L'histoire politique du Sénégal depuis l'indépendance en 1960 se caractérise par une stabilité institutionnelle rare en Afrique subsaharienne et une forte tradition démocratique, marquée par des alternances pacifiques au sommet de l'État.
Ce pays a vu naître de grands hommes politiques. On peut citer entre autres Léopold Sédar Senghor, Mamadou Dia, Abdoulaye Wade, Abdou Diouf, Bassirou Diomaye Faye, Macky Sall, Ousmane Sonko, etc.
Ce dernier a attiré notre attention par son parcours, ses positions controversées mais surtout sa constance dans l'incohérence, d'où le titre de cet article.
D'ailleurs, Georges Orwell nous avait prévenu : « Le discours politique est destiné à donner aux mensonges l'accent de la vérité, à rendre le meurtre respectable et à donner l'apparence de la solidarité à un simple courant d'air. »
La constance désigne la fermeté dans l'effort ou le caractère stable de ce qui ne varie pas. Selon le dictionnaire Larousse, elle se manifeste par :
La force morale : la patience et la persévérance face aux épreuves ou dans la poursuite d'un objectif ;
La régularité : le caractère d'un phénomène ou d'une chose qui reste identique et ne change pas au fil du temps. En d'autres termes, la constance renvoie à la persévérance, à la persistance, à la fidélité, à la stabilité et à la régularité.
L'incohérence est un manque de logique, de liaison ou d'accord entre plusieurs éléments. Dans un discours ou un raisonnement : une absence de suite logique, une contradiction ou des propos qui se détruisent mutuellement. Dans le comportement ou les idées : un manque de continuité ou de stabilité dans la façon d'agir ou de penser.
Les fonds politiques : des fonds haram aux fonds halal
Le président du Pastef a toujours défendu, dans l'opposition, que les fonds politiques sont haram. Le fait de mettre de tels fonds à la disposition discrétionnaire du président est une anomalie. Ce discours a un écho favorable au niveau de la jeunesse.
D'ailleurs, la transparence dans la gestion et la conduite des affaires publiques n'est pas une nouveauté. Le préambule de la Constitution du 22 janvier 2001 exprime de façon claire et précise son attachement à la transparence dans la conduite et la gestion des affaires publiques ainsi qu'au principe de bonne gouvernance.
Ousmane Sonko avait même menacé de poursuivre en justice toute personne qui affirme qu'il dispose de fonds en tant que Premier ministre. Quelques jours plus tard, le président du parti Pastef reconnaît détenir des fonds politiques en tant que Premier ministre.
Dans un entretien avec des journalistes de certains organes de la presse sénégalaise, Ousmane Sonko avait affirmé : « Le montant des fonds politiques est de 1,7 milliard. C'est annuel. »
Il ajoute : « L'absence de contrôle des fonds n'est pas halal. On sait tous que certaines dépenses ne peuvent pas être rendues publiques. C'est pourquoi nous proposons une commission composée de personnes assermentées. Cela figure dans mon programme depuis 2019, et c'est ce même programme qu'on a utilisé pour Diomaye Président. Cela dépasse nos personnes. Il s'agit d'être cohérent. C'est une promesse de Pastef. »
Il soutient également : « Sur la rallonge évoquée, c'est pour régler certains problèmes. En 2025, j'avais instruit mon secrétaire général de solliciter une rallonge auprès du ministre des Finances. Les raisons sont simples : on avait des urgences. »
Quelques questions se posent quand même avec acuité. Pourquoi reconnaît-il aujourd'hui qu'il a des fonds politiques alors qu'il l'avait toujours nié ? Pourquoi change-t-il de discours sur les fonds politiques selon ses besoins du moment ?
L'encadrement des fonds politiques après le départ de la primature
Ousmane Sonko estime que l'Assemblée nationale doit jouer pleinement son rôle dans le contrôle des mécanismes financiers de l'État. « L'Assemblée doit jouer son rôle », a-t-il déclaré, annonçant qu'une nouvelle proposition pourrait être examinée prochainement par le bureau de l'Assemblée nationale. « Une deuxième proposition, certainement d'ici les cinq prochaines réunions, le bureau de l'Assemblée nationale va l'examiner », a-t-il indiqué. L'objectif, selon lui, est d'instaurer davantage de traçabilité sans supprimer les fonds concernés. « Je ne demande pas la suppression, mais la transparence. »
D'emblée, il faut préciser que la proposition de loi visant à encadrer les fonds spéciaux a été rejetée par le Conseil constitutionnel. Pourquoi attend-t-il son départ de la primature pour vouloir encadrer les fonds politiques ? On peut aussi s'interroger sur le changement de discours. En fait, les fonds politiques ne sont plus haram, mais c'est le non-encadrement qui est haram.
Le détournement d'objectif des fonds destinés à la Casamance
Lors de son entretien dans une édition spéciale du 16 août 2026, l'ancien Premier ministre est revenu sur les fonds spéciaux de la primature. Il soutient que la primature dispose de fonds propres différents des fonds de la présidence.
Ces fonds trouvent leur fondement dans un décret pris en 2004 sous Abdoulaye Wade, qui avait créé le « programme de gestion de la paix en Casamance ». Ce programme est placé sous l'autorité du Premier ministre, et ses ressources sont versées sur un compte bancaire dédié et sont prévues par le budget de l'État.
Dès lors, quelques questions se posent naturellement.
Quel est le rapport qui existe entre l'achat des véhicules de la primature et la paix en Casamance ? Quels sont les rapports qui existent entre les dépenses à caractère social et la paix en Casamance ? Ces agissements ne sont-ils pas des détournements d'objectif ?
Le détournement d'objectif se définit comme l'utilisation d'une règle, d'une procédure ou d'un financement à des fins autres que celles pour lesquelles il a été initialement prévu, désigné ou autorisé.
La dette cachée et la dette odieuse
Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a déclaré en conférence de presse à Dakar, le 26 septembre 2024 : « Nous étions loin de nous imaginer que les choses étaient aussi catastrophiques. » « Le régime de Macky Sall a menti au peuple, a menti aux partenaires, a tripatouillé les chiffres pour donner une image économique, financière, qui n'a rien à voir avec la réalité » et « les responsabilités devront être situées ». Cette conférence marque ce qu'on appelle « les dettes cachées » du régime de Macky Sall.
La dette cachée désigne un emprunt ou un engagement financier contracté par un État (ou une collectivité) qui n'est pas divulgué dans les statistiques officielles ni inscrit de manière transparente dans le bilan comptable public. Ces emprunts sont souvent réalisés en dehors des circuits budgétaires habituels. Elle permet généralement de masquer le véritable niveau du déficit budgétaire ou de contourner les plafonds d'endettement autorisés.
Une dette odieuse est un emprunt contracté par un gouvernement (souvent dictatorial) contre les intérêts de sa population et sans son consentement, et dont les créanciers connaissaient la finalité nuisible.
Selon la doctrine formalisée par le juriste Alexander Sack en 1927, une dette est considérée comme odieuse si elle remplit deux conditions principales :
L'absence d'intérêt pour le peuple : les fonds empruntés ont été utilisés contre les intérêts de la nation ou de la population (par exemple pour renforcer un régime despotique ou réprimer les citoyens).
La complicité des créanciers : les prêteurs savaient que l'argent serait détourné de l'intérêt général au moment d'octroyer le prêt.
Sonko avait menacé de prison toute personne qui niait l'existence de dettes cachées et odieuses : « Chaque jour, des gens se permettent, sous le prétexte de la liberté d'expression, d'aller sur des plateaux pour dire que cette dette n'existe pas. Tous ceux qui le disent doivent aller en prison. C'est du vrai foutage de gueule et nous n'allons plus l'accepter. On ne peut pas voler l'argent de ce pays et après dire qu'il n'y a pas de dette cachée. »
Quelques mois plus tard, l'ancien Premier ministre change de discours après son départ de la primature. Dans un entretien avec RFI et France 24 du 15 juin 2026, Ousmane Sonko a déclaré : « Dette odieuse ? Je l'ai utilisé une ou deux fois. C'est toute une procédure. Je n'avais pas tous les leviers. Quand je parlais à certaines occasions, je m'exprimais en tant que chef de parti politique qui donne son opinion. N'oubliez pas que j'étais simple Premier ministre. Les pouvoirs du Premier ministre sont extrêmement limités dans ce pays. »
Ousmane Sonko reconnaît qu'en tant que Premier ministre, il ne disposait pas de tous les leviers institutionnels et d'informations exhaustives au moment où il a évoqué pour la première fois la « dette cachée » et la notion de « dette odieuse ». Il a précisé que ses premières sorties alarmistes, fin septembre 2024, relevaient aussi de son expression en tant que chef de parti politique donnant son opinion, et non d'une maîtrise totale et immédiate de l'ensemble des rouages administratifs de l'État.
Le président sortant de la Cour des comptes a estimé que la haute juridiction n'a jamais parlé de dette cachée dans son rapport sur les finances publiques. Dans une interview accordée au journal L'Observateur du 18 juin 2026, Mamadou Faye, interpellé sur ce scandale de la dette cachée, précise : « Je vous renvoie simplement à notre rapport. Vous ne verrez, dans aucune page du rapport, la mention "dette cachée". »
Quelles observations peuvent être faites sur les incohérences de Sonko ?
Pourquoi parle-t-il de choses dont il n'a pas la maîtrise en tant que Premier ministre ?
En réalité, Ousmane Sonko n'était pas un simple Premier ministre. Il était plutôt un puissant Premier ministre. D'ailleurs, il avait même déclaré que le Sénégal a un problème d'autorité. En d'autres termes, le président de la République n'était pas à la hauteur de la charge.
Il avait refusé la nomination de certaines personnes par le président Diomaye Faye. L'ancien Premier ministre a défié à plusieurs reprises le président de la République.
Je reconnais m'être trompé de bonne foi sur la personne d'Ousmane Sonko. D'ailleurs, on avait écrit plusieurs articles qui continuent de le défendre. On ne sacrifie pas la République pour des intérêts personnels. La République nous dépasse tous.
Vive la République du Sénégal.
NDAW Gatta, juriste, membre de Kiiray
Département de Kanel,
ndawgatta@yahoo.fr
Ce pays a vu naître de grands hommes politiques. On peut citer entre autres Léopold Sédar Senghor, Mamadou Dia, Abdoulaye Wade, Abdou Diouf, Bassirou Diomaye Faye, Macky Sall, Ousmane Sonko, etc.
Ce dernier a attiré notre attention par son parcours, ses positions controversées mais surtout sa constance dans l'incohérence, d'où le titre de cet article.
D'ailleurs, Georges Orwell nous avait prévenu : « Le discours politique est destiné à donner aux mensonges l'accent de la vérité, à rendre le meurtre respectable et à donner l'apparence de la solidarité à un simple courant d'air. »
La constance désigne la fermeté dans l'effort ou le caractère stable de ce qui ne varie pas. Selon le dictionnaire Larousse, elle se manifeste par :
La force morale : la patience et la persévérance face aux épreuves ou dans la poursuite d'un objectif ;
La régularité : le caractère d'un phénomène ou d'une chose qui reste identique et ne change pas au fil du temps. En d'autres termes, la constance renvoie à la persévérance, à la persistance, à la fidélité, à la stabilité et à la régularité.
L'incohérence est un manque de logique, de liaison ou d'accord entre plusieurs éléments. Dans un discours ou un raisonnement : une absence de suite logique, une contradiction ou des propos qui se détruisent mutuellement. Dans le comportement ou les idées : un manque de continuité ou de stabilité dans la façon d'agir ou de penser.
Les fonds politiques : des fonds haram aux fonds halal
Le président du Pastef a toujours défendu, dans l'opposition, que les fonds politiques sont haram. Le fait de mettre de tels fonds à la disposition discrétionnaire du président est une anomalie. Ce discours a un écho favorable au niveau de la jeunesse.
D'ailleurs, la transparence dans la gestion et la conduite des affaires publiques n'est pas une nouveauté. Le préambule de la Constitution du 22 janvier 2001 exprime de façon claire et précise son attachement à la transparence dans la conduite et la gestion des affaires publiques ainsi qu'au principe de bonne gouvernance.
Ousmane Sonko avait même menacé de poursuivre en justice toute personne qui affirme qu'il dispose de fonds en tant que Premier ministre. Quelques jours plus tard, le président du parti Pastef reconnaît détenir des fonds politiques en tant que Premier ministre.
Dans un entretien avec des journalistes de certains organes de la presse sénégalaise, Ousmane Sonko avait affirmé : « Le montant des fonds politiques est de 1,7 milliard. C'est annuel. »
Il ajoute : « L'absence de contrôle des fonds n'est pas halal. On sait tous que certaines dépenses ne peuvent pas être rendues publiques. C'est pourquoi nous proposons une commission composée de personnes assermentées. Cela figure dans mon programme depuis 2019, et c'est ce même programme qu'on a utilisé pour Diomaye Président. Cela dépasse nos personnes. Il s'agit d'être cohérent. C'est une promesse de Pastef. »
Il soutient également : « Sur la rallonge évoquée, c'est pour régler certains problèmes. En 2025, j'avais instruit mon secrétaire général de solliciter une rallonge auprès du ministre des Finances. Les raisons sont simples : on avait des urgences. »
Quelques questions se posent quand même avec acuité. Pourquoi reconnaît-il aujourd'hui qu'il a des fonds politiques alors qu'il l'avait toujours nié ? Pourquoi change-t-il de discours sur les fonds politiques selon ses besoins du moment ?
L'encadrement des fonds politiques après le départ de la primature
Ousmane Sonko estime que l'Assemblée nationale doit jouer pleinement son rôle dans le contrôle des mécanismes financiers de l'État. « L'Assemblée doit jouer son rôle », a-t-il déclaré, annonçant qu'une nouvelle proposition pourrait être examinée prochainement par le bureau de l'Assemblée nationale. « Une deuxième proposition, certainement d'ici les cinq prochaines réunions, le bureau de l'Assemblée nationale va l'examiner », a-t-il indiqué. L'objectif, selon lui, est d'instaurer davantage de traçabilité sans supprimer les fonds concernés. « Je ne demande pas la suppression, mais la transparence. »
D'emblée, il faut préciser que la proposition de loi visant à encadrer les fonds spéciaux a été rejetée par le Conseil constitutionnel. Pourquoi attend-t-il son départ de la primature pour vouloir encadrer les fonds politiques ? On peut aussi s'interroger sur le changement de discours. En fait, les fonds politiques ne sont plus haram, mais c'est le non-encadrement qui est haram.
Le détournement d'objectif des fonds destinés à la Casamance
Lors de son entretien dans une édition spéciale du 16 août 2026, l'ancien Premier ministre est revenu sur les fonds spéciaux de la primature. Il soutient que la primature dispose de fonds propres différents des fonds de la présidence.
Ces fonds trouvent leur fondement dans un décret pris en 2004 sous Abdoulaye Wade, qui avait créé le « programme de gestion de la paix en Casamance ». Ce programme est placé sous l'autorité du Premier ministre, et ses ressources sont versées sur un compte bancaire dédié et sont prévues par le budget de l'État.
Dès lors, quelques questions se posent naturellement.
Quel est le rapport qui existe entre l'achat des véhicules de la primature et la paix en Casamance ? Quels sont les rapports qui existent entre les dépenses à caractère social et la paix en Casamance ? Ces agissements ne sont-ils pas des détournements d'objectif ?
Le détournement d'objectif se définit comme l'utilisation d'une règle, d'une procédure ou d'un financement à des fins autres que celles pour lesquelles il a été initialement prévu, désigné ou autorisé.
La dette cachée et la dette odieuse
Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a déclaré en conférence de presse à Dakar, le 26 septembre 2024 : « Nous étions loin de nous imaginer que les choses étaient aussi catastrophiques. » « Le régime de Macky Sall a menti au peuple, a menti aux partenaires, a tripatouillé les chiffres pour donner une image économique, financière, qui n'a rien à voir avec la réalité » et « les responsabilités devront être situées ». Cette conférence marque ce qu'on appelle « les dettes cachées » du régime de Macky Sall.
La dette cachée désigne un emprunt ou un engagement financier contracté par un État (ou une collectivité) qui n'est pas divulgué dans les statistiques officielles ni inscrit de manière transparente dans le bilan comptable public. Ces emprunts sont souvent réalisés en dehors des circuits budgétaires habituels. Elle permet généralement de masquer le véritable niveau du déficit budgétaire ou de contourner les plafonds d'endettement autorisés.
Une dette odieuse est un emprunt contracté par un gouvernement (souvent dictatorial) contre les intérêts de sa population et sans son consentement, et dont les créanciers connaissaient la finalité nuisible.
Selon la doctrine formalisée par le juriste Alexander Sack en 1927, une dette est considérée comme odieuse si elle remplit deux conditions principales :
L'absence d'intérêt pour le peuple : les fonds empruntés ont été utilisés contre les intérêts de la nation ou de la population (par exemple pour renforcer un régime despotique ou réprimer les citoyens).
La complicité des créanciers : les prêteurs savaient que l'argent serait détourné de l'intérêt général au moment d'octroyer le prêt.
Sonko avait menacé de prison toute personne qui niait l'existence de dettes cachées et odieuses : « Chaque jour, des gens se permettent, sous le prétexte de la liberté d'expression, d'aller sur des plateaux pour dire que cette dette n'existe pas. Tous ceux qui le disent doivent aller en prison. C'est du vrai foutage de gueule et nous n'allons plus l'accepter. On ne peut pas voler l'argent de ce pays et après dire qu'il n'y a pas de dette cachée. »
Quelques mois plus tard, l'ancien Premier ministre change de discours après son départ de la primature. Dans un entretien avec RFI et France 24 du 15 juin 2026, Ousmane Sonko a déclaré : « Dette odieuse ? Je l'ai utilisé une ou deux fois. C'est toute une procédure. Je n'avais pas tous les leviers. Quand je parlais à certaines occasions, je m'exprimais en tant que chef de parti politique qui donne son opinion. N'oubliez pas que j'étais simple Premier ministre. Les pouvoirs du Premier ministre sont extrêmement limités dans ce pays. »
Ousmane Sonko reconnaît qu'en tant que Premier ministre, il ne disposait pas de tous les leviers institutionnels et d'informations exhaustives au moment où il a évoqué pour la première fois la « dette cachée » et la notion de « dette odieuse ». Il a précisé que ses premières sorties alarmistes, fin septembre 2024, relevaient aussi de son expression en tant que chef de parti politique donnant son opinion, et non d'une maîtrise totale et immédiate de l'ensemble des rouages administratifs de l'État.
Le président sortant de la Cour des comptes a estimé que la haute juridiction n'a jamais parlé de dette cachée dans son rapport sur les finances publiques. Dans une interview accordée au journal L'Observateur du 18 juin 2026, Mamadou Faye, interpellé sur ce scandale de la dette cachée, précise : « Je vous renvoie simplement à notre rapport. Vous ne verrez, dans aucune page du rapport, la mention "dette cachée". »
Quelles observations peuvent être faites sur les incohérences de Sonko ?
Pourquoi parle-t-il de choses dont il n'a pas la maîtrise en tant que Premier ministre ?
En réalité, Ousmane Sonko n'était pas un simple Premier ministre. Il était plutôt un puissant Premier ministre. D'ailleurs, il avait même déclaré que le Sénégal a un problème d'autorité. En d'autres termes, le président de la République n'était pas à la hauteur de la charge.
Il avait refusé la nomination de certaines personnes par le président Diomaye Faye. L'ancien Premier ministre a défié à plusieurs reprises le président de la République.
Je reconnais m'être trompé de bonne foi sur la personne d'Ousmane Sonko. D'ailleurs, on avait écrit plusieurs articles qui continuent de le défendre. On ne sacrifie pas la République pour des intérêts personnels. La République nous dépasse tous.
Vive la République du Sénégal.
NDAW Gatta, juriste, membre de Kiiray
Département de Kanel,
ndawgatta@yahoo.fr

