Les travailleurs de la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise (RTS), réunis au sein de l’intersyndicale SYNPICS–SYNAP, ont organisé une marche de protestation le mardi 17 février 2026 pour dénoncer ce qu’ils qualifient de « népotisme » au sommet de leur entreprise depuis l’arrivée du Directeur général, Pape Alé Niang.
Dans un communiqué rendu public, les syndicalistes indiquent que « les travailleurs de la RTS ont marché pour dénoncer le népotisme qui règne dans leur entreprise depuis l’arrivée du Directeur général ». Ils pointent surtout la suspension de l’accord d’entreprise obtenu en 2024, qu’ils jugent illégale et unilatérale.
Selon eux, « l’accord d’entreprise, acquis en 2024 par les travailleurs, a été suspendu de manière unilatérale et illégale, peu après la prise de fonction du DG, qui n’a pas manqué de conserver ses avantages et privilèges ». Une décision qui aurait entraîné « une réduction drastique des salaires » et plongé les agents dans une longue bataille pour la restauration de leurs droits.
Les travailleurs dénoncent également une atteinte à leurs libertés syndicales, notamment le droit de réunion sur le lieu de travail. « Depuis près de deux ans, nous courons derrière la correction de cette injustice et le rétablissement de nos droits légaux », précisent-ils.
Face à ce qu’ils considèrent comme des manœuvres d’intimidation, les syndicats réclament désormais ouvertement le départ du Directeur général. Ils estiment que cette mesure est nécessaire « afin de préserver l’intégrité de la RTS et l’intérêt général du Sénégal ».
Le communiqué révèle par ailleurs que cinq délégués syndicaux ont été convoqués à la Section de recherches et auditionnés pendant près de dix heures. « Les enquêteurs n’ayant trouvé aucun motif à leur coller, ils ont été libérés », indique le texte, dénonçant une tentative d’intimidation des travailleurs.
De son côté, le RTA-S affirme sa solidarité avec l’intersyndicale SYNPICS–SYNAP. « Le RTA-S, fidèle à sa ligne politique de défense des revendications légitimes des travailleurs, exprime sa solidarité avec les syndicalistes de la RTS », peut-on lire. Le mouvement exige notamment « la levée sans délai de la suspension illégale de l’accord d’entreprise et la cessation des manœuvres et intimidations ».
Dans une lecture plus politique de la situation, le RTA-S relie ce conflit social à un contexte national plus large. « La situation des travailleurs de la RTS n’est que le reflet de l’injustice vécue par les populations sénégalaises dans tous les autres domaines de la vie nationale », estime l’organisation, mettant en cause les politiques du régime du Pastef dirigé par le duo Bassirou Diomaye Faye – Ousmane Sonko.
Le communiqué évoque également la récente répression contre les étudiants, ayant conduit à la mort d’Abdoulaye Ba, comme « une parfaite illustration » de cette situation.
Les travailleurs réaffirment leur détermination à poursuivre la lutte : « La lutte pour le respect des libertés syndicales, pour la restauration de la dignité des agents de la RTS et la protection du service public d’information est la seule voie pour la satisfaction de nos doléances ». Le document est signé à Dakar, le 20 février 2026, par le Secrétariat politique, et se termine par cette formule en wolof : « Réew dañ koy péncoo, kenn du ko pàccoo ! »
Dans un communiqué rendu public, les syndicalistes indiquent que « les travailleurs de la RTS ont marché pour dénoncer le népotisme qui règne dans leur entreprise depuis l’arrivée du Directeur général ». Ils pointent surtout la suspension de l’accord d’entreprise obtenu en 2024, qu’ils jugent illégale et unilatérale.
Selon eux, « l’accord d’entreprise, acquis en 2024 par les travailleurs, a été suspendu de manière unilatérale et illégale, peu après la prise de fonction du DG, qui n’a pas manqué de conserver ses avantages et privilèges ». Une décision qui aurait entraîné « une réduction drastique des salaires » et plongé les agents dans une longue bataille pour la restauration de leurs droits.
Les travailleurs dénoncent également une atteinte à leurs libertés syndicales, notamment le droit de réunion sur le lieu de travail. « Depuis près de deux ans, nous courons derrière la correction de cette injustice et le rétablissement de nos droits légaux », précisent-ils.
Face à ce qu’ils considèrent comme des manœuvres d’intimidation, les syndicats réclament désormais ouvertement le départ du Directeur général. Ils estiment que cette mesure est nécessaire « afin de préserver l’intégrité de la RTS et l’intérêt général du Sénégal ».
Le communiqué révèle par ailleurs que cinq délégués syndicaux ont été convoqués à la Section de recherches et auditionnés pendant près de dix heures. « Les enquêteurs n’ayant trouvé aucun motif à leur coller, ils ont été libérés », indique le texte, dénonçant une tentative d’intimidation des travailleurs.
De son côté, le RTA-S affirme sa solidarité avec l’intersyndicale SYNPICS–SYNAP. « Le RTA-S, fidèle à sa ligne politique de défense des revendications légitimes des travailleurs, exprime sa solidarité avec les syndicalistes de la RTS », peut-on lire. Le mouvement exige notamment « la levée sans délai de la suspension illégale de l’accord d’entreprise et la cessation des manœuvres et intimidations ».
Dans une lecture plus politique de la situation, le RTA-S relie ce conflit social à un contexte national plus large. « La situation des travailleurs de la RTS n’est que le reflet de l’injustice vécue par les populations sénégalaises dans tous les autres domaines de la vie nationale », estime l’organisation, mettant en cause les politiques du régime du Pastef dirigé par le duo Bassirou Diomaye Faye – Ousmane Sonko.
Le communiqué évoque également la récente répression contre les étudiants, ayant conduit à la mort d’Abdoulaye Ba, comme « une parfaite illustration » de cette situation.
Les travailleurs réaffirment leur détermination à poursuivre la lutte : « La lutte pour le respect des libertés syndicales, pour la restauration de la dignité des agents de la RTS et la protection du service public d’information est la seule voie pour la satisfaction de nos doléances ». Le document est signé à Dakar, le 20 février 2026, par le Secrétariat politique, et se termine par cette formule en wolof : « Réew dañ koy péncoo, kenn du ko pàccoo ! »

