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Pourquoi l’Iran résiste face à Israël et aux États-Unis : les révélations de Ousmane Sonko

Dimanche 22 Mars 2026

Dans un contexte international marqué par de fortes tensions et des recompositions géopolitiques, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a insisté, ce samedi à Ziguinchor, sur l’importance de la « souveraineté », prenant pour exemple la trajectoire de l’Iran, pays soumis à de lourdes sanctions depuis plusieurs décennies.
 

Pour le chef du gouvernement, le patriotisme ne se limite pas à un attachement symbolique à la nation, mais implique des actes concrets et une exigence de responsabilité dans la gestion des affaires publiques. « Le patriotisme, c’est aimer son pays plus que soi-même, être prêt à tout donner pour lui. Cela signifie aussi ne pas s’approprier ce qui appartient à la collectivité et défendre, en toute circonstance, les intérêts du pays », a-t-il affirmé.

Dans cette logique, il insiste sur la nécessité d’une vigilance accrue dans les engagements internationaux : « Quelle que soit la puissance économique ou financière en face de vous, il faut défendre d’abord les intérêts du Sénégal. On ne doit apposer sa signature que lorsque ces intérêts sont pleinement garantis », a-t-il soutenu.

Mais au-delà du patriotisme, c’est bien la question de la souveraineté qui structure son propos. Pour Ousmane Sonko, l’indépendance politique ne peut être effective sans une autonomie réelle dans les domaines stratégiques. « Un pays qui n’a pas les moyens de sa souveraineté ne peut pas être un pays indépendant », a-t-il martelé, appelant à une prise de conscience nationale.

 

L’Iran, illustration d’une souveraineté construite dans la contrainte
C’est dans ce cadre qu’il a évoqué le cas de l’Iran, présenté comme un exemple de résilience face aux pressions extérieures. Soumis à des sanctions économiques et à un embargo de longue durée, le pays a su, selon lui, bâtir les fondements de son autonomie. « Aujourd’hui, si vous voyez un pays comme l’Iran, qui malgré presque quarante ans d’embargo et de pressions résiste encore, c’est qu’il a créé les conditions de sa souveraineté », a-t-il expliqué.

Le Premier ministre met en avant plusieurs dimensions de cette stratégie : souveraineté technologique, économique et militaire. Autant de leviers qui permettent à Téhéran de maintenir sa capacité d’action et de résistance sur la scène internationale.

Cette référence à l’Iran s’inscrit dans une réflexion plus large sur les modèles de développement des pays du Sud, confrontés à des dépendances structurelles vis-à-vis de l’extérieur. Pour Ousmane Sonko, la souveraineté ne saurait être proclamée sans être construite patiemment à travers des politiques publiques cohérentes.

 

Construire la souveraineté, un chantier de long terme
« La souveraineté ne se décrète pas, elle se construit », a-t-il insisté, appelant à un travail de fond pour renforcer les capacités nationales. Cela passe notamment, selon lui, par la reprise en main des secteurs stratégiques, la transparence dans la gestion des ressources publiques et la promotion d’une gouvernance vertueuse.

Dans son analyse, la dépendance excessive aux financements extérieurs constitue un frein majeur à l’autonomie des États. « Quand vous dépendez trop de l’extérieur, vous êtes difficilement souverain », a-t-il averti, plaidant pour un recentrage sur les ressources internes et les capacités nationales.

À travers l’exemple iranien, le Premier ministre sénégalais esquisse ainsi une vision exigeante de la souveraineté, fondée sur l’effort, la discipline et la cohérence stratégique. Un cap qu’il invite le Sénégal à suivre, dans un environnement international de plus en plus marqué par les rapports de force et la défense des intérêts nationaux.

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