Dans une série de messages audio, le chef du groupe Wagner Evguéni Prigojine a appelé au soulèvement contre le commandement russe. Il accuse l’armée d’avoir bombardé des camps militaires du groupe Wagner. Affirmant mener une « marche pour la justice » et non un « coup d’État militaire », Evguéni Prigojine se dit « prêt à mourir » avec ses 25 000 hommes pour « libérer le peuple russe ».
• Le gouverneur de la région de Lipetsk fait état de la présence de combattants de Wagner sur son territoire. Plus tôt dans la matinée, le patron de Wagner avait annoncé que ses forces, jusqu’à présent déployées en Ukraine, avaient traversé la frontière et étaient entrées dans Rostov, où se trouve le quartier général du commandement sud de l’armée russe, d’où sont coordonnées les opérations militaires en Ukraine.
« La situation est difficile », reconnaît sans ambages Sergueï Sobianine. « Afin de minimiser les risques (...), j'ai décidé de déclarer lundi jour chômé », sauf pour certaines activités et les services municipaux, ajoute le maire qui appelle les Moscovites à « limiter autant que possible » leurs déplacements dans la ville et prévient que la circulation pourrait être « bloquée » sur certaines routes et dans certains quartiers.
17h21 : Le point sur l'avancée de Wagner vers Moscou.
Depuis l'annonce de la rébellion de Wagner vendredi soir, les combattants du groupe paramilitaire ont été repérées dans trois régions russes : Rostov, Voronej et Lipetsk. Après avoir pris le contrôle de Rostov-sur-le-Don ce samedi matin, ils ont pris la route vers le nord, en direction de Moscou. Des combats ont été signalés dans la région de Voronej en fin de matinée, où un dépôt de carburants a été détruit afin de ralentir l'avancée des hommes de Prigojine. Dans l'après-midi, le gouverneur de la région de Lipetsk a indiqué leur présence sur le territoire régional. Celle de Kalouga, limitrophe de la région de Moscou, a annoncé des restrictions de déplacements.
17h11 : Moscou met en garde l'Occident contre toute tentative de « profiter » de la situation
« Nous mettons en garde les pays occidentaux contre toute (tentative) de profiter de la situation intérieure en Russie pour atteindre leurs objectifs russophobes. De telles tentatives seraient futiles », déclare le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué. « Tous les objectifs de l'opération militaire spéciale (en Ukraine) seront atteints », ajoute-t-il.
16h14 : La région russe de Kalouga annonce des restrictions sur les déplacements.
La région russe de Kalouga, dont la capitale est à 180 km au sud de Moscou, a introduit des restrictions sur les déplacements. « Le quartier général opérationnel a décidé de temporairement introduire des restrictions de transport automobile sur les routes de la région situées dans les territoires limitrophes des régions frontalières avec celle de Kalouga, (soit) les régions de Toula, Briansk, Orlov et Smolensk » qui sont au sud, à l'est et à l'ouest de Kalouga, précise le gouverneur Vladislav Chapcha.
16h01 : La Lettonie annonce renforcer la sécurité à ses frontières.
« La Lettonie suit de près l'évolution de la situation en Russie (...). La sécurité aux frontières a été renforcée », a annoncé sur Twitter le président élu de la Lettonie Edgars Rinkevics, précisant que la délivrance de visas ou l'entrée de Russes venant de Russie était suspendue.
15h53 : Des combattants de Wagner dans la région de Lipetsk.
Le gouverneur de la région de Lipetsk, à environ 400 km au sud de Moscou, indique sur Telegram que des éléments du groupe paramilitaire « sont en train de se déplacer » sur le territoire régional, ce qui confirme leur progression vers la capitale russe. « Les agences de maintien de l'ordre et les autorités (...) prennent toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité de la population. La situation est sous contrôle », assure Igor Artamonov.
Selon l'un des blogueurs militaires russes les plus populaires, « Rybar », les combattants de Wagner « ont dépassé la ville d'Ielets », située à 340 km de Moscou, avec l'intention apparente de tenter de traverser un pont au-dessus de la rivière Oka et de poursuivre leur marche par l'autoroute reliant le sud du pays à la capitale russe.
14h47 : Le Kremlin dit avoir le soutien du président turc Erdogan.
Dans un communiqué, la présidence russe indique que Vladimir Poutine a reçu le « plein soutien » de son homologue turc Recep Tayyip Erdogan lors d'un entretien téléphonique consacré à la rébellion armée du groupe Wagner.
14h45 : Ramzan Kadyrov annonce envoyer ses hommes dans les « zones de tension ».
« Les combattants du ministère de la Défense et de la Garde nationale tchétchènes se sont déjà rendus dans les zones de tension. Nous ferons tout pour préserver l'unité de la Russie et protéger son statut d'État », a déclaré sur Telegram le président tchétchène Ramzan Kadyrov, dont les hommes ont été très actifs dans l'offensive russe en Ukraine.
14h36 : Les chefs de la diplomatie du G7 se sont entretenus pour un « échange de vues ».
Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell indique que les ministres des Affaires étrangères du G7 se sont entretenus pour un « échange de vues ». Aucun détail n'a filtré sur le contenu de ces échanges. Washington a simplement indiqué que les États-Unis allaient rester en « étroite coordination » avec leurs alliés après ce premier échange, tout en précisant que cette rébellion ne changeait rien au soutien à l'Ukraine.
14h20 : La rébellion en Russie, une « opportunité » pour l'Ukraine.
La Russie a engagé un processus conduisant à sa propre destruction en envahissant l'Ukraine, estime sur Telegram la vice-ministre ukrainienne de la Défense, Ganna Maliar. « Que cela signifie-t-il pour nous ? Une fenêtre d'opportunité », ajoute-t-elle, assurant que l'Ukraine continue son travail pour la « victoire ».
14h05 : Evguéni Prigojine affirme avoir pris le QG militaire de Rostov « sans coup de feu ».
« Pourquoi le pays nous soutient ? Parce que nous effectuons une marche pour la justice », dit dans un message audio sur Telegram le chef de Wagner, accusé de « trahison » par Vladimir Poutine. « Nous sommes entrés dans Rostov, et sans tirer un seul coup de feu, nous avons pris le bâtiment du quartier général », ajoute-t-il.
C'est l'un des cinq districts militaires de Russie, un district éminemment stratégique puisqu'il fait face à l'Ukraine. C'est d'ailleurs à Rostov-sur-le-Don que l'armée russe a installé son quartier général dans le conflit ukrainien. Avec l'état-major, les transmissions, c'est aussi un port doublé d'une importante base aérienne. Mais c'est surtout un hub logistique, où convergent les réseaux ferroviaires qui alimentent l'armée russe. En faisant main-basse sur ce château-fort, centre de gravité majeur de l'effort de guerre, Evguéni Prigojine a désormais accès à la hiérarchie et aux moyens militaires.
Ce coup de force pourrait avoir comme première conséquence de perturber les opérations et faciliter une percée ukrainienne. D'autant que sur la ligne de front, la 22e brigade Spetsnaz de la Garde ainsi que l'Unité Storm Z composée de prisonniers sortis des prisons russes, ont porté allégeance à Wagner. L'ossature des troupes russes les plus brutales se retourne contre le Kremlin. La Russie a créé un monstre qui lui échappe et ce samedi matin, les chiens de guerre ont pris la route de Moscou.
13h54 : Poutine est au Kremlin, assure son porte-parole.
« Le président travaille au Kremlin », assure Dmitri Peskov, cité par l'agence d'État Ria Novosti, qui l'interrogeait sur des rumeurs sur les réseaux sociaux affirmant qu'il avait quitté Moscou à cause de la rébellion du groupe Wagner.
Les habitants de la région de Lipetsk appelés à rester chez eux.
« Afin d'assurer l'ordre et la sécurité des citoyens de la région de Lipetsk, le quartier général opérationnel (régional) appelle les habitants à ne pas sortir de leurs maisons sauf nécessité, et à renoncer à tout déplacement dans un véhicule privé », indique le compte Telegram des autorités de la région, située à 420 km au sud de Moscou. Cet appel coïncide avec la diffusion sur Twitter de vidéos montrant une colonne de véhicules, dont certains transportant des chars, remonter la route fédérale M4 au niveau de la ville de Horse-Kolodezsky, dans la région de Lipetsk.
• Le gouverneur de la région de Lipetsk fait état de la présence de combattants de Wagner sur son territoire. Plus tôt dans la matinée, le patron de Wagner avait annoncé que ses forces, jusqu’à présent déployées en Ukraine, avaient traversé la frontière et étaient entrées dans Rostov, où se trouve le quartier général du commandement sud de l’armée russe, d’où sont coordonnées les opérations militaires en Ukraine.
« La situation est difficile », reconnaît sans ambages Sergueï Sobianine. « Afin de minimiser les risques (...), j'ai décidé de déclarer lundi jour chômé », sauf pour certaines activités et les services municipaux, ajoute le maire qui appelle les Moscovites à « limiter autant que possible » leurs déplacements dans la ville et prévient que la circulation pourrait être « bloquée » sur certaines routes et dans certains quartiers.
17h21 : Le point sur l'avancée de Wagner vers Moscou.
Depuis l'annonce de la rébellion de Wagner vendredi soir, les combattants du groupe paramilitaire ont été repérées dans trois régions russes : Rostov, Voronej et Lipetsk. Après avoir pris le contrôle de Rostov-sur-le-Don ce samedi matin, ils ont pris la route vers le nord, en direction de Moscou. Des combats ont été signalés dans la région de Voronej en fin de matinée, où un dépôt de carburants a été détruit afin de ralentir l'avancée des hommes de Prigojine. Dans l'après-midi, le gouverneur de la région de Lipetsk a indiqué leur présence sur le territoire régional. Celle de Kalouga, limitrophe de la région de Moscou, a annoncé des restrictions de déplacements.
17h11 : Moscou met en garde l'Occident contre toute tentative de « profiter » de la situation
« Nous mettons en garde les pays occidentaux contre toute (tentative) de profiter de la situation intérieure en Russie pour atteindre leurs objectifs russophobes. De telles tentatives seraient futiles », déclare le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué. « Tous les objectifs de l'opération militaire spéciale (en Ukraine) seront atteints », ajoute-t-il.
16h14 : La région russe de Kalouga annonce des restrictions sur les déplacements.
La région russe de Kalouga, dont la capitale est à 180 km au sud de Moscou, a introduit des restrictions sur les déplacements. « Le quartier général opérationnel a décidé de temporairement introduire des restrictions de transport automobile sur les routes de la région situées dans les territoires limitrophes des régions frontalières avec celle de Kalouga, (soit) les régions de Toula, Briansk, Orlov et Smolensk » qui sont au sud, à l'est et à l'ouest de Kalouga, précise le gouverneur Vladislav Chapcha.
16h01 : La Lettonie annonce renforcer la sécurité à ses frontières.
« La Lettonie suit de près l'évolution de la situation en Russie (...). La sécurité aux frontières a été renforcée », a annoncé sur Twitter le président élu de la Lettonie Edgars Rinkevics, précisant que la délivrance de visas ou l'entrée de Russes venant de Russie était suspendue.
15h53 : Des combattants de Wagner dans la région de Lipetsk.
Le gouverneur de la région de Lipetsk, à environ 400 km au sud de Moscou, indique sur Telegram que des éléments du groupe paramilitaire « sont en train de se déplacer » sur le territoire régional, ce qui confirme leur progression vers la capitale russe. « Les agences de maintien de l'ordre et les autorités (...) prennent toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité de la population. La situation est sous contrôle », assure Igor Artamonov.
Selon l'un des blogueurs militaires russes les plus populaires, « Rybar », les combattants de Wagner « ont dépassé la ville d'Ielets », située à 340 km de Moscou, avec l'intention apparente de tenter de traverser un pont au-dessus de la rivière Oka et de poursuivre leur marche par l'autoroute reliant le sud du pays à la capitale russe.
14h47 : Le Kremlin dit avoir le soutien du président turc Erdogan.
Dans un communiqué, la présidence russe indique que Vladimir Poutine a reçu le « plein soutien » de son homologue turc Recep Tayyip Erdogan lors d'un entretien téléphonique consacré à la rébellion armée du groupe Wagner.
14h45 : Ramzan Kadyrov annonce envoyer ses hommes dans les « zones de tension ».
« Les combattants du ministère de la Défense et de la Garde nationale tchétchènes se sont déjà rendus dans les zones de tension. Nous ferons tout pour préserver l'unité de la Russie et protéger son statut d'État », a déclaré sur Telegram le président tchétchène Ramzan Kadyrov, dont les hommes ont été très actifs dans l'offensive russe en Ukraine.
14h36 : Les chefs de la diplomatie du G7 se sont entretenus pour un « échange de vues ».
Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell indique que les ministres des Affaires étrangères du G7 se sont entretenus pour un « échange de vues ». Aucun détail n'a filtré sur le contenu de ces échanges. Washington a simplement indiqué que les États-Unis allaient rester en « étroite coordination » avec leurs alliés après ce premier échange, tout en précisant que cette rébellion ne changeait rien au soutien à l'Ukraine.
14h20 : La rébellion en Russie, une « opportunité » pour l'Ukraine.
La Russie a engagé un processus conduisant à sa propre destruction en envahissant l'Ukraine, estime sur Telegram la vice-ministre ukrainienne de la Défense, Ganna Maliar. « Que cela signifie-t-il pour nous ? Une fenêtre d'opportunité », ajoute-t-elle, assurant que l'Ukraine continue son travail pour la « victoire ».
14h05 : Evguéni Prigojine affirme avoir pris le QG militaire de Rostov « sans coup de feu ».
« Pourquoi le pays nous soutient ? Parce que nous effectuons une marche pour la justice », dit dans un message audio sur Telegram le chef de Wagner, accusé de « trahison » par Vladimir Poutine. « Nous sommes entrés dans Rostov, et sans tirer un seul coup de feu, nous avons pris le bâtiment du quartier général », ajoute-t-il.
C'est l'un des cinq districts militaires de Russie, un district éminemment stratégique puisqu'il fait face à l'Ukraine. C'est d'ailleurs à Rostov-sur-le-Don que l'armée russe a installé son quartier général dans le conflit ukrainien. Avec l'état-major, les transmissions, c'est aussi un port doublé d'une importante base aérienne. Mais c'est surtout un hub logistique, où convergent les réseaux ferroviaires qui alimentent l'armée russe. En faisant main-basse sur ce château-fort, centre de gravité majeur de l'effort de guerre, Evguéni Prigojine a désormais accès à la hiérarchie et aux moyens militaires.
Ce coup de force pourrait avoir comme première conséquence de perturber les opérations et faciliter une percée ukrainienne. D'autant que sur la ligne de front, la 22e brigade Spetsnaz de la Garde ainsi que l'Unité Storm Z composée de prisonniers sortis des prisons russes, ont porté allégeance à Wagner. L'ossature des troupes russes les plus brutales se retourne contre le Kremlin. La Russie a créé un monstre qui lui échappe et ce samedi matin, les chiens de guerre ont pris la route de Moscou.
13h54 : Poutine est au Kremlin, assure son porte-parole.
« Le président travaille au Kremlin », assure Dmitri Peskov, cité par l'agence d'État Ria Novosti, qui l'interrogeait sur des rumeurs sur les réseaux sociaux affirmant qu'il avait quitté Moscou à cause de la rébellion du groupe Wagner.
Les habitants de la région de Lipetsk appelés à rester chez eux.
« Afin d'assurer l'ordre et la sécurité des citoyens de la région de Lipetsk, le quartier général opérationnel (régional) appelle les habitants à ne pas sortir de leurs maisons sauf nécessité, et à renoncer à tout déplacement dans un véhicule privé », indique le compte Telegram des autorités de la région, située à 420 km au sud de Moscou. Cet appel coïncide avec la diffusion sur Twitter de vidéos montrant une colonne de véhicules, dont certains transportant des chars, remonter la route fédérale M4 au niveau de la ville de Horse-Kolodezsky, dans la région de Lipetsk.

