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Niger : Les révélations sur le commando français envoyé pour "réinstallé " Bazoum

Vendredi 6 Octobre 2023

C’est un secret de polichinelle. La France est favorable à une intervention militaire de la Cedeao au Niger pour réinstaller Mohamed Bazoum dans son fauteuil présidentiel. Paris voulait même passer à l’action aux premières heures du coup d’Etat, révèle Jeune Afrique, dans sa publication d’hier jeudi 05 octobre. 

En effet, selon le magazine panafricain, le président français avait autorisé une opération commando des forces spéciales françaises à Niamey, pour libérer le président déchu, le jour du putsch.


Ils attendaient le feu vert pour fondre sur le Palais présidentiel

Le commando en question avait pris position au niveau de l’hôtel "Radisson" de Niamey, à quelques centaines de mètres du palais présidentiel, informe le journal béninois "l’Evènement précis" qui a pu consulter la publication de Jeune Afrique. Alors que le commando investissait cet hôtel, d’anciens djihadistes reconvertis dans la garde présidentielle par Bazoum prenaient le contrôle de l’Aéroport International Hamani Diori de Niamey. 

Ces hommes de même que les militaires du commando n’attendaient que le feu vert de Paris pour fondre sur le palais présidentiel, révèle le magazine panafricain.

L’intervention de l’ancien président Issoufou

Le téléphone n’a jamais sonné. D’après la même source, c’est l’ancien président nigérien Mahamadou Issoufou qui est intervenu pour dissuader les uns et les autres. Il aurait appelé Bazoum pour le supplier de s’opposer à une intervention militaire alors qu’il est en train de négocier la reddition des putschistes. Issoufou a  ensuite envoyé son fils ABBA au siège de la gendarmerie nationale pour « convaincre à genoux les officiers loyalistes d’éviter le massacre du président, de sa femme et son fils ». 

En effet, l’ancien chef d’Etat nigérien était convaincu que Bazoum et sa famille ne sortiraient pas vivants d’une telle intervention. C’est ainsi que l’opération « Il faut sauver le soldat Bazoum » a été abandonnée, explique Jeune Afrique. Paris se contente d’attendre la Cedeao pour mettre en œuvre ses plans. 

Cet épisode n’a pas vraiment rapproché Bazoum et Issoufou. Selon le magazine panafricain, le président Bazoum trouve que son prédécesseur n’a pas joué franc jeu avec lui.

Tinubu aurait réclamé plus de temps

La France attend la Cedeao qui ne montre pas un véritablement empressement à intervenir au Niger. D'après la même source, Emmanuel Macron a réuni par visioconférence les chefs d’Etat de la Communauté, pour les écouter, avant d’annoncer le rapatriement de son ambassadeur à Niamey.

Ils auraient dit au président français qu’ils étaient tous partants pour l’intervention militaire. Le Nigérian Bola Tinubu a cependant indiqué qu’il lui faudrait du temps pour mobiliser les 20 000 soldats nigérians de l’opération.

Emmanuel Macron n’en était pas convaincu. Il espère tout de même que l’intervention aura lieu. Le locataire de l’Elysée a promis aux dirigeants de la Cedeao, l’appui logistique de l’armée française et de l’aide en matière de renseignement.

 Un bateau transporteur de troupes de la marine française était arrivé au Sénégal, Le navire devrait acheminer des contingents sénégalais et ivoiriens vers  Cotonou, via Abidjan, selon Jeune Afrique.

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