Il y a trois décennies, l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi livrait une analyse qui, aujourd’hui encore, résonne avec une troublante actualité.
Selon lui, « le monde sera téléguidé par des élites sans morale, par des criminels et des pédophiles ». Une prophétie sombre qu’il complétait par un constat géopolitique sévère : « l’Afrique est déstabilisée, le Moyen-Orient brisé, les peuples dispersés, et la souveraineté des nations progressivement remplacée par un contrôle global ». À ses yeux, ceux qui prétendent défendre la liberté seraient souvent « les véritables artisans du chaos ».
Avec le recul, certains observateurs estiment que cette lecture du monde mérite d’être réexaminée à la lumière des événements actuels. Plusieurs crises internationales, conflits prolongés et ingérences répétées alimentent l’idée d’un ordre mondial de plus en plus déséquilibré, où la loi du plus fort semble parfois primer sur le droit international.
Quand la justice internationale se heurte au pouvoir
Selon lui, « le monde sera téléguidé par des élites sans morale, par des criminels et des pédophiles ». Une prophétie sombre qu’il complétait par un constat géopolitique sévère : « l’Afrique est déstabilisée, le Moyen-Orient brisé, les peuples dispersés, et la souveraineté des nations progressivement remplacée par un contrôle global ». À ses yeux, ceux qui prétendent défendre la liberté seraient souvent « les véritables artisans du chaos ».
Avec le recul, certains observateurs estiment que cette lecture du monde mérite d’être réexaminée à la lumière des événements actuels. Plusieurs crises internationales, conflits prolongés et ingérences répétées alimentent l’idée d’un ordre mondial de plus en plus déséquilibré, où la loi du plus fort semble parfois primer sur le droit international.
Quand la justice internationale se heurte au pouvoir
L’exemple du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu est souvent cité. Bien qu’il fasse l’objet d’un mandat d’arrêt émis par la Cour pénale internationale (CPI), il continue d’exercer le pouvoir, illustrant les limites de l’application du droit international face aux rapports de force géopolitiques.
Sans oublier la Palestine, et plus largement, ses implications en Afrique : il aurait soutenu la déstabilisation de la Somalie en appuyant les sécessionnistes du Somaliland. En Afrique du Sud, après avoir soutenu l’apartheid, il a participé à des campagnes de diabolisation et de blocages visant cette grande nation africaine. Comme Kadhafi le prévoyait, Israël est aujourd’hui aux côtés de plusieurs mouvements rebelles libyens, parmi lesquels celui du maréchal Khalifa Haftar.
De son côté, l’ancien président américain Donald Trump a été mis en cause à plusieurs reprises dans des affaires judiciaires, notamment pour des agressions sexuelles présumées. S’il a été reconnu civilement responsable dans une affaire très médiatisée, cela ne l’a pas empêché de rester un acteur central de la scène politique américaine. Ses actions, parfois imprévisibles et directes, ont eu des conséquences internationales, incluant des pressions ou interventions militaires dans plusieurs pays.
Ces situations nourrissent un sentiment d’injustice et de « deux poids, deux mesures », renforçant la défiance de nombreux peuples envers les institutions internationales. Qui, aujourd’hui, est capable de dire la vérité à ces dirigeants aux principes moraux fragiles et de les contraindre à rendre des comptes ?
Ces situations nourrissent un sentiment d’injustice et de « deux poids, deux mesures », renforçant la défiance de nombreux peuples envers les institutions internationales. Qui, aujourd’hui, est capable de dire la vérité à ces dirigeants aux principes moraux fragiles et de les contraindre à rendre des comptes ?

