L’ancienne Première ministre a abordé la question des moyens consacrés aux actions sociales. Elle affirme qu’Ousmane Sonko se serait rendu auprès du président de la République pour lui faire part de difficultés financières liées à certaines actions sociales. Selon elle, le chef de l’État aurait alors apporté son soutien financier à plusieurs reprises.
« Les gens me demandent : le président lui donnait sur ses fonds ? Pas une, ni deux, ni trois, ni quatre fois », a-t-elle déclaré.
Une sortie qui intervient dans un contexte politique déjà tendu, marqué par les débats sur la transparence, la déclaration de patrimoine et la gestion des fonds spéciaux. « Nous n’accepterons jamais qu’on intimide l’opinion », a-t-elle martelé en conclusion.
Aminata Touré à Ousmane Sonko : « Pourquoi utiliser des fonds que l’on qualifiait de haram ? »
Au lendemain de la sortie du président de l’Assemblée nationale face à la presse, le débat sur les fonds spéciaux, la déclaration de patrimoine et la gestion des ressources publiques continue de faire polémique.
Aminata Touré, superviseure de Kiraay, est montée au créneau pour répondre aux déclarations d’Ousmane Sonko et dénoncer ce qu’elle considers comme des contradictions dans son discours.
Lors d’un point de presse, l’ancienne Première ministre a d’abord voulu « éclairer les Sénégalais » sur plusieurs sujets qui alimentent actuellement le débat politique. Elle accuse certains acteurs de se livrer à une « manipulation politique » et assure que Kiraay n’acceptera plus que l’opinion publique soit, selon elle, induite en erreur.
Déclaration de patrimoine : Aminata Touré dénonce une polémique inutile
Sur la question de la déclaration de patrimoine, Aminata Touré estime qu’il n’y a pas lieu de créer une controverse. Elle affirme que la déclaration de patrimoine du président de la République a déjà été déposée auprès du Conseil constitutionnel et publiée sur son site.
Elle soutient également que le président de la République aurait lui-même demandé que l’obligation de déclaration de patrimoine soit étendue au Premier ministre et au président de l’Assemblée nationale.
Fonds spéciaux : « Tous les États en ont »
C’est surtout sur la question des fonds spéciaux que le ton est monté d’un cran. Aminata Touré rappelle que les fonds spéciaux existent dans de nombreux États et sont notamment destinés aux questions de sécurité et de défense.
« Tous les États ont des fonds spéciaux et ça sert surtout pour la sécurité. C’est pourquoi on les appelle fonds secrets. »
Mais pour elle, le véritable problème réside dans le contrôle et la transparence de leur utilisation.
Le décret de 2004 sur la Casamance au cœur de la polémique
Pour étayer son argumentaire, Aminata Touré s’est référée au décret de 2004 portant création du Programme de gestion de la paix en Casamance.
Ce texte prévoit la création, au niveau de la Primature, d’un programme placé sous l’autorité du Premier ministre. Il institue également une procédure spéciale de mobilisation des crédits destinés au fonctionnement et aux activités opérationnelles du programme.
Surtout, l’article 5 prévoit, par dérogation aux règles générales de la comptabilité publique, que certaines dépenses liées au fonctionnement et aux activités opérationnelles du programme ne sont pas justifiées, « en raison des nécessités de défense liées à ces opérations ».
Pour Aminata Touré, cette disposition pose une question politique : comment dénoncer les fonds non justifiés comme étant « haram » tout en utilisant, dans le même temps, un mécanisme prévoyant une dispense de justification pour certaines dépenses ?
Accusations sur l'utilisation des crédits non justifiés
La responsable de Kiraay interpelle directement Ousmane Sonko sur ce point.
Elle affirme qu’en 2025, environ 2 milliards de FCFA, puis 1,7 milliard de FCFA, auraient été utilisés dans le cadre de ces fonds, tout en estimant que leur utilisation n’aurait pas été suffisamment justifiée.
Aminata Touré évoque notamment les explications avancées autour de l’achat de véhicules, puis de la construction d’un bâtiment. Elle dénonce ce qu’elle considère comme un « détournement d’objectifs », estimant qu’une telle pratique serait incompatible avec les exigences de bonne gouvernance.
Elle affirme par ailleurs que, sur la période 2025-2026, près de 3 milliards de FCFA seraient restés sans justification.
Ces chiffres et accusations, avancés par Aminata Touré lors de son point de presse, devront toutefois être confrontés aux documents budgétaires et aux explications officielles des autorités concernées.
« Les gens me demandent : le président lui donnait sur ses fonds ? Pas une, ni deux, ni trois, ni quatre fois », a-t-elle déclaré.
Une sortie qui intervient dans un contexte politique déjà tendu, marqué par les débats sur la transparence, la déclaration de patrimoine et la gestion des fonds spéciaux. « Nous n’accepterons jamais qu’on intimide l’opinion », a-t-elle martelé en conclusion.
Aminata Touré à Ousmane Sonko : « Pourquoi utiliser des fonds que l’on qualifiait de haram ? »
Au lendemain de la sortie du président de l’Assemblée nationale face à la presse, le débat sur les fonds spéciaux, la déclaration de patrimoine et la gestion des ressources publiques continue de faire polémique.
Aminata Touré, superviseure de Kiraay, est montée au créneau pour répondre aux déclarations d’Ousmane Sonko et dénoncer ce qu’elle considers comme des contradictions dans son discours.
Lors d’un point de presse, l’ancienne Première ministre a d’abord voulu « éclairer les Sénégalais » sur plusieurs sujets qui alimentent actuellement le débat politique. Elle accuse certains acteurs de se livrer à une « manipulation politique » et assure que Kiraay n’acceptera plus que l’opinion publique soit, selon elle, induite en erreur.
Déclaration de patrimoine : Aminata Touré dénonce une polémique inutile
Sur la question de la déclaration de patrimoine, Aminata Touré estime qu’il n’y a pas lieu de créer une controverse. Elle affirme que la déclaration de patrimoine du président de la République a déjà été déposée auprès du Conseil constitutionnel et publiée sur son site.
Elle soutient également que le président de la République aurait lui-même demandé que l’obligation de déclaration de patrimoine soit étendue au Premier ministre et au président de l’Assemblée nationale.
Fonds spéciaux : « Tous les États en ont »
C’est surtout sur la question des fonds spéciaux que le ton est monté d’un cran. Aminata Touré rappelle que les fonds spéciaux existent dans de nombreux États et sont notamment destinés aux questions de sécurité et de défense.
« Tous les États ont des fonds spéciaux et ça sert surtout pour la sécurité. C’est pourquoi on les appelle fonds secrets. »
Mais pour elle, le véritable problème réside dans le contrôle et la transparence de leur utilisation.
Le décret de 2004 sur la Casamance au cœur de la polémique
Pour étayer son argumentaire, Aminata Touré s’est référée au décret de 2004 portant création du Programme de gestion de la paix en Casamance.
Ce texte prévoit la création, au niveau de la Primature, d’un programme placé sous l’autorité du Premier ministre. Il institue également une procédure spéciale de mobilisation des crédits destinés au fonctionnement et aux activités opérationnelles du programme.
Surtout, l’article 5 prévoit, par dérogation aux règles générales de la comptabilité publique, que certaines dépenses liées au fonctionnement et aux activités opérationnelles du programme ne sont pas justifiées, « en raison des nécessités de défense liées à ces opérations ».
Pour Aminata Touré, cette disposition pose une question politique : comment dénoncer les fonds non justifiés comme étant « haram » tout en utilisant, dans le même temps, un mécanisme prévoyant une dispense de justification pour certaines dépenses ?
Accusations sur l'utilisation des crédits non justifiés
La responsable de Kiraay interpelle directement Ousmane Sonko sur ce point.
Elle affirme qu’en 2025, environ 2 milliards de FCFA, puis 1,7 milliard de FCFA, auraient été utilisés dans le cadre de ces fonds, tout en estimant que leur utilisation n’aurait pas été suffisamment justifiée.
Aminata Touré évoque notamment les explications avancées autour de l’achat de véhicules, puis de la construction d’un bâtiment. Elle dénonce ce qu’elle considère comme un « détournement d’objectifs », estimant qu’une telle pratique serait incompatible avec les exigences de bonne gouvernance.
Elle affirme par ailleurs que, sur la période 2025-2026, près de 3 milliards de FCFA seraient restés sans justification.
Ces chiffres et accusations, avancés par Aminata Touré lors de son point de presse, devront toutefois être confrontés aux documents budgétaires et aux explications officielles des autorités concernées.
