Le tribunal correctionnel de Dakar a mis un terme, en première instance, au bras de fer judiciaire opposant l'homme d'affaires Aziz Ndiaye à Awa Baldé. Dans son jugement rendu ce 23 juillet 2026, la juridiction a constaté la prescription de l'action publique, mettant ainsi fin aux poursuites pénales engagées dans cette affaire portant sur la vente contestée d'un terrain de plus de 7 000 m² situé à Ngaparou, selon des informations de Seneweb.
À l'origine du dossier, Awa Baldé soutenait avoir conclu, en 2018, une convention avec Aziz Ndiaye portant sur la cession du terrain pour un montant supérieur à 125 millions de FCFA, auquel devait s'ajouter la livraison d'une villa clé en main. Elle affirmait avoir accepté que l'acte de vente fasse état d'un prix de 50 millions de FCFA, à la demande de l'homme d'affaires, afin, selon elle, de réduire les frais liés à la transaction.
La plaignante soutenait toutefois n'avoir perçu qu'environ 37 millions de FCFA, sans jamais recevoir la villa qui lui aurait été promise. Estimant avoir été lésée, elle avait déposé plainte contre Aziz Ndiaye et Élimane Lam.
Après enquête de la Division des investigations criminelles (DIC), le dossier avait été classé sans suite par le Pool judiciaire financier. Refusant d'en rester là, Awa Baldé avait alors saisi directement le tribunal correctionnel par la voie d'une citation directe.
À la barre, Aziz Ndiaye a rejeté l'ensemble des accusations portées contre lui. L'administrateur de la société Aziz Business Company (ABC) a affirmé que c'était Awa Baldé elle-même qui lui avait proposé la vente du terrain.
« Elle a finalement accepté de me céder le terrain pour 50 millions de FCFA », a-t-il déclaré, précisant avoir intégralement versé cette somme et pris en charge tous les frais liés à la mutation du bien.
L'homme d'affaires a également expliqué que le terrain appartenait à l'ancien époux de la plaignante et que cette dernière n'agissait qu'en vertu d'une procuration. Selon lui, le terrain, acquis quelques années auparavant pour environ 11 millions de FCFA, n'était alors qu'un simple champ comprenant un poulailler.
« Je n'ai entendu parler des 120 millions de FCFA que lorsqu'elle a porté plainte contre moi devant le Pool judiciaire financier », a-t-il assuré, niant catégoriquement avoir promis une villa ou conclu un accord portant sur une transaction de 125 millions de FCFA.
Au cours des débats, les avocats d'Aziz Ndiaye, Mes Souleymane Soumaré, Arona Bass et Moussa Konaté, ont soutenu qu'il s'agissait d'un différend relevant exclusivement du droit civil et non d'une infraction pénale. Ils ont produit devant le tribunal plusieurs décharges signées par Awa Baldé ainsi que l'acte de vente fixant officiellement le prix du terrain à 50 millions de FCFA, estimant que leur client avait exécuté toutes ses obligations contractuelles.
La défense a également soulevé l'exception de prescription, faisant valoir que les faits remontaient à 2018, alors que la citation directe n'avait été introduite qu'en 2025.
Retenant cette argumentation, le tribunal correctionnel de Dakar a prononcé la prescription de l'action publique, mettant ainsi fin aux poursuites pénales engagées contre Aziz Ndiaye dans ce dossier. Cette décision, rendue en première instance, clôt pour l'heure le volet pénal de cette affaire foncière.
À l'origine du dossier, Awa Baldé soutenait avoir conclu, en 2018, une convention avec Aziz Ndiaye portant sur la cession du terrain pour un montant supérieur à 125 millions de FCFA, auquel devait s'ajouter la livraison d'une villa clé en main. Elle affirmait avoir accepté que l'acte de vente fasse état d'un prix de 50 millions de FCFA, à la demande de l'homme d'affaires, afin, selon elle, de réduire les frais liés à la transaction.
La plaignante soutenait toutefois n'avoir perçu qu'environ 37 millions de FCFA, sans jamais recevoir la villa qui lui aurait été promise. Estimant avoir été lésée, elle avait déposé plainte contre Aziz Ndiaye et Élimane Lam.
Après enquête de la Division des investigations criminelles (DIC), le dossier avait été classé sans suite par le Pool judiciaire financier. Refusant d'en rester là, Awa Baldé avait alors saisi directement le tribunal correctionnel par la voie d'une citation directe.
À la barre, Aziz Ndiaye a rejeté l'ensemble des accusations portées contre lui. L'administrateur de la société Aziz Business Company (ABC) a affirmé que c'était Awa Baldé elle-même qui lui avait proposé la vente du terrain.
« Elle a finalement accepté de me céder le terrain pour 50 millions de FCFA », a-t-il déclaré, précisant avoir intégralement versé cette somme et pris en charge tous les frais liés à la mutation du bien.
L'homme d'affaires a également expliqué que le terrain appartenait à l'ancien époux de la plaignante et que cette dernière n'agissait qu'en vertu d'une procuration. Selon lui, le terrain, acquis quelques années auparavant pour environ 11 millions de FCFA, n'était alors qu'un simple champ comprenant un poulailler.
« Je n'ai entendu parler des 120 millions de FCFA que lorsqu'elle a porté plainte contre moi devant le Pool judiciaire financier », a-t-il assuré, niant catégoriquement avoir promis une villa ou conclu un accord portant sur une transaction de 125 millions de FCFA.
Au cours des débats, les avocats d'Aziz Ndiaye, Mes Souleymane Soumaré, Arona Bass et Moussa Konaté, ont soutenu qu'il s'agissait d'un différend relevant exclusivement du droit civil et non d'une infraction pénale. Ils ont produit devant le tribunal plusieurs décharges signées par Awa Baldé ainsi que l'acte de vente fixant officiellement le prix du terrain à 50 millions de FCFA, estimant que leur client avait exécuté toutes ses obligations contractuelles.
La défense a également soulevé l'exception de prescription, faisant valoir que les faits remontaient à 2018, alors que la citation directe n'avait été introduite qu'en 2025.
Retenant cette argumentation, le tribunal correctionnel de Dakar a prononcé la prescription de l'action publique, mettant ainsi fin aux poursuites pénales engagées contre Aziz Ndiaye dans ce dossier. Cette décision, rendue en première instance, clôt pour l'heure le volet pénal de cette affaire foncière.

