Les initiateurs du Manifeste « Dundal PS – Faire revivre le PS » ont publié, ce 03 mars 2026, un communiqué de presse dans lequel ils expriment leur profonde inquiétude face au fonctionnement de la Commission dite de relance du Parti socialiste du Sénégal.
Selon eux, cette commission a refusé de transmettre son pré-rapport au Secrétariat exécutif national, malgré une demande explicite formulée en ce sens. Une situation qu’ils jugent contraire aux principes de transparence et de débat démocratique au sein du parti.
Dans leur communiqué, ils affirment que « la Commission a choisi de s’en tenir à une présentation orale et de refuser toute communication du document, en contradiction manifeste avec l’exigence de transparence qui s’impose à elle ».
Pour les signataires, ce refus ne relève pas d’un simple problème de procédure. « Ce refus obstiné ne traduit ni un malentendu technique ni un retard administratif, mais un choix politique grave visant à soustraire à l’analyse collective le diagnostic et les conclusions destinées à engager l’avenir du Parti », dénoncent-ils.
Ils estiment que cette démarche intervient dans un contexte de crise profonde que traverse la formation politique. « À l’heure où le Parti socialiste affronte une crise existentielle, substituer à la culture du débat loyal une culture de la rétention et du secret revient à confisquer la relance au lieu de la mettre au service de tous », martèlent-ils.
Les initiateurs du Manifeste rappellent également l’espoir suscité par la dynamique de refondation portée par une large base militante. « Cette aspiration à la renaissance n’appelle ni des ajustements cosmétiques ni des manœuvres d’appareil, mais un travail de vérité, de clarté et de courage devant les militants et la jeunesse sénégalaise », soulignent-ils.
Ils mettent en garde contre ce qu’ils considèrent comme une tentative de recentralisation du pouvoir au sommet du parti. « Les orientations que la Commission tente d’imposer s’apparentent davantage à une recomposition silencieuse des rapports de pouvoir qu’à une véritable refondation démocratique », affirment-ils, dénonçant « la marginalisation de la base, l’affaiblissement des contre-pouvoirs internes et la place périphérique réservée aux jeunes et aux militantes ».
Tout en se réclamant de l’unité du parti, les signataires expliquent avoir longtemps privilégié le dialogue interne. « C’est au nom de cette unité que nous avons renoncé à rendre publics certains textes d’analyse et suspendu les visites à la base afin de laisser toutes ses chances au dialogue », précisent-ils.
Cependant, face à ce qu’ils qualifient d’« entêtement dans la rétention du rapport » et d’« esquive du débat de fond », ils disent se résoudre à alerter l’opinion publique. « Nous appelons solennellement les socialistes et leurs sympathisants à refuser une relance en trompe-l’œil, sans diagnostic partagé et sans garanties démocratiques », lancent-ils.
Ils exigent un processus fondé sur « la transparence dans les travaux, le respect des décisions du Secrétariat exécutif national, la pleine participation de la base, ainsi que la reconnaissance effective du rôle des jeunes et des femmes ».
Les initiateurs du Manifeste affirment rester ouverts au dialogue. « Tout en restant fermes dans notre initiative, nous demeurons disponibles pour toute démarche sincère visant à réorienter l’exigence de refondation et de relance dans le seul intérêt du Parti socialiste et de sa mission historique au service du peuple sénégalais », concluent-ils.

