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Pour Nathalie Yamb traite Israel un "Etat terroriste"

Vendredi 12 Janvier 2024

 L'Afrique du Sud a, dans une affaire judiciaire historique, accusé jeudi Israël de violer la Convention des Nations unies sur le génocide, affirmant que même l'attaque du Hamas du 7 octobre ne pouvait justifier les événements à Gaza. Selon Pretoria, Israël rompt ses engagements pris en vertu de la Convention des Nations unies sur le génocide, signée en 1948 à la suite de l'Holocauste. Une accusation forte que l'activiste Nathalie Yamb appuie.


"J’ai observé et je salue la détermination et même la maestria avec laquelle l’Afrique du Sud a déroulé hier son cas devant la Cour internationale de justice, où elle a attrait l’Etat terroriste d’Israël pour violation de la convention des nations unies sur le génocide.", approuve Nathalie Yamb avant de poser la question : "Une question me taraude pourtant : pourquoi l’Afrique du Sud ne s’implique-t-elle pas avec la même énergie quand il s’agit de résoudre les problèmes des Africains?"

Pretoria a saisi en urgence la plus haute juridiction de l'ONU pour qu'elle enjoigne à Israël de "suspendre immédiatement ses opérations militaires" dans la bande de Gaza.
Israël, qui s'exprimera vendredi devant les magistrats de la Cour internationale de Justice (CIJ), qui siège à La Haye, a qualifié l'affaire d'"absurde" et "atroce" et a accusé jeudi Pretoria de se comporter comme "le bras juridique de l'organisation terroriste Hamas".

Israël "est accusé de génocide au moment où il combat le génocide", s'est offusqué jeudi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans un communiqué. "Une organisation terroriste a commis le pire crime contre le peuple juif depuis l'Holocauste et voici que quelqu'un vient la défendre au nom de l'Holocauste. Quel culot!", a-t-il ajouté.

"Violations de la Convention"
La guerre entre Israël et le Hamas a été déclenchée par une attaque inédite le 7 octobre 2023 du mouvement islamiste palestinien Hamas sur le sol israélien qui a fait environ 1.140 morts, majoritairement des civils, selon un décompte de l'AFP à partir du bilan israélien.

En représailles, Israël a juré d'"anéantir" le Hamas au pouvoir à Gaza et lancé une offensive dans ce territoire palestinien qui a fait au moins 23.469 morts, en majorité des femmes, des adolescents et des enfants, selon le dernier bilan du ministère de la Santé du Hamas.

"Aucune attaque armée sur le territoire d'un Etat, aussi grave soit-elle (...) ne peut justifier une violation de la Convention", a affirmé le ministre sud-africain de la Justice, Ronald Lamola, devant la CIJ. "La réponse d'Israël à l'attaque du 7 octobre a franchi cette ligne et a donné lieu à des violations de la Convention", a-t-il soutenu.
"Nous ne présentons aucune affaire au nom du Hamas, cette déclaration est sans fondement, nous le faisons au nom des Palestiniens, des enfants, des femmes et des personnes âgées qui sont tués à Gaza", a-t-il ajouté devant les journalistes à l'issue de l'audience.
 
media net

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