À quelques jours de la commémoration du 24e anniversaire du naufrage du bateau « Le Joola », les familles des victimes et les rescapés se mobilisent à Ziguinchor. Réunis en assemblée générale préparatoire, ils ont remis au centre de leurs préoccupations l’accès au mémorial-musée, la justice, la vérité, le renflouement des ossements et l’accompagnement des familles.
Vingt-quatre ans après le naufrage du « Joola », la douleur reste vive et les revendications demeurent. À l’occasion de l’assemblée générale consacrée aux préparatifs de la commémoration, les familles des victimes et les rescapés ont affiché leur volonté de donner une nouvelle dimension au devoir de mémoire.
Ancien président de l’Association nationale des familles de victimes et rescapés du « Joola » (ANFVR/J) et désormais personne-ressource, Boubacar Ba s’est notamment félicité de la nouvelle dynamique autour du mémorial-musée de Ziguinchor.
« Nous prenons possession de notre lieu de prière, le mémorial-musée, grâce aux instructions du président de la République. Ce lieu doit devenir un passage obligé pour toute personnalité qui arrive à Ziguinchor », a-t-il déclaré.
Faire du mémorial un lieu vivant
Pour Boubacar Ba, le mémorial ne doit pas être uniquement un espace d’exposition consacré à la catastrophe. Il doit également devenir un véritable lieu de recueillement, de prière et d’expression pour les familles.
Celles-ci souhaitent notamment pouvoir y porter leurs revendications historiques : l’établissement de la vérité, la justice, le renflouement des ossements des victimes ainsi que la préservation durable de leur mémoire.
Angèle Boissy, ancienne présidente intérimaire de l’association et également personne-ressource, a pour sa part soulevé la question de l’accès au mémorial. Elle dénonce le principe d’un accès payant pour les proches des victimes.
« Nous pleurons, nous souffrons, nous mourons à cause de ce drame. Le naufrage continue », a-t-elle lancé.
Elle demande une décision des autorités permettant aux familles d’accéder librement et dignement au lieu de mémoire. Angèle Boissy plaide également pour une implication plus importante des enfants des victimes dans la gestion et la préservation du mémorial, estimant que cette nouvelle génération porte désormais la mémoire des disparus.
Don de sang, symposium et prières au programme
Plusieurs activités sont prévues à l’occasion de ce 24e anniversaire. Une journée de don de sang, une randonnée, un symposium, le nettoyage des cimetières ainsi que des prières œcuméniques réunissant notamment imams et responsables chrétiens figurent au programme.
Les familles espèrent également la présence du président de la République à la cérémonie officielle, qu’elles considèrent comme un geste de reconnaissance nationale envers les victimes et leurs proches.
Vingt-quatre ans après la catastrophe, les familles continuent ainsi de réclamer justice et vérité, le renflouement des ossements, un accès libre au mémorial et un accompagnement psychologique des proches des victimes.
Au-delà de la commémoration, elles entendent surtout maintenir vivante la mémoire de l’une des catastrophes maritimes les plus meurtrières de l’histoire contemporaine et transmettre ce devoir de mémoire aux nouvelles générations.
Vingt-quatre ans après le naufrage du « Joola », la douleur reste vive et les revendications demeurent. À l’occasion de l’assemblée générale consacrée aux préparatifs de la commémoration, les familles des victimes et les rescapés ont affiché leur volonté de donner une nouvelle dimension au devoir de mémoire.
Ancien président de l’Association nationale des familles de victimes et rescapés du « Joola » (ANFVR/J) et désormais personne-ressource, Boubacar Ba s’est notamment félicité de la nouvelle dynamique autour du mémorial-musée de Ziguinchor.
« Nous prenons possession de notre lieu de prière, le mémorial-musée, grâce aux instructions du président de la République. Ce lieu doit devenir un passage obligé pour toute personnalité qui arrive à Ziguinchor », a-t-il déclaré.
Faire du mémorial un lieu vivant
Pour Boubacar Ba, le mémorial ne doit pas être uniquement un espace d’exposition consacré à la catastrophe. Il doit également devenir un véritable lieu de recueillement, de prière et d’expression pour les familles.
Celles-ci souhaitent notamment pouvoir y porter leurs revendications historiques : l’établissement de la vérité, la justice, le renflouement des ossements des victimes ainsi que la préservation durable de leur mémoire.
Angèle Boissy, ancienne présidente intérimaire de l’association et également personne-ressource, a pour sa part soulevé la question de l’accès au mémorial. Elle dénonce le principe d’un accès payant pour les proches des victimes.
« Nous pleurons, nous souffrons, nous mourons à cause de ce drame. Le naufrage continue », a-t-elle lancé.
Elle demande une décision des autorités permettant aux familles d’accéder librement et dignement au lieu de mémoire. Angèle Boissy plaide également pour une implication plus importante des enfants des victimes dans la gestion et la préservation du mémorial, estimant que cette nouvelle génération porte désormais la mémoire des disparus.
Don de sang, symposium et prières au programme
Plusieurs activités sont prévues à l’occasion de ce 24e anniversaire. Une journée de don de sang, une randonnée, un symposium, le nettoyage des cimetières ainsi que des prières œcuméniques réunissant notamment imams et responsables chrétiens figurent au programme.
Les familles espèrent également la présence du président de la République à la cérémonie officielle, qu’elles considèrent comme un geste de reconnaissance nationale envers les victimes et leurs proches.
Vingt-quatre ans après la catastrophe, les familles continuent ainsi de réclamer justice et vérité, le renflouement des ossements, un accès libre au mémorial et un accompagnement psychologique des proches des victimes.
Au-delà de la commémoration, elles entendent surtout maintenir vivante la mémoire de l’une des catastrophes maritimes les plus meurtrières de l’histoire contemporaine et transmettre ce devoir de mémoire aux nouvelles générations.


