L'épidémie d'Ebola qui sévit en République démocratique du Congo (RDC) a franchi un cap dramatique. Selon les derniers chiffres publiés mercredi 22 juillet par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), plus de 1 000 personnes sont décédées depuis la déclaration de cette flambée le 15 mai.
L'OMS recense précisément 1 001 décès, dont 999 en RDC et deux en Ouganda, pour un total de plus de 2 470 cas confirmés liés au virus Bundibugyo.
La province de l'Ituri reste l'épicentre de l'épidémie, concentrant près de 90 % des cas, avec une forte transmission communautaire à Bunia et dans les localités environnantes. L'agence onusienne estime que la propagation du virus continue de devancer les efforts de riposte.
Les autorités sanitaires indiquent que les adultes âgés de 18 à 50 ans sont les plus touchés. Les enfants demeurent toutefois particulièrement vulnérables. Selon l'ONG Save the Children, 189 enfants ont déjà perdu la vie et 476 autres ont été infectés, tandis que des milliers d'entre eux souffrent de traumatismes liés à la perte de proches, aux déplacements ou à la menace constante de la maladie.
Alors que des essais cliniques portant sur des traitements et un candidat-vaccin sont en cours, les organisations humanitaires craignent que l'épidémie n'ait pas encore atteint son pic. Elles alertent également sur le manque de financements, qui freine les opérations de lutte contre la maladie et pourrait prolonger la crise sanitaire pendant plusieurs mois.

