Les relations entre Israël et l’Afrique reposent historiquement sur une stratégie diplomatique et sécuritaire visant principalement à nouer des partenariats avec des gouvernements en place. Cette politique a notamment cherché à renforcer les appuis diplomatiques de l’État hébreu sur le continent et à contenir l’influence de puissances rivales, notamment arabes et iraniennes.
Mais l’histoire des relations israélo-africaines ne se limite pas aux rapports avec les gouvernements. Plusieurs travaux et enquêtes ont documenté, selon les périodes, des formes de soutien, de formation ou de coopération militaire avec des mouvements armés, des factions ou des régimes engagés dans des conflits internes.
Dans les années 1960, Israël a notamment été associé à des formes de soutien clandestin à des mouvements opposés au régime de Ian Smith en Rhodésie, aujourd’hui le Zimbabwe. Des sources historiques rapportent des contacts et un appui logistique à certains mouvements de résistance avant l’évolution de la politique israélienne dans la région.
L’un des dossiers les plus souvent cités concerne également la première guerre civile soudanaise. À cette époque, Israël a apporté un soutien militaire à Anyanya, mouvement rebelle opérant dans le Sud-Soudan contre le pouvoir central de Khartoum. Cette politique s’inscrivait dans une stratégie visant notamment à affaiblir un gouvernement considéré comme proche du monde arabe.
Le rapprochement avec l’Afrique du Sud de l’apartheid
Un autre épisode majeur concerne les relations entre Israël et le régime d’apartheid sud-africain. Après la guerre du Kippour de 1973 et la dégradation des relations entre Israël et une grande partie des États africains, Tel-Aviv s’est rapproché de Pretoria. Les deux pays ont développé une coopération dans les domaines militaire, technologique et du renseignement.
Cette collaboration est devenue particulièrement importante durant les années 1970 et 1980, alors que le régime sud-africain faisait face à la mobilisation de l’ANC et à différents mouvements de lutte contre l’apartheid.
Coopérations militaires dans les conflits africains
Les relations militaires israéliennes avec plusieurs États africains ont également été régulièrement documentées dans le contexte de conflits internes.
Le Soudan du Sud, devenu indépendant en 2011, constitue l'un des exemples régulièrement évoqués. Les relations entre les deux pays se sont développées sur les plans diplomatique, sécuritaire et militaire, dans un contexte marqué par les affrontements entre les forces gouvernementales et les partisans de Riek Machar.
Le Rwanda fait également partie des pays cités dans les travaux consacrés aux exportations d'armes israéliennes vers l'Afrique. La question des livraisons d'armes et de leur utilisation dans des contextes de violences ou de conflits a, à plusieurs reprises, suscité des controverses.
Une influence qui passe désormais par les parlements
Plus récemment, l'influence israélienne sur le continent s'est également développée à travers les relations parlementaires et les réseaux politiques.
Des groupes de parlementaires favorables au développement des relations avec Israël ont ainsi été constitués dans plusieurs pays africains, notamment en Éthiopie, en Côte d'Ivoire, aux Seychelles, au Gabon et en Guinée.
Ces réseaux cherchent notamment à promouvoir la coopération avec Israël dans des secteurs comme la technologie, l'agriculture, la sécurité et l'économie.
Une stratégie qui a évolué
L'histoire des relations entre Israël et l'Afrique apparaît ainsi plus complexe qu'une simple succession de relations diplomatiques entre États. Selon les périodes et les contextes, la stratégie israélienne a combiné coopération gouvernementale, partenariats militaires, renseignement, diplomatie et, dans certains cas documentés, relations avec des mouvements armés ou des acteurs non étatiques.
Cette évolution s'inscrit dans une logique plus large : pour Israël, l'Afrique représente à la fois un espace diplomatique stratégique, un marché économique et technologique, mais aussi un terrain important dans les rapports de force régionaux et internationaux.
Mais l’histoire des relations israélo-africaines ne se limite pas aux rapports avec les gouvernements. Plusieurs travaux et enquêtes ont documenté, selon les périodes, des formes de soutien, de formation ou de coopération militaire avec des mouvements armés, des factions ou des régimes engagés dans des conflits internes.
Dans les années 1960, Israël a notamment été associé à des formes de soutien clandestin à des mouvements opposés au régime de Ian Smith en Rhodésie, aujourd’hui le Zimbabwe. Des sources historiques rapportent des contacts et un appui logistique à certains mouvements de résistance avant l’évolution de la politique israélienne dans la région.
L’un des dossiers les plus souvent cités concerne également la première guerre civile soudanaise. À cette époque, Israël a apporté un soutien militaire à Anyanya, mouvement rebelle opérant dans le Sud-Soudan contre le pouvoir central de Khartoum. Cette politique s’inscrivait dans une stratégie visant notamment à affaiblir un gouvernement considéré comme proche du monde arabe.
Le rapprochement avec l’Afrique du Sud de l’apartheid
Un autre épisode majeur concerne les relations entre Israël et le régime d’apartheid sud-africain. Après la guerre du Kippour de 1973 et la dégradation des relations entre Israël et une grande partie des États africains, Tel-Aviv s’est rapproché de Pretoria. Les deux pays ont développé une coopération dans les domaines militaire, technologique et du renseignement.
Cette collaboration est devenue particulièrement importante durant les années 1970 et 1980, alors que le régime sud-africain faisait face à la mobilisation de l’ANC et à différents mouvements de lutte contre l’apartheid.
Coopérations militaires dans les conflits africains
Les relations militaires israéliennes avec plusieurs États africains ont également été régulièrement documentées dans le contexte de conflits internes.
Le Soudan du Sud, devenu indépendant en 2011, constitue l'un des exemples régulièrement évoqués. Les relations entre les deux pays se sont développées sur les plans diplomatique, sécuritaire et militaire, dans un contexte marqué par les affrontements entre les forces gouvernementales et les partisans de Riek Machar.
Le Rwanda fait également partie des pays cités dans les travaux consacrés aux exportations d'armes israéliennes vers l'Afrique. La question des livraisons d'armes et de leur utilisation dans des contextes de violences ou de conflits a, à plusieurs reprises, suscité des controverses.
Une influence qui passe désormais par les parlements
Plus récemment, l'influence israélienne sur le continent s'est également développée à travers les relations parlementaires et les réseaux politiques.
Des groupes de parlementaires favorables au développement des relations avec Israël ont ainsi été constitués dans plusieurs pays africains, notamment en Éthiopie, en Côte d'Ivoire, aux Seychelles, au Gabon et en Guinée.
Ces réseaux cherchent notamment à promouvoir la coopération avec Israël dans des secteurs comme la technologie, l'agriculture, la sécurité et l'économie.
Une stratégie qui a évolué
L'histoire des relations entre Israël et l'Afrique apparaît ainsi plus complexe qu'une simple succession de relations diplomatiques entre États. Selon les périodes et les contextes, la stratégie israélienne a combiné coopération gouvernementale, partenariats militaires, renseignement, diplomatie et, dans certains cas documentés, relations avec des mouvements armés ou des acteurs non étatiques.
Cette évolution s'inscrit dans une logique plus large : pour Israël, l'Afrique représente à la fois un espace diplomatique stratégique, un marché économique et technologique, mais aussi un terrain important dans les rapports de force régionaux et internationaux.


