Le Secrétariat exécutif (SE) de AND JEF/PADS-A a tenu, le 9 mai 2026, une journée d’étude consacrée à plusieurs questions politiques, institutionnelles et sécuritaires. Dans un communiqué publié à l’issue de cette rencontre, le parti de gauche a abordé les enjeux liés à son fonctionnement interne, aux réformes institutionnelles en cours au Sénégal ainsi qu’à la situation sécuritaire dans la sous-région sahélienne.
Sur le plan organisationnel, le SE s’est félicité des progrès réalisés dans la mise en œuvre du « Plan d’opération stratégique de restructuration de AND JEF/PADS-A (POSRA) ». Selon le communiqué, ce travail a permis « la mise à disposition du SE d’un fichier des militantes et des militants de nos différentes fédérations départementales ».Le parti estime que cette dynamique doit favoriser un renouvellement de ses structures afin de renforcer son ancrage idéologique. « Il s’agira aussi pour le SE, avec la mise en œuvre du POSRA, d’enclencher un vaste mouvement de renouvellement de nos fédérations », indique le texte.
AND JEF/PADS-A affirme vouloir construire « un parti solide et solidaire, fortement ancré à gauche », capable de proposer « des alternatives réalisables et cohérentes » face aux préoccupations des Sénégalais. Le Secrétariat exécutif a également insisté sur l’importance des cadres unitaires de l’opposition et des forces progressistes. « Bâtissons un parti solide et solidaire, renforçons la CDS, créons la dynamique qui ouvre la voie au succès pour la gauche », souligne le communiqué.
Concernant les réformes institutionnelles engagées au Sénégal, le parti appelle à une démarche inclusive et concertée. Pour le SE, « une réforme n’a d’intérêt que si elle transforme pour améliorer ce qui ne fonctionne pas, tout en renforçant ce qui marche ». Les responsables de AND JEF/PADS-A dénoncent par ailleurs « la cacophonie au sommet de l’État » autour du processus d’adoption des réformes.
Le parti juge toutefois positives certaines propositions relatives à la réforme de la Constitution et du Conseil constitutionnel, estimant qu’elles doivent « épouser les conclusions des Assises nationales du Sénégal ». Sur la question des partis politiques, le SE met en garde contre toute tentative de restriction des libertés politiques. « Une nouvelle loi sur les partis est inutile. Il faudrait veiller à ce qu’ils appliquent la loi et le cadre qui les régissent », soutient le communiqué.
Le parti estime également que le financement public des formations politiques ne doit pas se limiter à une distribution de ressources financières. « Le financement des partis politiques ne doit pas signifier distribuer de l’argent public à des organisations, mais créer les conditions de leur participation aux élections et à l’éducation des citoyens », précise le texte. Au-delà des débats institutionnels, le Secrétariat exécutif a insisté sur les attentes sociales des populations.« Plus que jamais, l’urgence doit porter sur les mesures concrètes en matière d’emploi des jeunes, de réduction du train de vie de l’État et du coût de la vie », affirme le communiqué.
Internationale
Enfin, le parti s’est inquiété de la détérioration de la situation sécuritaire au Sahel, notamment au Mali. Le SE évoque « le blocus de Bamako », les attaques contre des infrastructures stratégiques et les tensions persistantes entre les autorités militaires et les groupes armés. Pour AND JEF/PADS-A, cette situation représente « des implications de grande portée pour la paix, la stabilité et la sécurité de l’ensemble de la sous-région ouest-africaine ». Le parti estime que dans ce contexte, « la place des militaires maliens devrait être dans les casernes » afin de se concentrer sur la lutte contre le terrorisme et la sécurisation du territoire.Les participants à la journée d’étude ont enfin plaidé pour « une approche holistique de la lutte contre le terrorisme », intégrant les dimensions sécuritaires, sociales, économiques et de gouvernance.

