Le meurtre de Susy Isabel Aponte Polo, journaliste et candidate au poste de gouverneure de la région d’Áncash, secoue le Pérou. Connue sous le surnom de « La China Polo », la communicatrice de 43 ans a été abattue samedi 19 septembre à Caraz, alors qu’elle participait à une activité de campagne. Neuf jours avant son assassinat, elle avait publiquement affirmé avoir été informée de l’existence d’un projet d’attentat contre elle.
Le 10 septembre, Susy Aponte avait diffusé une vidéo dans laquelle elle disait avoir reçu des appels provenant de trois établissements pénitentiaires. Selon son récit, ses interlocuteurs l’auraient avertie qu’un attentat était en préparation contre elle. Elle avait alors directement mis en cause le général Víctor Revoredo Farfán, responsable de la Direction d’investigation criminelle de la Police nationale péruvienne (Dirincri).
« De trois prisons, j’ai reçu des appels m’avertissant que ce monsieur Víctor Revoredo Farfán a ordonné une attaque contre ma personne », avait-elle déclaré, précisant avoir saisi les autorités compétentes. Ces accusations, formulées par la journaliste avant son décès, ne permettent toutefois pas, à ce stade, d’établir un lien entre le responsable policier cité et son assassinat.
Abattue devant ses sympathisants
Samedi, vers 12 h 40, la candidate du mouvement Socios por Áncash menait une opération de campagne à Caraz, dans la province de Huaylas. Alors qu’elle se trouvait avec des sympathisants et distribuait du matériel électoral, un homme armé a ouvert le feu. Grièvement touchée, Susy Aponte est décédée des suites de ses blessures. Plusieurs personnes présentes ont également été atteintes.
Dans la foulée, les forces de l’ordre ont interpellé un ressortissant étranger soupçonné d’être impliqué dans l’attaque et ont saisi une arme à feu. Les autorités judiciaires ont engagé des investigations afin d’identifier les responsables et de déterminer le mobile du meurtre.
Une journaliste connue pour ses enquêtes
Susy Aponte dirigeait notamment l’émission numérique « China Polo Dominical ». Elle s’était fait connaître à Áncash par ses dénonciations portant sur des soupçons de corruption, le crime organisé, l’exploitation minière illégale, les marchés publics ainsi que certaines autorités politiques et policières.
Quelques heures seulement avant son assassinat, elle avait encore annoncé la diffusion prochaine d'une enquête journalistique. Son meurtre intervient ainsi dans un contexte où ses activités de journaliste d’investigation et sa candidature au gouvernement régional l’exposaient fortement dans l’espace public.
La justice péruvienne poursuit désormais ses investigations pour déterminer le mobile du crime, identifier d’éventuels commanditaires et établir si les menaces dénoncées par Susy Aponte quelques jours avant sa mort présentent un lien avec son assassinat.
Le 10 septembre, Susy Aponte avait diffusé une vidéo dans laquelle elle disait avoir reçu des appels provenant de trois établissements pénitentiaires. Selon son récit, ses interlocuteurs l’auraient avertie qu’un attentat était en préparation contre elle. Elle avait alors directement mis en cause le général Víctor Revoredo Farfán, responsable de la Direction d’investigation criminelle de la Police nationale péruvienne (Dirincri).
« De trois prisons, j’ai reçu des appels m’avertissant que ce monsieur Víctor Revoredo Farfán a ordonné une attaque contre ma personne », avait-elle déclaré, précisant avoir saisi les autorités compétentes. Ces accusations, formulées par la journaliste avant son décès, ne permettent toutefois pas, à ce stade, d’établir un lien entre le responsable policier cité et son assassinat.
Abattue devant ses sympathisants
Samedi, vers 12 h 40, la candidate du mouvement Socios por Áncash menait une opération de campagne à Caraz, dans la province de Huaylas. Alors qu’elle se trouvait avec des sympathisants et distribuait du matériel électoral, un homme armé a ouvert le feu. Grièvement touchée, Susy Aponte est décédée des suites de ses blessures. Plusieurs personnes présentes ont également été atteintes.
Dans la foulée, les forces de l’ordre ont interpellé un ressortissant étranger soupçonné d’être impliqué dans l’attaque et ont saisi une arme à feu. Les autorités judiciaires ont engagé des investigations afin d’identifier les responsables et de déterminer le mobile du meurtre.
Une journaliste connue pour ses enquêtes
Susy Aponte dirigeait notamment l’émission numérique « China Polo Dominical ». Elle s’était fait connaître à Áncash par ses dénonciations portant sur des soupçons de corruption, le crime organisé, l’exploitation minière illégale, les marchés publics ainsi que certaines autorités politiques et policières.
Quelques heures seulement avant son assassinat, elle avait encore annoncé la diffusion prochaine d'une enquête journalistique. Son meurtre intervient ainsi dans un contexte où ses activités de journaliste d’investigation et sa candidature au gouvernement régional l’exposaient fortement dans l’espace public.
La justice péruvienne poursuit désormais ses investigations pour déterminer le mobile du crime, identifier d’éventuels commanditaires et établir si les menaces dénoncées par Susy Aponte quelques jours avant sa mort présentent un lien avec son assassinat.


