Le mois de Ramadan ne se limite pas à l’abstinence alimentaire et spirituelle. Pour de nombreux fumeurs, il peut devenir un véritable tournant vers l’arrêt définitif du tabac. Le docteur Oumar Ba, pneumologue et coordonnateur du Programme national de lutte contre le tabac au Sénégal, estime que cette période constitue « une opportunité unique pour amorcer un sevrage tabagique durable ».
Privé de nicotine durant plusieurs heures, le fumeur peut ressentir irritabilité, nervosité, troubles de la concentration ou agitation. Cette dépendance est à la fois physique et psychologique : la cigarette est souvent associée à des habitudes bien ancrées, comme après un repas ou autour d’un café.
Cependant, ces symptômes sont transitoires. Selon le Dr Ba, le fait de réussir à tenir toute la journée sans fumer prouve que l’abstinence est possible. « Si l’on peut s’en passer pendant des heures, pourquoi ne pas prolonger cet effort après la rupture du jeûne ? » souligne-t-il.
Le Ramadan impose un cadre strict qui favorise la maîtrise de soi. Cette discipline peut renforcer la motivation personnelle, élément clé du sevrage. L’engagement spirituel et la recherche d’un mieux-être constituent des moteurs puissants pour rompre avec la dépendance.
Sur le plan physiologique, l’absence de nicotine pendant la journée amorce déjà un processus de désintoxication. En quelques jours, le corps commence à s’adapter à cette baisse d’apport, réduisant progressivement l’intensité du manque.
Le spécialiste met toutefois en garde contre une pratique fréquente : fumer plusieurs cigarettes d’affilée dès la rupture du jeûne. Après des heures sans nicotine, l’organisme est plus sensible. Une absorption brutale peut provoquer palpitations, hausse de la tension artérielle, vertiges, voire accroître le risque d’accidents cardiovasculaires chez les personnes fragiles. Cette consommation excessive peut également renforcer la dépendance, le cerveau associant le soulagement intense à la cigarette.
Le succès du sevrage repose rarement sur la seule volonté. Le soutien médical et psychologique augmente considérablement les chances d’arrêt définitif. Des substituts nicotiniques (patchs, gommes, pastilles), des médicaments spécifiques et des thérapies comportementales peuvent être proposés selon le niveau de dépendance.
Au Sénégal, des structures d’accompagnement existent, notamment à l’hôpital général de Grand-Yoff et à l’hôpital Fann, ainsi qu’à travers les services du ministère de la Santé. L’entourage joue également un rôle déterminant : informer ses proches, éviter les situations déclenchantes et adopter de nouvelles habitudes (activité physique, exercices de respiration, hydratation) peuvent faire la différence.
Le tabac demeure un facteur de risque majeur de maladies cardiovasculaires (hypertension, infarctus, AVC), respiratoires (bronchopneumopathie chronique obstructive, asthme), ainsi que de nombreux cancers, notamment du poumon et de la gorge. Il affecte aussi la fertilité et accélère le vieillissement. Il n’existe pas de consommation sans risque. L’arrêt complet reste la seule manière d’éliminer ces dangers.
En définitive, le Ramadan peut être bien plus qu’un temps de privation : il peut devenir le point de départ d’une libération durable du tabac. Pour ceux qui hésitent encore, le message du Dr Ba est clair : cette période offre toutes les conditions pour transformer une abstinence temporaire en un arrêt définitif.
Seneweb
Privé de nicotine durant plusieurs heures, le fumeur peut ressentir irritabilité, nervosité, troubles de la concentration ou agitation. Cette dépendance est à la fois physique et psychologique : la cigarette est souvent associée à des habitudes bien ancrées, comme après un repas ou autour d’un café.
Cependant, ces symptômes sont transitoires. Selon le Dr Ba, le fait de réussir à tenir toute la journée sans fumer prouve que l’abstinence est possible. « Si l’on peut s’en passer pendant des heures, pourquoi ne pas prolonger cet effort après la rupture du jeûne ? » souligne-t-il.
Le Ramadan impose un cadre strict qui favorise la maîtrise de soi. Cette discipline peut renforcer la motivation personnelle, élément clé du sevrage. L’engagement spirituel et la recherche d’un mieux-être constituent des moteurs puissants pour rompre avec la dépendance.
Sur le plan physiologique, l’absence de nicotine pendant la journée amorce déjà un processus de désintoxication. En quelques jours, le corps commence à s’adapter à cette baisse d’apport, réduisant progressivement l’intensité du manque.
Le spécialiste met toutefois en garde contre une pratique fréquente : fumer plusieurs cigarettes d’affilée dès la rupture du jeûne. Après des heures sans nicotine, l’organisme est plus sensible. Une absorption brutale peut provoquer palpitations, hausse de la tension artérielle, vertiges, voire accroître le risque d’accidents cardiovasculaires chez les personnes fragiles. Cette consommation excessive peut également renforcer la dépendance, le cerveau associant le soulagement intense à la cigarette.
Le succès du sevrage repose rarement sur la seule volonté. Le soutien médical et psychologique augmente considérablement les chances d’arrêt définitif. Des substituts nicotiniques (patchs, gommes, pastilles), des médicaments spécifiques et des thérapies comportementales peuvent être proposés selon le niveau de dépendance.
Au Sénégal, des structures d’accompagnement existent, notamment à l’hôpital général de Grand-Yoff et à l’hôpital Fann, ainsi qu’à travers les services du ministère de la Santé. L’entourage joue également un rôle déterminant : informer ses proches, éviter les situations déclenchantes et adopter de nouvelles habitudes (activité physique, exercices de respiration, hydratation) peuvent faire la différence.
Le tabac demeure un facteur de risque majeur de maladies cardiovasculaires (hypertension, infarctus, AVC), respiratoires (bronchopneumopathie chronique obstructive, asthme), ainsi que de nombreux cancers, notamment du poumon et de la gorge. Il affecte aussi la fertilité et accélère le vieillissement. Il n’existe pas de consommation sans risque. L’arrêt complet reste la seule manière d’éliminer ces dangers.
En définitive, le Ramadan peut être bien plus qu’un temps de privation : il peut devenir le point de départ d’une libération durable du tabac. Pour ceux qui hésitent encore, le message du Dr Ba est clair : cette période offre toutes les conditions pour transformer une abstinence temporaire en un arrêt définitif.
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