Au Sénégal, la grève générale de 72 heures a commencé ce mercredi 21 octobre. Le mot d’ordre lancé par le Front syndical pour la défense du travail (FSDT), qui réunit treize syndicats dans le secteur de l'éducation, de la santé, de la justice ou encore du transport, s’étend jusqu’à ce vendredi inclus. Le gouvernement a appelé les travailleurs à renoncer à cette grève jugée « illicite ».
Dans la capitale, on peut sentir que la grève générale s’est installée, avec un mot d’ordre suivi plus ou moins largement selon les secteurs.
Du côté du transport public, tout est à l’arrêt à Dakar. Au siège de la compagnie nationale « Dakar demm Dikk », les bus sont restés au dépôt et aucun chauffeur ne roule. À l’hôpital public Abass Ndao, au cœur de la capitale et très fréquenté, seul le service minimum des urgences est garanti, et toutes les opérations ont été reprogrammées. Dans une école publique de la capitale où s'est rendue RFI, pas de perturbation massive à noter à cette heure. Les tendances vont s'affiner ces prochaines heures.
Une grève jugée « illicite » par le gouvernement
Depuis le début de semaine, le gouvernement multiplie les offensives pour faire lever la grève, qui est jugée « illicite » en premier lieu et expose les travailleurs à des retenues sur salaire. Les syndicats ont aussi été appelés à faire preuve de patriotisme à l’approche des Jeux olympiques de la jeunesse organisés à Dakar dans dix jours.
Mardi 20 octobre, le gouverneur de Dakar a aussi annoncé la réquisition de centaines d’agents de la Société nationale d’électricité (Senelec), aussi concernée par l’appel à la grève. Cette mesure est prévue par la loi, mais le syndicat de la société estime qu’elle est abusive, car elle cible des postes non essentiels.
Les syndicats dénoncent des pressions et des tentatives d’intimidation et appellent à maintenir le mot d’ordre ces prochaines heures. Les travailleurs réclament le versement de leur indemnité logement, la révision du nouveau Code du travail et des mesures contre la cherté de la vie.
Dans la capitale, on peut sentir que la grève générale s’est installée, avec un mot d’ordre suivi plus ou moins largement selon les secteurs.
Du côté du transport public, tout est à l’arrêt à Dakar. Au siège de la compagnie nationale « Dakar demm Dikk », les bus sont restés au dépôt et aucun chauffeur ne roule. À l’hôpital public Abass Ndao, au cœur de la capitale et très fréquenté, seul le service minimum des urgences est garanti, et toutes les opérations ont été reprogrammées. Dans une école publique de la capitale où s'est rendue RFI, pas de perturbation massive à noter à cette heure. Les tendances vont s'affiner ces prochaines heures.
Une grève jugée « illicite » par le gouvernement
Depuis le début de semaine, le gouvernement multiplie les offensives pour faire lever la grève, qui est jugée « illicite » en premier lieu et expose les travailleurs à des retenues sur salaire. Les syndicats ont aussi été appelés à faire preuve de patriotisme à l’approche des Jeux olympiques de la jeunesse organisés à Dakar dans dix jours.
Mardi 20 octobre, le gouverneur de Dakar a aussi annoncé la réquisition de centaines d’agents de la Société nationale d’électricité (Senelec), aussi concernée par l’appel à la grève. Cette mesure est prévue par la loi, mais le syndicat de la société estime qu’elle est abusive, car elle cible des postes non essentiels.
Les syndicats dénoncent des pressions et des tentatives d’intimidation et appellent à maintenir le mot d’ordre ces prochaines heures. Les travailleurs réclament le versement de leur indemnité logement, la révision du nouveau Code du travail et des mesures contre la cherté de la vie.

