En ce jour de réception « technique » des travaux de reconstruction de l’aéroport international de Ziguinchor, je ne peux m'empêcher de ressentir une émotion particulière, celle du fils du terroir qui reconnaît, dans chaque poutre métallique accrochée, dans chaque couche de bitume posée, dans chaque balisage lumineux, dans chaque équipement de navigation de pointe, l'écho d'une conviction portée de longue date : le Sénégal a besoin d’une Casamance totalement désenclavée.
Tout a commencé par une vision: un plan stratégique hub aérien 2021-2025, pour faire du Sénégal, la première plateforme aéronautique de l’Afrique de l’Ouest.
Cette ambition, c’était de répondre à une conviction et à une aspiration, qui se sont exprimées à travers un ambitieux programme de modernisation des aéroports (PRAS) pour mieux assoir notre souveraineté aéroportuaire. C'est dans cette perspective que la décision a été prise de totalement raser l'ancien aéroport, pour construire, “from” zéro, un véritable bijou aéroportuaire. Ce choix, qui pouvait sembler radical, était en réalité la seule voie possible pour offrir à Ziguinchor une infrastructure à la hauteur de son immense potentiel économique.
En tant qu’ancien Directeur Général d'AIBD SA, j'ai eu l'honneur de concevoir ce projet, avec l’appui de l’armée de l’air et d’un grand architecte sénégalais, de le dimensionner, d'en structurer le financement et de lancer la construction avec des entreprises sénégalaises et françaises.
En début 2022, Après avoir soldé l’encours de la dette de 129 milliards francs CFA pour assurer la souveraineté totale dans notre principale infrastructure aéroportuaire nationale, aéroport international AIBD, reconstruit l’aéroport de Saint-Louis, bâti le nouveau pavillon présidentiel de Yoff, réhabilité la piste de la base aérienne de Thiès et le salon d’honneur de l’aéroport Blaise Diagne, et lancé les travaux de construction de l’aéroport de Matam, il restait Ziguinchor, symbole de l'ingéniosité entrepreunariale sénégalaise et nouvel emblème de cette renaissance aéronautique nationale.
Les travaux de la reconstruction de l’aéroport de Ziguinchor ont avancé à près de 80% sous mon impulsion en tant que DG puis Ministre avant que le relais ne soit passé, dans la continuité en 2024 et avec le même engagement, à Monsieur Yankhoba Diémé, devenu ministre en charge des transports aériens, qui a su porter ce flambeau jusqu'à la ligne d'arrivée aidé par son collègue en charge des infrastructures, M. Dethié Fall. Le Président de la République aura, dans les prochains mois, certainement l'honneur d'inaugurer cette belle infrastructure aéroportuaire de référence qui avait été pensée et réalisée à 80% par le régime du Président Macky Sall.
Il est heureux que le destin ait ainsi voulu que cet aéroport soit, de sa conception, en passant par son lancement, à son ruban inaugural, une affaire de famille : la famille Casamancaise. Ziguinchor attendait ses enfants. Ses enfants ont tenu parole.
Sur le plan technique, l’aérogare passagers bâtie entièrement en structure métallique aux façades vitrées conçues pour résister à la forte pluviométrie régionale, une piste rallongée à 2000 mètres avec un balisage permettant d'accueillir des appareils moyen-courriers de jour comme de nuit et à tout temps ; des équipements de météorologie et de navigation de dernière génération, confiés à Asecna qui assurera la gestion de l’infrastructure comme décidé lors de la réunion du Comité des Ministres de l’Asecna de Brazzaville en juillet 2023.
Par ailleurs, ce qui rend cet aéroport véritablement singulier, c'est sa dimension civilo-militaire. Après soixante six (66) ans d'attente, l'Armée de l'Air du Sénégal dispose enfin, à Ziguinchor, d'une base aérienne digne de ce nom, plateforme qui renforce le dispositif de défense nationale en Casamance, zone historiquement sensible. Ce mariage réussi entre impératifs civils et exigences militaires est le fruit d'une ingénierie administrative, opérationnelle et financière pensée et réalisée, et il illustre ce que la coopération civilo-militaire peut produire de meilleur lorsqu'elle est conduite avec vision, méthode et pragmatisme.
J’ose croire que l’inauguration de cet aéroport sera un nouveau point de départ d'une nouvelle dynamique pour toute l’aviation civile et militaire. Cap maintenant vers la reconstruction de Cap Skirring et ses plages légendaires, la finalisation de l’aéroport Matam dont les travaux de la nouvelle piste sont livrés depuis mars 2024, la reconstruction de l’aéroport de Tambacounda, de Linguère et de l’aéroport de Kolda comme indiqué par le Président de la République Bassirou Diomaye Diakhar Faye lors du dernier conseil des ministres de ce 29 avril 2026, des aéroports de Kédougou et de Sédhiou. Autant de territoires que le réseau aéroportuaire sénégalais en construction viendra connecter à l'économique nationale et internationale. C’est bien dans la réalisation effective de ces nouvelles infrastructures, que le gouvernement est attendu.
Doudou KA
- Ancien Directeur Général d'AIBD SA
- Ancien Ministre des Transports Aériens et du Développement des Infrastructures Aéroportuaires
Tout a commencé par une vision: un plan stratégique hub aérien 2021-2025, pour faire du Sénégal, la première plateforme aéronautique de l’Afrique de l’Ouest.
Cette ambition, c’était de répondre à une conviction et à une aspiration, qui se sont exprimées à travers un ambitieux programme de modernisation des aéroports (PRAS) pour mieux assoir notre souveraineté aéroportuaire. C'est dans cette perspective que la décision a été prise de totalement raser l'ancien aéroport, pour construire, “from” zéro, un véritable bijou aéroportuaire. Ce choix, qui pouvait sembler radical, était en réalité la seule voie possible pour offrir à Ziguinchor une infrastructure à la hauteur de son immense potentiel économique.
En tant qu’ancien Directeur Général d'AIBD SA, j'ai eu l'honneur de concevoir ce projet, avec l’appui de l’armée de l’air et d’un grand architecte sénégalais, de le dimensionner, d'en structurer le financement et de lancer la construction avec des entreprises sénégalaises et françaises.
En début 2022, Après avoir soldé l’encours de la dette de 129 milliards francs CFA pour assurer la souveraineté totale dans notre principale infrastructure aéroportuaire nationale, aéroport international AIBD, reconstruit l’aéroport de Saint-Louis, bâti le nouveau pavillon présidentiel de Yoff, réhabilité la piste de la base aérienne de Thiès et le salon d’honneur de l’aéroport Blaise Diagne, et lancé les travaux de construction de l’aéroport de Matam, il restait Ziguinchor, symbole de l'ingéniosité entrepreunariale sénégalaise et nouvel emblème de cette renaissance aéronautique nationale.
Les travaux de la reconstruction de l’aéroport de Ziguinchor ont avancé à près de 80% sous mon impulsion en tant que DG puis Ministre avant que le relais ne soit passé, dans la continuité en 2024 et avec le même engagement, à Monsieur Yankhoba Diémé, devenu ministre en charge des transports aériens, qui a su porter ce flambeau jusqu'à la ligne d'arrivée aidé par son collègue en charge des infrastructures, M. Dethié Fall. Le Président de la République aura, dans les prochains mois, certainement l'honneur d'inaugurer cette belle infrastructure aéroportuaire de référence qui avait été pensée et réalisée à 80% par le régime du Président Macky Sall.
Il est heureux que le destin ait ainsi voulu que cet aéroport soit, de sa conception, en passant par son lancement, à son ruban inaugural, une affaire de famille : la famille Casamancaise. Ziguinchor attendait ses enfants. Ses enfants ont tenu parole.
Sur le plan technique, l’aérogare passagers bâtie entièrement en structure métallique aux façades vitrées conçues pour résister à la forte pluviométrie régionale, une piste rallongée à 2000 mètres avec un balisage permettant d'accueillir des appareils moyen-courriers de jour comme de nuit et à tout temps ; des équipements de météorologie et de navigation de dernière génération, confiés à Asecna qui assurera la gestion de l’infrastructure comme décidé lors de la réunion du Comité des Ministres de l’Asecna de Brazzaville en juillet 2023.
Par ailleurs, ce qui rend cet aéroport véritablement singulier, c'est sa dimension civilo-militaire. Après soixante six (66) ans d'attente, l'Armée de l'Air du Sénégal dispose enfin, à Ziguinchor, d'une base aérienne digne de ce nom, plateforme qui renforce le dispositif de défense nationale en Casamance, zone historiquement sensible. Ce mariage réussi entre impératifs civils et exigences militaires est le fruit d'une ingénierie administrative, opérationnelle et financière pensée et réalisée, et il illustre ce que la coopération civilo-militaire peut produire de meilleur lorsqu'elle est conduite avec vision, méthode et pragmatisme.
J’ose croire que l’inauguration de cet aéroport sera un nouveau point de départ d'une nouvelle dynamique pour toute l’aviation civile et militaire. Cap maintenant vers la reconstruction de Cap Skirring et ses plages légendaires, la finalisation de l’aéroport Matam dont les travaux de la nouvelle piste sont livrés depuis mars 2024, la reconstruction de l’aéroport de Tambacounda, de Linguère et de l’aéroport de Kolda comme indiqué par le Président de la République Bassirou Diomaye Diakhar Faye lors du dernier conseil des ministres de ce 29 avril 2026, des aéroports de Kédougou et de Sédhiou. Autant de territoires que le réseau aéroportuaire sénégalais en construction viendra connecter à l'économique nationale et internationale. C’est bien dans la réalisation effective de ces nouvelles infrastructures, que le gouvernement est attendu.
Doudou KA
- Ancien Directeur Général d'AIBD SA
- Ancien Ministre des Transports Aériens et du Développement des Infrastructures Aéroportuaires

