Menu

Pour l’ex-Premier ministre malaisien Mahathir, les musulmans ont le droit de se venger des Français

Jeudi 29 Octobre 2020

L’ancien Premier ministre malaisien, Mahathir Mohamad a publié jeudi un long texte sur Twitter et sur son blog, expliquant que les Musulmans ont «le droit de punir les Français». «Les Musulmans ont le droit d’être en colère et de tuer des millions de Français», a-t-il écrit. Twitter a supprimé le message. 

C’est un texte qui provoque l’effroi, quelques heures seulement après une nouvelle attaque terroriste en France. L’ancien Premier ministre malaisien, Mahathir Mohamad, a pris la plume ce jeudi matin pour s’exprimer sur la liberté ou non, de caricaturer le prophète Mahomet. Comme d’autres chefs d’Etats avant lui, dont le président turc Erdogan, il s’oppose vivement à ces dessins et aux propos d’Emmanuel Macron à ce sujet. «Macron montre qu’il n’est pas civilisé. Il blâme l’Islam et les Musulmans pour le meurtre d’un professeur insultant», écrit-il sur son blog et sur Twitter en référence à Samuel Paty, décapité pour avoir montré ces caricatures lors d’un cours sur la liberté d’expression au collège.




D’après Mahathir Mohamad, toutes les religions doivent accepter le respect des uns et des autres. «Cela ne va pas avec l’enseignement de l’Islam, mais si vous manquez de respect à une religion, alors des gens en colère vont tuer. Les Français, au cours de leur histoire, ont tué des millions de gens. Beaucoup étaient des Musulmans», dit-il. L’homme de 95 ans, qui a été Premier ministre à deux reprises de 1981 à 2003 et de 2018 à 2020, va encore plus loin et lance : «Les Musulmans ont le droit d’être en colère et de tuer des millions de Français pour les massacres du passé». Il continue en expliquant cependant «que la majorité des Musulmans ne suivent pas la loi de l’"œil pour œil"». «Les Français ne devraient pas le faire non plus. Les Français devraient apprendre à respecter les sentiments des autres. Puisque vous blâmez tous les Musulmans et la religion Musulmane pour ce qu’une seule personne en colère à fait, les Musulmans ont le droit de punir les Français. Le boycott ne peut pas compenser toutes les fautes commises par la France toutes ces années». «Tuer n’est pas un acte que j’approuve en tant que Musulman. Mais, alors que je crois en la liberté d’expression, je ne pense pas qu’elle signifie insulter les autres».

Le tweet, cité 15 000 fois en une heure

Dans le même texte, appelé «respectons les autres», il se lance également dans une comparaison entre la façon de s’habiller des occidentales et des orientales, expliquant qu’en Europe, au cours des années «de plus en plus de parties du corps ont été exposées». «Aujourd’hui, une petite ficelle couvre la partie la plus intime, et c’est tout. En réalité, beaucoup d’occidentales sont totalement nues sur certaines plages. L’Occident accepte ça comme la norme. Mais l’Occident ne devrait pas l’imposer par la force aux autres. Faire ça, c’est les priver de leur liberté». Il ajoute qu’aujourd’hui, «on veut éliminer tout ce qui est différent entre les femmes et les hommes. Mais physiquement, nous sommes différents. Cela limite notre capacité à être égal».

Nouveau commentaire :



AUTRES INFOS

WNBA : Angel Reese prépare le lancement de sa première basket signature chez Reebok

Basketball : l’équipe Rose BC d’Angel Reese éliminée dès le premier tour des playoffs

1xBet présélectionnée dans cinq catégories à SiGMA Africa 2026 : stratégie, connaissance du public et confiance au cœur de son activité

Solidarité nationale : La Fondation LONASE offre 18 millions FCFA aux supporters sénégalais détenus au Maroc

Deux mois après de l'assassinat de Rita Spécial, la justice avance, les zones d’ombre persistent

Éliminatoires Mondial 2027 : le Sénégal chute face à la Côte d’Ivoire

Finale de la CAN : la FRMF attend la décision du jury d’appel de la Confédération Africaine de Football

Remplacement de Regragui : La FRMF dément toute désignation d’un nouvel entraîneur des Lions de l’Atlas

Crise à l’École de lutte Balla Gaye : le départ de son icône se précise

120 000 euros pour ressembler à Kim Kardashian : le destin tragique Jordan James Parke