Le retrait de Macky Sall de la course au poste de secrétaire général des Nations unies continue de susciter des réactions. Si l’ancien président sénégalais justifie sa décision par sa volonté de favoriser une candidature consensuelle, le spécialiste en géopolitique Régis Hounkpé évoque des raisons plus profondes. Selon lui, les menaces de veto, l’insuffisance des soutiens au Conseil de sécurité et l’absence d’unanimité africaine ont considérablement réduit les chances de l’ancien chef de l’État.
Macky Sall a officiellement annoncé, le 17 octobre 2026, depuis Marrakech, le retrait de sa candidature au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU). Une décision qui intervient après plusieurs votes indicatifs au Conseil de sécurité, dont les résultats n’étaient pas favorables à l’ancien président sénégalais.
Pour expliquer son choix, Macky Sall a invoqué un « profond sens des responsabilités », estimant que les tendances observées lors des consultations plaidaient pour l’émergence d’une candidature consensuelle, éventuellement féminine, issue de la région d’Amérique latine et des Caraïbes.
L’ancien chef de l’État a également indiqué avoir échangé avec le président burundais Évariste Ndayishimiye, qui avait porté sa candidature, ainsi qu’avec son successeur à la tête du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, qui lui avait apporté son soutien.
La menace d’un nouveau veto
Mais derrière cette justification officielle, d’autres facteurs auraient pesé dans la décision de Macky Sall.
Interrogé par le quotidien L’Observateur, Régis Hounkpé, spécialiste en géopolitique, coopération internationale et communication stratégique, estime que l’ancien président sénégalais faisait face à une situation de plus en plus défavorable au sein du Conseil de sécurité.
« Le président Macky Sall était sous la menace d’un veto supplémentaire », a-t-il déclaré.
Selon l’expert, les différents votes indicatifs n’ont pas permis à l’ancien chef de l’État de se positionner parmi les candidats les mieux placés pour succéder à António Guterres.
Cette situation aurait considérablement affaibli ses perspectives, d’autant que l'opposition d'un seul membre permanent du Conseil de sécurité peut suffire à bloquer une candidature.
Une candidature qui ne faisait pas l’unanimité en Afrique
Au-delà des rapports de force entre les grandes puissances, Régis Hounkpé pointe également les divisions autour de la candidature de Macky Sall sur le continent africain.
« La question n’était pas totalement unanime », a-t-il souligné, évoquant l’absence de consensus autour de l’ancien président sénégalais.
Malgré le parrainage du président burundais Évariste Ndayishimiye et le soutien de Bassirou Diomaye Faye, cette candidature ne serait donc pas parvenue à fédérer suffisamment d'appuis pour renforcer ses chances dans les négociations internationales.
Pour le spécialiste, le retrait de Macky Sall ne peut ainsi être analysé uniquement à travers sa volonté affichée de faciliter l'émergence d'un consensus.
Il résulte également de « raisons politiques et géopolitiques », auxquelles s'ajoutent des considérations tactiques.
« La partie n’était plus jouable pour lui »
Régis Hounkpé considère que Macky Sall a finalement tiré les conséquences des rapports de force défavorables au sein du Conseil de sécurité.
Selon son analyse, l’ancien président sénégalais aurait compris que « la partie n’était plus jouable pour lui ».
Son retrait apparaît ainsi, aux yeux de l'expert, comme une décision stratégique destinée à éviter de poursuivre une compétition dont les perspectives de succès s'étaient fortement réduites.
En quittant la course, Macky Sall met fin à plusieurs mois de campagne diplomatique pour accéder à la tête de l'organisation internationale.
Cette décision laisse désormais le champ libre aux autres prétendants, dans un processus de désignation où les équilibres géopolitiques, les négociations entre grandes puissances et la recherche d'un consensus au Conseil de sécurité demeurent déterminants.
Macky Sall a officiellement annoncé, le 17 octobre 2026, depuis Marrakech, le retrait de sa candidature au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU). Une décision qui intervient après plusieurs votes indicatifs au Conseil de sécurité, dont les résultats n’étaient pas favorables à l’ancien président sénégalais.
Pour expliquer son choix, Macky Sall a invoqué un « profond sens des responsabilités », estimant que les tendances observées lors des consultations plaidaient pour l’émergence d’une candidature consensuelle, éventuellement féminine, issue de la région d’Amérique latine et des Caraïbes.
L’ancien chef de l’État a également indiqué avoir échangé avec le président burundais Évariste Ndayishimiye, qui avait porté sa candidature, ainsi qu’avec son successeur à la tête du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, qui lui avait apporté son soutien.
La menace d’un nouveau veto
Mais derrière cette justification officielle, d’autres facteurs auraient pesé dans la décision de Macky Sall.
Interrogé par le quotidien L’Observateur, Régis Hounkpé, spécialiste en géopolitique, coopération internationale et communication stratégique, estime que l’ancien président sénégalais faisait face à une situation de plus en plus défavorable au sein du Conseil de sécurité.
« Le président Macky Sall était sous la menace d’un veto supplémentaire », a-t-il déclaré.
Selon l’expert, les différents votes indicatifs n’ont pas permis à l’ancien chef de l’État de se positionner parmi les candidats les mieux placés pour succéder à António Guterres.
Cette situation aurait considérablement affaibli ses perspectives, d’autant que l'opposition d'un seul membre permanent du Conseil de sécurité peut suffire à bloquer une candidature.
Une candidature qui ne faisait pas l’unanimité en Afrique
Au-delà des rapports de force entre les grandes puissances, Régis Hounkpé pointe également les divisions autour de la candidature de Macky Sall sur le continent africain.
« La question n’était pas totalement unanime », a-t-il souligné, évoquant l’absence de consensus autour de l’ancien président sénégalais.
Malgré le parrainage du président burundais Évariste Ndayishimiye et le soutien de Bassirou Diomaye Faye, cette candidature ne serait donc pas parvenue à fédérer suffisamment d'appuis pour renforcer ses chances dans les négociations internationales.
Pour le spécialiste, le retrait de Macky Sall ne peut ainsi être analysé uniquement à travers sa volonté affichée de faciliter l'émergence d'un consensus.
Il résulte également de « raisons politiques et géopolitiques », auxquelles s'ajoutent des considérations tactiques.
« La partie n’était plus jouable pour lui »
Régis Hounkpé considère que Macky Sall a finalement tiré les conséquences des rapports de force défavorables au sein du Conseil de sécurité.
Selon son analyse, l’ancien président sénégalais aurait compris que « la partie n’était plus jouable pour lui ».
Son retrait apparaît ainsi, aux yeux de l'expert, comme une décision stratégique destinée à éviter de poursuivre une compétition dont les perspectives de succès s'étaient fortement réduites.
En quittant la course, Macky Sall met fin à plusieurs mois de campagne diplomatique pour accéder à la tête de l'organisation internationale.
Cette décision laisse désormais le champ libre aux autres prétendants, dans un processus de désignation où les équilibres géopolitiques, les négociations entre grandes puissances et la recherche d'un consensus au Conseil de sécurité demeurent déterminants.

