Le drame remonte à la nuit du 11 avril 2016, à Genève, sur l’avenue de la Croisette. Alertés par des cris de panique suivis de bruits sourds, plusieurs voisins aperçoivent depuis leur balcon un homme noir s’enfuir en courant. Au sol gît Valentina Tarallo, une étudiante italienne de 28 ans sur le point d’obtenir son doctorat en physiologie cellulaire. Évacuée en urgence, elle succombe le lendemain à un traumatisme crânio-cérébral sévère, renseigne L’Observateur dans son édition de ce samedi 16 mai.
Sur la scène du crime, la police scientifique saisit l’arme présumée du crime : un tube en fer. Les analyses révèlent la présence du sang de la victime, mêlé à l’ADN de son compagnon, le Sénégalo-Italien D. Bâ (40 ans), identifié à deux endroits distincts de l’objet.
Sept ans de cavale et d’emprunts d’identité
Immédiatement après le meurtre, une traque internationale est déclenchée. Le suspect éteint ses téléphones et quitte la Suisse à bord de bus et de trains, tout en étant filmé par les caméras de vidéosurveillance. Un dernier appel passé à un compatriote confirme qu’il a pris la direction du Sénégal. Saisie en octobre 2018 par le parquet de Genève, la Section de recherches de Dakar ouvre alors une longue enquête.
De Saint-Louis à Kolda, en passant par Dakar et Keur Mbaye Fall, il échappe aux autorités sous une fausse identité, se faisant appeler El Hadj Sow. Sa cavale prend fin en avril 2023 à Diourbel, alors qu’il tente de vendre une villa située à Keur Mbaye Fall pour 80 millions de francs CFA.
Un déni total face aux preuves matérielles
Devant la Chambre criminelle de Diourbel, le procès ravive la douleur des proches de la victime venus de Suisse. À la barre, l’accusé nie les faits et soutient une autre version des événements, affirmant que le couple aurait été agressé dans une ruelle par des individus réclamant une dette liée à des stupéfiants. Selon lui, sa fuite n’avait pour but que de « sauver sa vie ».
Une ligne de défense rejetée par le ministère public, qui dénonce l’absence de remords et met en avant la solidité des preuves matérielles.
la prison à vie et 1 milliard F CFA d’amende
Suivant le réquisitoire du parquet, la Chambre criminelle du tribunal de grande instance de Diourbel a reconnu D. Bâ, alias El Hadj Sow, coupable d’« assassinat avec actes de barbarie, usurpation d’identité, complicité et usage de faux en écriture publique ». Il a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité et au paiement d’un milliard de francs CFA de dommages et intérêts aux héritiers de Valentina Tarallo, d'après le quotidien du Groupe futurs médias.
Sur la scène du crime, la police scientifique saisit l’arme présumée du crime : un tube en fer. Les analyses révèlent la présence du sang de la victime, mêlé à l’ADN de son compagnon, le Sénégalo-Italien D. Bâ (40 ans), identifié à deux endroits distincts de l’objet.
Sept ans de cavale et d’emprunts d’identité
Immédiatement après le meurtre, une traque internationale est déclenchée. Le suspect éteint ses téléphones et quitte la Suisse à bord de bus et de trains, tout en étant filmé par les caméras de vidéosurveillance. Un dernier appel passé à un compatriote confirme qu’il a pris la direction du Sénégal. Saisie en octobre 2018 par le parquet de Genève, la Section de recherches de Dakar ouvre alors une longue enquête.
De Saint-Louis à Kolda, en passant par Dakar et Keur Mbaye Fall, il échappe aux autorités sous une fausse identité, se faisant appeler El Hadj Sow. Sa cavale prend fin en avril 2023 à Diourbel, alors qu’il tente de vendre une villa située à Keur Mbaye Fall pour 80 millions de francs CFA.
Un déni total face aux preuves matérielles
Devant la Chambre criminelle de Diourbel, le procès ravive la douleur des proches de la victime venus de Suisse. À la barre, l’accusé nie les faits et soutient une autre version des événements, affirmant que le couple aurait été agressé dans une ruelle par des individus réclamant une dette liée à des stupéfiants. Selon lui, sa fuite n’avait pour but que de « sauver sa vie ».
Une ligne de défense rejetée par le ministère public, qui dénonce l’absence de remords et met en avant la solidité des preuves matérielles.
la prison à vie et 1 milliard F CFA d’amende
Suivant le réquisitoire du parquet, la Chambre criminelle du tribunal de grande instance de Diourbel a reconnu D. Bâ, alias El Hadj Sow, coupable d’« assassinat avec actes de barbarie, usurpation d’identité, complicité et usage de faux en écriture publique ». Il a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité et au paiement d’un milliard de francs CFA de dommages et intérêts aux héritiers de Valentina Tarallo, d'après le quotidien du Groupe futurs médias.

