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Saly Portudal : la police découvre un réseau de lesbianisme

Vendredi 1 Mai 2026

Ce qui devait être une enquête pour viol s'est transformé en démantèlement d'un réseau de lesbianisme. Le commissariat urbain de Saly-Portudal, sous le commandement du commissaire Oumar Mbaye, a déféré ce jeudi 30 avril 2026 trois personnes devant le procureur Augustin Yakhar Faye, chef du parquet du Tribunal de Grande Instance de Mbour, selon des informations exclusives de Seneweb.

Les trois mis en cause sont tous de nationalité sénégalaise : I. Sané, 52 ans, artiste-compositeur, domicilié à Saly ; sa nièce Y. F. Sané, 28 ans, artiste-peintre, domiciliée à Keur Massar ; F. Sow, 24 ans, se déclarant commerçante et prostituée, domiciliée à Keur Massar.


Le 25 avril 2026, la dame Y. F. Sané se présente spontanément au commissariat urbain de Saly-Portudal pour accuser son oncle paternel I. Sané de viol et de collecte illicite de données à caractère pornographique. Elle déclare avoir rejoint son domicile à Saly en mars 2026, ce dernier lui ayant promis de l'aider à trouver un emploi. À son arrivée, il aurait entretenu avec elle des relations sexuelles forcées et non protégées, en la filmant à son insu. Pour la contraindre au silence, il lui aurait transmis les vidéos en la menaçant de les envoyer à son père en cas de refus.

Elle précise que le samedi 25 avril, après être rentrée tardivement, il l'a agressée et lui a demandé de quitter le domicile. Craignant la diffusion de ses vidéos intimes sur le site « m. », elle décide de saisir la police. Une enquête est aussitôt ouverte et une équipe dépêchée pour interpeller le mis en cause.


Convoqué et conduit au commissariat, I. Sané nie catégoriquement les faits de viol mais reconnaît avoir entretenu des relations sexuelles filmées avec sa nièce Y. F. Sané. Il va plus loin en révélant l'existence de séances à trois avec usage de sextoys, impliquant également F. Sow, une prostituée mise en contact avec Y. F. Sané par l'intermédiaire d'une certaine « Mya », présumée proxénète domiciliée à Zac Mbao, via TikTok. Il est placé en garde à vue.

Le tournant décisif de l’enquête vient de l’exploitation des vidéos collectées par l’artiste I. Sané. Les enquêteurs y découvrent la dame Y. F. Sané en train de s’adonner à des actes de lesbianisme avec la prostituée F. Sow.

Confrontée à ces images, la dame Y. F. Sané reconnaît avoir participé à une partouze ou plan à trois avec son oncle I. Sané et F. Sow. Elle tente néanmoins de se dédouaner en affirmant avoir agi sous contrainte morale et sous la menace de diffusion de ses vidéos intimes à son père.

Mais les enquêteurs relèvent sur le téléphone d’I. Sané des messages affectueux et des photos intimes envoyés de sa propre initiative, fragilisant considérablement sa thèse. Pour corroborer ses accusations, elle remet aux enquêteurs 21 vidéos montrant son oncle I. Sané entretenir des relations sexuelles non protégées avec d’autres femmes.

De son côté, I. Sané soutient que les relations à trois étaient consenties et affirme que c’est sa nièce Y. F. Sané elle-même qui aurait proposé la participation d’une tierce personne. Il remet aux enquêteurs 4 photos et 8 vidéos filmées avec son téléphone iPhone.

Interrogée à son tour, la prostituée F. Sow confirme s'être rendue au domicile d'I. Sané pour participer à la rencontre intime. Elle révèle remettre ses coordonnées à « Mya », laquelle les publie sur le site « www.nex. » pour la mettre en contact avec des clients, avec partage des gains à l'issue.

La perquisition du domicile d'I. Sané a permis de saisir un important matériel : 2 sextoys, 1 vibromasseur, 1 lubrifiant, 11 préservatifs, 3 nuisettes, 1 chemise avec ceinture, 2 robes, 3 jupes, ainsi que du matériel numérique comprenant 1 ordinateur portable MacBook, 3 disques durs externes, 1 clé USB et 1 appareil photographique, selon des sources de Seneweb proches du parquet.

Au terme de l’enquête, les trois mis en cause ont été déférés ce jeudi 30 avril 2026 devant le procureur Augustin Yakhar Faye pour association de malfaiteurs, collecte illicite et diffusion de données à caractère pornographique, incitation à la débauche, acte contre nature (lesbianisme) et proxénétisme. L’ensemble des objets scellés, vidéos, photos, sextoys, lubrifiants, vibromasseurs et préservatifs, a été présenté au parquet. Également, des vidéos compromettantes mettant en scène des séances de partouze ont été versées dans la procédure.


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