Menu

Anita Mwarabu, de la blouse d’infirmière aux projecteurs : le parcours mouvementé de « Ninita »

Mercredi 16 Septembre 2026

Elle aurait pu faire carrière dans les couloirs d’un hôpital, loin des studios, des scènes et des projecteurs. Mais Anita Mwarabu a finalement choisi de suivre une passion qui l’accompagnait depuis l’enfance : la musique. Connue sous le nom de Ninita, l’artiste congolaise s’est progressivement construit un parcours fait de concours, de collaborations, de ruptures professionnelles, de maternité et d’épreuves personnelles.

Née à Lubumbashi, en République démocratique du Congo, Anita Mwarabu grandit dans une famille de six enfants. Plusieurs biographies consacrées à l’artiste indiquent que son père était pilote et sa mère femme au foyer. Dès l'enfance, elle baigne dans les chansons de grandes voix africaines et internationales, notamment Papa Wemba, Koffi Olomide, Lokua Kanza, Aretha Franklin et Whitney Houston. Vers 12 ans, elle commence à chanter dans une chorale.

Mais avant de faire de la musique son métier, la Congolaise emprunte une tout autre voie : celle de la santé.
Anita Mwarabu a étudié les sciences infirmières et affirme même avoir travaillé dans un hôpital. En août 2025, elle revenait sur cette partie moins connue de sa vie. « J’ai étudié pour devenir infirmière. C’est un très beau métier. J’ai passé des moments exceptionnels parce que j’ai travaillé aussi dans un hôpital. C’est ma deuxième passion », racontait-elle.

Mais la musique finit par prendre le dessus. « La vraie passion que j’ai toujours voulu vivre, c’était la musique. J’ai dû dire adieu aux seringues pour embrasser la musique », confiait Ninita.

Un choix qui, à ses débuts, n'était pas forcément accepté par sa famille. La chanteuse a expliqué qu'elle avait dû convaincre ses parents de la laisser poursuivre cette voie.

« Best of the Best », le tournant

L'année 2015 constitue une étape importante. Anita Mwarabu participe au télé-crochet congolais Vodacom Best of the Best, qui lui offre une importante exposition auprès du public.

Les sources consultées divergent sur son classement final certaines évoquent une troisième place, d'autres une quatrième mais s'accordent sur le rôle déterminant du concours dans sa notoriété. Anita elle-même déclarait en 2020 que l'émission l'avait fait connaître du « grand public congolais ».

Sa carrière prend ensuite une autre dimension lorsqu'elle rejoint F'Victeam, le label de Fally Ipupa. Ninita affirme avoir été la première artiste féminine locale à intégrer l'écurie. Elle participe notamment à des projets comme « To Dondwa » et « Tika Zoubida ». Mais l'aventure ne dure pas.

La rupture avec Fally Ipupa


Anita Mwarabu décide de quitter F'Victeam pour poursuivre sa carrière en solo. Des années plus tard, elle expliquera que son départ résultait principalement de divergences sur l'orientation de sa carrière.

« Les divergences de nos visions par rapport à ma carrière ont fait que je puisse me retirer pour vivre cette carrière comme je l’ai rêvé depuis mon enfance », expliquait-elle en 2020.

Elle reconnaissait cependant qu'une cassure avait existé dans ses rapports avec Fally Ipupa, avant un rapprochement.

« C’est vrai que quelque chose s’est cassé, mais j’ai fait le premier pas et j’ai personnellement tenu à envoyer mes regrets à mon grand-frère Fally Ipupa par message », confiait-elle.

Ninita reprend alors son chemin en indépendante, notamment avec le projet « Éclosion ».


Sony Music Africa, une nouvelle dimension

En 2020, nouvelle étape : Anita Mwarabu signe avec Sony Music Africa. À l'époque, l'artiste mesure l'importance du changement.

« Je joue dans la cour des grands maintenant. J’ai beaucoup à prouver, surtout au reste du monde », déclarait-elle.

Son ambition est alors clairement affichée : dépasser les frontières de la RDC et construire une carrière panafricaine. Elle explique que Sony Music l'a repérée alors que la maison de disques recherchait des artistes en RDC et au Congo-Brazzaville.

Son parcours discographique se poursuit et aboutit notamment, en 2023, à la sortie du projet « Ninita », après une pause liée à sa maternité.

​Mère et artiste



Derrière l'artiste se trouve aussi une mère qui a progressivement accepté d'évoquer publiquement cette facette de sa vie.

Anita Mwarabu a un enfant avec l'artiste congolais Gaz Mawete. Interrogée en 2025 sur la place du père dans la vie de leur enfant, elle reconnaissait les difficultés de la situation.

« Moi, j’ai d’ailleurs besoin d’aide. J’aimerais bien, mais ce n’est pas une situation facile. Parfois, il faut savoir prendre le relais », déclarait-elle.

En avril 2026, la chanteuse est également sortie de sa réserve face aux commentaires visant son âge, son apparence, ses choix personnels et sa manière de concilier maternité et carrière artistique. Elle a alors revendiqué publiquement ses choix et raconté certains épisodes très personnels de son histoire familiale.

Le combat contre le cancer

Son parcours a aussi été marqué par une épreuve autrement plus lourde. En août 2025, Anita Mwarabu a évoqué publiquement son combat contre le cancer, présenté dans l'entretien comme une bataille qu'elle avait remportée. Elle y abordait également sa maternité et son retour à la musique.

Cette dimension donne une autre lecture à la trajectoire de Ninita : derrière les clips et les apparitions publiques se dessine une artiste qui a dû composer avec des ruptures professionnelles, la maternité et la maladie.

Ninita continue son chemin

Plus de dix ans après sa révélation au grand public, Anita Mwarabu poursuit sa carrière. Encore récemment, en 2026, elle apparaissait sur une nouvelle version de « Nideke » aux côtés de la chanteuse Alicios. Cette collaboration est présentée comme une nouvelle étape d'un parcours commencé dans une chorale de Lubumbashi avant de passer par les grandes plateformes de l'industrie musicale congolaise.

Infirmière de formation devenue chanteuse, passée par F'Victeam avant de rejoindre Sony Music Africa, mère et artiste ayant publiquement évoqué son épreuve face au cancer, Anita Mwarabu a connu plusieurs vies en une seule carrière.

Et lorsqu'elle résume elle-même le choix qui a tout changé, Ninita revient toujours à cette décision : abandonner les seringues pour le micro et tenter de vivre pleinement la passion qui l'habitait depuis l'enfance.



Nouveau commentaire :




SPORTS

Édouard Mendy sans détour sur le Mondial 2026 du Sénégal : « C’était un échec »

Banc des Lions du Sénégal : Hervé Renard raconte ses échanges avortés avec la FSF

Athlétisme : Saly Sarr enchaîne les performances et porte haut les couleurs du Sénégal

Staff des Lions : le Comorien Hachim Ali Mbae annoncé aux côtés de Patrick Vieira

Banc des Lions : la première réaction de Patrick Vieira

Sénégal : Patrick Vieira sera officiellement présenté vendredi et dévoilera sa première liste

A l’approche de l’audience au TAS, Fouzi Lekjaâ maintient la pression sur le Sénégal : « Nous irons jusqu’au bout »

Rufisque : le préfet suspend les matchs de Navétanes après de violents affrontements

Édouard Mendy confirme son départ des Lions : « Jërëjëf Sénégal »

Équipe nationale : Assane Diao réclame sa place





PEOPLE

Yaye Awa Dièye, le sourire qui illumine « Yonubercy »

Ciblée à son arrivée au Sénégal, Mourzane Ousmanou rebondit dans le digital

Dakar Olympic City : hôtels, bureaux et 660 appartements prévus à Diamniadio

Musique : Paco Diatta lève le mystère sur « La Lettre J » et dénonce les ravages de la jalousie

Satou, plus de 20 ans d’engagement au service du hip-hop

Thaïlande : un influenceur nigérian meurt après une opération d’agrandissement du pénis

JOJ Dakar 2026 : l’actrice Néfertiti Sow affiche sa fierté et son engagement

Miss Monde 2026 : Joheirry Mola Dominguez, 24 ans, décroche la couronne

Alima Ndione : « La classe n’a pas besoin de bruit, elle se remarque »

Fatou Kiné Dème : trois ans déjà que la journaliste de la TFM nous a quittés