Le Pérou tourne une nouvelle page de son histoire politique. Keiko Fujimori, fille de l'ancien président Alberto Fujimori, condamné pour corruption et crimes contre l'humanité après avoir dirigé le pays d'une main de fer entre 1990 et 2000, a remporté le second tour de l'élection présidentielle avec 50,13 % des suffrages, selon les résultats définitifs publiés lundi par l'Office national des processus électoraux (ONPE).
Âgée de 51 ans, la candidate de la droite autoritaire s'est imposée de justesse face au candidat de gauche Roberto Sanchez, avec une avance d'environ 50 000 voix sur plus de 18 millions de suffrages exprimés, à l'issue de l'un des scrutins les plus serrés de l'histoire récente de l'Amérique latine.
Cette victoire marque le retour au pouvoir du fujimorisme, plus de vingt ans après la chute de son père, Alberto Fujimori, dont le régime reste l'un des plus controversés de l'histoire du Pérou. Ancien chef de l'État de 1990 à 2000, il avait été condamné par la justice pour corruption et crimes contre l'humanité après son départ du pouvoir.
Longtemps considérée comme l'éternelle candidate malheureuse après ses défaites aux élections présidentielles de 2011, 2016 et 2021, Keiko Fujimori décroche enfin la magistrature suprême à sa quatrième tentative.
Diplômée en administration aux États-Unis, ancienne députée et présidente du parti Force populaire, elle avait accédé très jeune au premier plan politique en devenant Première dame à seulement 19 ans, après le divorce de ses parents, accompagnant alors son père lors de nombreux sommets internationaux.
Son adversaire, Roberto Sanchez, héritier politique de l'ancien président Pedro Castillo, conteste toutefois les résultats. Il réclame l'annulation des votes des Péruviens de l'étranger, dénonçant des irrégularités, sans que ces contestations ne remettent, à ce stade, en cause les résultats proclamés.
La passation de pouvoir avec le président par intérim, José Maria Balcazar, est prévue le 28 juillet, dans un pays marqué par une forte instabilité politique, où huit présidents se sont succédé depuis 2016.
Âgée de 51 ans, la candidate de la droite autoritaire s'est imposée de justesse face au candidat de gauche Roberto Sanchez, avec une avance d'environ 50 000 voix sur plus de 18 millions de suffrages exprimés, à l'issue de l'un des scrutins les plus serrés de l'histoire récente de l'Amérique latine.
Cette victoire marque le retour au pouvoir du fujimorisme, plus de vingt ans après la chute de son père, Alberto Fujimori, dont le régime reste l'un des plus controversés de l'histoire du Pérou. Ancien chef de l'État de 1990 à 2000, il avait été condamné par la justice pour corruption et crimes contre l'humanité après son départ du pouvoir.
Longtemps considérée comme l'éternelle candidate malheureuse après ses défaites aux élections présidentielles de 2011, 2016 et 2021, Keiko Fujimori décroche enfin la magistrature suprême à sa quatrième tentative.
Diplômée en administration aux États-Unis, ancienne députée et présidente du parti Force populaire, elle avait accédé très jeune au premier plan politique en devenant Première dame à seulement 19 ans, après le divorce de ses parents, accompagnant alors son père lors de nombreux sommets internationaux.
Son adversaire, Roberto Sanchez, héritier politique de l'ancien président Pedro Castillo, conteste toutefois les résultats. Il réclame l'annulation des votes des Péruviens de l'étranger, dénonçant des irrégularités, sans que ces contestations ne remettent, à ce stade, en cause les résultats proclamés.
La passation de pouvoir avec le président par intérim, José Maria Balcazar, est prévue le 28 juillet, dans un pays marqué par une forte instabilité politique, où huit présidents se sont succédé depuis 2016.


