulement rester fidèle à une histoire commune. C’est savoir, lorsque les circonstances l’exigent, rester fidèle à l’État.
Par El Hadji Diaydi Bâ Cissé
Administrateur public – Spécialiste en gouvernance publique
Dans une précédente contribution, j’évoquais déjà la tension entre l’élan politique né de l’alternance et les exigences de la responsabilité d’État. La séquence actuelle confirme que gouverner ne consiste pas seulement à porter une dynamique politique, mais à organiser, arbitrer et préserver l’intérêt général.
Ousmane Sonko demeure une figure majeure de la mobilisation populaire et de l’alternance de 2024. Mais l’exercice du pouvoir obéit à une autre logique : celle de la continuité de l’État, de la cohérence gouvernementale et de la lisibilité de l’action publique.
Une fois élu, le Président de la République n’est plus seulement l’expression d’une coalition. Il devient le garant de la Nation, au-dessus des fidélités personnelles, des appartenances partisanes et des rapports d’influence.
La décision présidentielle doit donc être comprise comme un acte d’autorité institutionnelle. Elle ouvre une nouvelle phase : celle du passage de la conquête du pouvoir à son exercice méthodique, responsable et structuré.
Le Sénégal a besoin d’un État qui rassure, qui décide et qui protège. Il a également besoin de cadres capables de servir cette exigence avec loyauté, rigueur, discrétion et sens élevé de l’intérêt national.
La vraie question n’est pas de savoir qui a gagné ou qui a perdu. Elle est de savoir si cette clarification permettra de renforcer l’autorité de l’État, de stabiliser l’action publique et de replacer la République au-dessus des calculs politiques.
Gouverner, ce n’est pas seulement rester fidèle à une histoire commune. C’est savoir, lorsque les circonstances l’exigent, rester fidèle à l’État.
Par El Hadji Diaydi Bâ Cissé
Administrateur public – Spécialiste en gouvernance publique

